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02/05/2017

La fin des Charrotons...

Aujourd'hui, la coopérative maraîchère "Le Jardin des Charrotons" quitte son terrain. Son bail a atteint son terme et, du fait du déclassement des Cherpines, il a fallu partir.

Contrairement aux assurances des promoteurs du déclassement, aucun terrain équivalent n'a pu être trouvé.

On trouvera ci-dessous quelques clichés, pris samedi dernier, lors de la fête des 10 ans de la coopérative (eh oui, même lorsqu'on disparaît, il ne faut pas manquer une occasion de faire la fête)...

Ils rappelleront aux milliers de gens qui ont arpenté ce terrain que les Charrotons, ce n'était pas que des légumes, mais une fourmilière de gens hétéroclites, d'idées saugrenues et d'objets récoltés çà et là. Cela a pu intriguer des journalistes, provoquer le courroux de certains magnats du propre en ordre, c'était en fait un lieu génial !

Merci à toutes celles qui ont fait vivre cette terre, qui y ont vécu, y ont travaillé. On se réjouit de la suite !

 

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15:24 Publié dans Cherpines | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

10/04/2017

Et si l'État offrait les cycles d'orientation à la CPEG ?

C'est l'histoire d'un double désamour.

Celui de l'État de Genève et de la Berne fédérale, qui nous contraint à augmenter le taux de couverture de notre caisse de pension publique à un taux impossible à atteindre par ces temps de rendements moroses...

Et celui de l'État qui se voit éconduit par les communes, lorsqu'il lui offre les 19 bâtiments du cycle d'orientation qu'il possède...

Résumons... les prescriptions fédérales contraignent désormais la CPEG à atteindre un taux de couverture inutilement élevé (80% !) puisque l'on sait que la fonction publique est pérenne.. Autrement dit, la CPEG doit posséder un patrimoine dont la valeur - qui ne sera jamais réalisée - doit équivaloir à 80% de ses engagements envers les affiliés, autrement dit plusieurs dizaines de milliards.

Aujourd'hui, il semble que, vu l'évolution désespérante des rendements, il faudra 1,4 milliard à l'horizon 2020...

Face à cette exigence, l'Etat peut soit emprunter pour combler le manque et ainsi accroître sa dette, soit se défaire d'une partie de son patrimoine. Or, comme chacun sait, ce patrimoine est gigantesque et sa valeur excède largement celui de sa dette (ce qui, au passage, permet de la relativiser !). Cette deuxième solution appauvrit formellement l'Etat, mais a l'immense avantage de n'avoir aucun impact ni sur sa dette, ni sur sa fiscalité.

Et comme justement, il semble que l'Etat ne tienne pas à conserver les cycles, et que les communes les refusent, leur cession à la CPEG pourrait ressembler à une solution-miracle, ce d'autant plus que leur valeur, terrains compris, doit avoisiner la somme nécessaire...

La CPEG aurait désormais la difficile tâche d'entretenir les bâtiments, et ne le ferait sans doute pas plus mal que l'Office de bâtiments. Et elle aurait pour mission de mettre à disposition, à prix coûtant, ces bâtiments, à l'Office des bâtiments.

Pour le DIP et ses employés, la situation ne serait pas pire que maintenant, puisqu'il s'agit déjà maintenant de quémander à autrui (l'Office des bâtiments dépend du DF) toute intervention, même lorsqu'il s'agit d'un entretien de routine. Et l'on peut même imaginer que, sans les monstrueuses contraintes administratives du département des finances, l'entretien et les investissements nécessaires pour ces bâtiments soient améliorés et moins onéreux.

Evidemment, la droite verra d'un mauvais oeil une solution qui ne pèse pas sur la fonction publique et dont l'impact fiscal sera nul, puisqu'elle semble gesticuler avec véhémence pour que la nouvelle LPP nuise au affiliés à la CPEG et affecte votre feuille d'impôt, sans doute pour alimenter le ressentiment anti-fonctionnaires... Ce sera l'occasion de lui rappeler que, si ses élus à Berne n'avaient pas voté en 2010 la modification de la LPP qui pèse tant sur nos finances, la situation de la CPEG serait parfaitement saine...

11:52 Publié dans CIA - CPEG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

02/04/2017

Fin de l'UDC, retour de la politique ?

Après le Valais, c'est donc Neuchâtel qui semble fermer la douloureuse parenthèse de l'"expérience UDC". Certes, le parti au mouton noir avait largement perdu toute crédibilité suite aux frasques privées et publiques de ses deux représentants majeurs, mais il fallait encore que le corps électoral confirme ce que chacun pressentait: En Romandie, les représentants UDC dans les exécutifs ont lamentablement échoué.

A ce réjouissant constat s'ajoute la nette diminution des sièges tenus par l'extrême-droite populiste dans les parlements. A Genève, l'année prochaine, ce phénomène risque sans doute d'être amplifié par la déliquescence du MCG, miné par les scandales puérils de son ex-mentor et dont le bilan politique est voisin de zéro.

Ce changement majeur risque d'avoir un effet collatéral des plus captivants pour l'observateur politique. En effet, l'épouvantail commun ayant disparu, les acteurs vont devoir se risquer à définir leur position par rapport à leurs valeurs et non plus, par défaut, en opposition à l'UDC.

On voit ainsi les lignes bouger. Le front républicain se lézarde et c'est tant mieux. Car, au fond, il n'y a rien de plus désespérant pour l'électeur que de contempler les alliances de fait de partis censés proposer des politiques différentes.

Un pan entier du PLR est déjà attiré par le vide laissé par l'UDC. La modeste stratégie énergétique 2050 n'est soutenue que faiblement et les têtes pensantes du parti, comme celles du PDC d'ailleurs, affichent de plus ou plus ouvertement leur euroscepticisme.

La magnifique campagne sur RIE3 a permis de clarifier les positions de chacun sur la fiscalité Là aussi, le PDC a étonnamment servi de porteur d'eau à la droite ultra-libérale et essuyé une cuisante défaite... La campagne sur PV2020 sera également passionnante et la gauche devra éviter de se retrouver à son tour dans la position résignée de celui qui accepte un projet pour éviter le pire...

Il va donc falloir débattre, se battre et tenter de convaincre, comme l'ont fait les Verts valaisans et neuchâtelois, grâce à un discours de rupture clair.

Il n'est désormais plus possible de se cacher derrière le diable, et c'est bien mieux ainsi !

01/04/2017

Tarifs des TPG - bientôt easyBus ?

"Au DETA, on a toujour un coût d'avence !" L'oeil pétillant  de notre ministre des transports s'illumine, lorsqu'on évoque la votation du 21 mai prochain et sa probable troisième défaite d'affilée en matière de tarifs TPG...

Cela fait en effet plusieurs semaines que les économistes du département planchent sur une solution de tarification équitable et rémunératrice, en cas de refus populaire. Leur réflexion a été guidée par un constat fait par tous: C'est lorsqu'il y a le plus de trafic que les usagers des TPG sont les plus nombreux à se déplacer.

Cela génère d'inévitables ralentissements, les horaires ne sont plus tenus et la situation s'aggrave à chaque diminution de la cadence, au point que la fluidité du trafic des motos circulant sur les voies de bus s'en trouve affectée.

easytpg.pngLa solution proposée s'inspire d'un modèle économique plusieurs fois éprouvé. Il s'agit simplement de moduler les tarifs en fonction de la fréquentation.

Et, comme souvent au DETA, les choses ne traînent pas. Le bon sens est un outil qui permet de se dispenser de toute analyse inutile et c'est donc dès aujourd'hui qu'il est possible d'acheter des billets à prix modulable sur le site des TPG et les applications mobiles.

Sans surprise, comme nous l'avons testé pour vous, vous payerez bien moins cher si vous utilisez les lignes périphériques aux heures creuses. Nous avons même pu obtenir un billet à quelques centimes pour parcourir la ligne 43 à 7h00.

En revanche, vous seriez mal inspirés si vous vouliez traverser le centre-ville aux heures d'affluence. De fait, la marche à pied ou même le taxi pourraient s'avérer plus intéressant, puisque le prix des billets pourra approcher les 20.-

Ce système coexistera avec les billets ordinaires jusqu'au 21 mai, puis le remplacera, en cas de refus populaire de la proposition de hausse des tarifs. Il ne s'agira formellement pas d'une hausse, puisque le prix moyen des billets proposés ne dépassera pas les valeurs fixées dans la loi actuelle.

On se souvient que les TPG avaient voulu imiter les réseaux de métro des plus grandes villes lorsqu'ils aeasytpg2.pngvaient réorganisé leurs trams en 2011. Une nouvelle étape est franchie, puisque c'est désormais, ce sont les compagnies aériennes qui sont utilisées comme référence.

Et le DETA ne compte pas s'arrêter là, dès le 1er avril 2018, les bagages de plus de 8 kg devront être enregistrés la veille et les passagers seront invités à passer un rapide contrôle de sécurité a

 

vant d'embarquer dans les véhicules.

 

 

 

 

 

 

09/01/2017

RIE 3: la réforme de libérale de trop ?

On croit souvent la peuple suisse conservateur. On a tort. En matière de fiscalité, nous acceptons le plus souvent les propositions faites par nos parlements - le fédéral et les cantonaux -, dont la conséquence est de diminuer systématiquement les recettes de nos collectivités.

Mais là, en ce qui concerne RIE 3, il semble tout de même que la droite tente de pousser le bouchon un peu loin. En tout cas, au vu des premiers sondages, il semble clair que la population va examiner de plus prêt le projet avant de l'accepter...

Qu'on en juge... En prenant prétexte d'unifier le taux d'imposition des bénéfices des entreprises, objectif que personne de conteste, le parlement propose un tour de passe-passe qui aura pour conséquence de faire gagner des milliards (si, si...) aux entreprises les plus riches de ce pays, sans rien laisser, ni pour les petites PME, ni pour les personnes physiques...

Rappelons en effet qu'il s'agit de diminuer drastiquement l'impôt sur le bénéfice des entreprises. Autrement dit, les PME qui n'en font pas (ou peu), de même que toutes les entreprises sans but lucratif - et c'est celles-là qu'il faudrait soutenir ! - ne gagneront rien à cette réforme.

Au contraire, ce seront celles qui amassent le plus de bénéfices - sur le dos de leurs clients et/ou de leur personnel - qui se verront récompensées ! RIE 3, c'est vraiment Robin des Bois, mais à l'envers !

Ajoutons à cela des outils ahurissants permettant de défiscaliser une part importante des bénéfices:

- Les entreprises pourront, par exemples, déduire des intérêts fictifs qu'elles auraient payées sur des emprunts si elles avaient été moins fortunées...

- Les entreprises pourront déduire à plus de 100% (si, si) les montants consacrés à la recherche et au développement (terme évidemment très vague...)

Et pour ceux qui préfèrent les discours en images, une démonstration éclairante des conséquences de RIE III:

 

11:51 Publié dans Economie, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

02/11/2016

Bientôt une ligne aérienne entre Cointrin et Annemasse ?

Aujourd'hui, pour la première fois, un avion de ligne a effectué la liaison entre Altenrhein (Saint-Gall) et Friedrichshafen (Allemagne), deux bourgades distantes d'une vingtaine de kilomètres.

Cette ligne paraît au premier abord complètement absurde. En effet, compte tenu du temps nécessaire pour les formalités aéroportuaire, il est bien plus rapide de parcourir le trajet en voiture ou en train.

Cette nouvelle est en fait assez révélaCapture du 2016-11-02 14-01-41.pngtrice de l'écart gigantesque entre les intentions affichées par les autorités et leurs décisions effectives :

- La compagnie en question semble trouver terriblement fun de communiquer sur sa nouvelle ligne, la plus courte du monde et compte bien engranger des clients sur cet absurde argument. La plupart des politiciens agissant exactement de la même manière, ils ne sauraient lui en tenir grief.

- L'Office fédéral de l'aviation civile n'a aucune compétence de décision, lorsqu'il s'agit de déterminer l'utilité sociale, économique et écologique d'une ligne aérienne. Il doit juste s'assurer que les conditions de sécurité sont remplies. De fait, aucun organisme ne semble pouvoir empêcher une compagnie de proposer des prestations dépourvues de sens...

- Les aéroports, loin de remplir leur mission de service public sont devenus des acteurs économiques dont le seul but est de faire augmenter le trafic et les recettes. Il est piquant de constater que la compagnie en question, toute autrichienne qu'elle soit, est un fait une création de l'aéroport d'Altenrhein, dans son rêve dément de tailler des croupières à Kloten. Il est en ce sens important de signer l'initiative en faveur d'un pilotage démocratique de Cointrin.

- Les efforts de diminution des émissions de CO2 sont sabrés en permanence par les compagnies aériennes qui, en tant qu'acteurs internationaux, ne sont pas soumises aux quotas... mais dont la pollution affecte pourtant bien le climat. Rappelons au passage que, sur les vols internationaux, le kérosène n'est pas taxé, ce qui constitue une scandaleuse distorsion de concurrence avec les autres moyens de transport. Rappelons également que c'est surtout le décollage qui consomme énormément de kérosène et que, dans le cas de notre vol, chaque passager gaspille entre 10 et 20 litres de kérosène... pour parcourir 20 kilomètres !

Alors que faire ? On entrevoit deux solutions:

- Proposer le lancement d'une ligne Annemasse-Cointrin, qui permettrait aux pendulaires fortunés d'éviter les embouteillages et de devancer le CEVA. Vu l'ambiance générale, il y a fort à parier que ce serait un succès commercial !

- Exiger de nos autorités qu'elles accordent enfin leur discours et leurs actes. Pour ce faire, on peut commencer par signer l'initiative sur le pilotage de Cointrin et voter OUI à l'initiative sur la sortie programmée du nucléaire.

17/10/2016

TPG et Champagne: la douche froide

bus TPG, Avusy, Champagne, brouillard, TPG

AVANT DE LIRE CE TEXTE: Aux dernières nouvelles, le problème semble réglé. Il s'agit apparemment d'une erreur de communication des TPG. Cela étant, Luc Barthassat lui-même a confirmé vendredi qu'il ne valait pas la peine d'améliorer la desserte de la Champagne, vu la faible demande. Il m'est donc impossible de savoir ce qu'il s'est passé entre vendredi matin et lundi après-midi.

La Champagne, quart sud-ouest du canton, avait de bonnes raisons de se réjouir des futures améliorations du réseau TPG. En effet, vivant dans une sorte de trou noir des transports publics, les usagers du bus, la plupart étudiants ou retraités, pouvaient raisonnablement penser qu'un jour, la gare Cornavin, distante de moins de 15 kilomètres, pourrait peut-être être atteinte en moins d'une heure.

Une nouvelle ligne devait voir le jour, qui permettrait de raccourcir - un peu - le trajet des 3'500 habitants de Chancy, Avully et Avusy. Les autorités communales assuraient que tout était réglé, y compris les derniers détails techniques (notamment la boucle permettant à la nouvelle ligne L de rebrousser chemin à Athenaz).

Dans le même temps, le DETA annonçait vouloir fermer les douanes entre la Champagne et la Haute-Savoie, aux heures de pointe. La mesure semblait excessive, mais pouvait au moins être interprétée comme un accompagnement de l'amélioration de l'offre des TPG, dans le but de limiter réellement le trafic automobile.

Dans le même temps, la population votait une limitation des déductions fiscales pour déplacements professionnels, à hauteur de l'abonnement TPG. Et on se disait que, en bonne logique, l'Etat allait proposer à ses contribuables des solutions de transports publics efficaces, même pour les résidents du Far West genevois.

Vendredi dernier, jour de publication du nouveau réseau, aurait dû être un jour de fête en Champagne. Las, les usagers des TPG (et ceux qui envisagent depuis longtemps de le devenir quand l'offre sera améliorée) sont tombés des nues. Sur les 19 pages présentant les nombreuses nouveautés du réseau, aucune ne concerne la Champagne, alors que dans le même temps, la rive gauche, tout aussi périurbaine et à l'habitat nettement moins dense, se voit gratifiée de 3 lignes express...

Contactées, les autorités d'Avusy semblent ne pas même avoir été mises au courant par les TPG et le DETA du renoncement à la nouvelle ligne Avusy-Cartigny-Bernex.

Que s'est-il passé? Le lobbyisme n'a-t-il pas été assez intensif ? Les communes de Chancy et Avully votent-elles trop à gauche (ce qui n'est d'ailleurs pas le cas d'Avusy) pour mériter que l'on s'intéresse à elle ? Faut-il avoir des députés PLR résidents sur sa commune pour que les TPG s'intéressent à elle ?

En attendant des explications, il serait bon que la société civile des communes concernées réagisse rapidement. Je collabore volontiers sur un projet de pétition (ou d'autre action). Les intéressé-e-s peuvent me contacter dès maintenant.

21/09/2016

Fermer des routes pour limiter le trafic pendulaire ? Chiche ?

Enfin... enfin voilà le DETA qui, au lieu de prétendre "fluidifier le trafic" par des mesures démagogiques, semble comprendre que ce n'est pas en facilitant le transit qu'on obtiendra du report modal. Enfin, on parle de limiter le trafic, on imagine même fermer des routes aux heures de pointe...

Sauf que, les seuls axes visés sont des routes transfrontalières et que, en l'absence de lignes de transports publics fiables et de mesures d'accompagnement, la mesure dévoilée hier par la Tribune ressemble plus à un outil de vexation des frontaliers ou de captage des voix MCG que de gestion cohérente du trafic.

Oui, les communes de Soral et de Chancy souffrent du trafic de transit. Mais leur plainte serait sans doute plus cohérente et audible si la majorité de leurs habitants - qui, eux, disposent de transports publics satisfaisants - n'allaient pas quotidiennement s'engluer dans les bouchons, sous les fenêtres des habitants de Lully, Plan-les-Ouates ou Bernex.

Il faut donc sans doute oser fermer des petites routes de campagne pour réorienter les flux sur les axes principaux, mais il ne faut pas le faire qu'à la frontière et, surtout, il faut proposer une alternative crédible de transport à ceux qui, pour leur travail ou la scolarisation de leurs enfants, passent quotidiennement de Valleiry à Chancy ou de Viry à Avusy.

On trouvera ci-dessous un carte où figurent, dans le secteur sud-ouest du canton, une dizaine de barrières qu'il serait opportun de fermer aux heures de pointe pour éviter que des flux de pendulaires ne nuisent à la qualité de vie des villageois. Toutes occasionneraient bien moins de difficultés que les quatre fermetures douanières proposées par le DETA, car toutes permettent d'être facilement contournées par un itinéraire de longueur comparable sur le réseau principal et, surtout, toutes relient des lieux déjà accessibles en transports publics.

Evidemment, du point de vue des villages genevois, elles sont nettement moins populaires car, comme je l'ai expérimenté lors de mon court passage au conseil municipal d'Avusy, ce sont les mêmes qui hurlent contre les frontaliers envahissant Sézegnin et qui refusent de limiter le trafic sur des petites routes rurales (en l'occurrence celle de Forestal) situées en aval de la commune...

Si le DETA veut rapidement faire la démonstration de sa bonne volonté (et de son absence d'électoralisme anti-frontaliers) dans la gestion du trafic pendulaire, je lui suggère de "tester" (puisque c'est l'argument en vogue pour expliquer la mise en application de projets bâclés) l'une ou l'autre de ces limitations...