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05/05/2011

Cherpines: Le rouleau-compresseur des bétonneurs connaît des ratés

Le double discours de la Chambre Immobilière et les mensonges véhiculés par ses affiches et son site Internet (voir la plainte du WWF) leur ayant fait perdre le peu de crédit qu'elle avait encore auprès de la population, les bétonneurs dlogotypeWEB.jpges Cherpines, manifestement à cours d'argument sérieux, semblent envoyer au front leur équipe B.


- On a ainsi pu voir hier un étrange attelage constitué d'une paire de jeunes libéraux moins à l'aise avec une bêche qu'avec un Smartphone et de maraîchers pré-retraités salivant devant les plus-value qu'ils empocheront une fois leurs terres déclassées.

But de l'opération ? Planter des cardons sur la plaine de Plainpalais.

Sens de l'opération ? Montrer qu'avant, on cultivait des cardons à Plainpalais.

Oui, et... ? C'est précisément ce que le comitLS.jpgé référendaire veut faire réaliser: Les terres agricoles subissent un grignotage d'une telle ampleur que les limites politiques (La frontière est toute proche des Cherpines) et physiques (Les coteaux du Salève sont à peine plus loin) de Genève seront rapidement atteintes si l'on continue à déclasser. Et c'est bien pour cela qu'il faut voter NON le 15 mai !

- En début de soirée, c'est Laurent Seydoux qui a été envoyé à Léman Bleu par ses faux-amis libéraux - qui viennent de lui ravir son siège de Conseiller Administratif à Plan-les Ouates -. Manifestement dépité par le niveau des arguments de ses partenaires, il a vainement essayé d'élever le débat. On retiendra de son discours ces 3 arguments massues:

1. Le Jardin des Charrotons ne travaille sur la Plaine de l'Aire que depuis 4 ans. Certes,... On voit mal le rapport avec la qualité des terres alluviales de la zone ni en quoi le fait que la coopérative maraîchère soit jeune lui ôte le droit d'émettre un avis sur la protection du patrimoine agricole genevois ? Cet a priori est d'autant plus choquant que, en 4 ans, elle n'a touché aucune subvention publique, n'a jamais connu de déficit et, surtout, connaît un tel succès que sa liste d'attente représente plusieurs années ! (Quant à la relocalisation "quelques centaines de mètres plus loin", les autorités de Confignon et la Fondation des Zones Agricoles Spéciales ont dit à la coopérative que cela n'était pas possible, et M. Seydoux le sait très bien.)

2. Le Centre Commercial prévu sur le béton qui remplacera ces terres sera un "centre commercial de quartier de type Planète Charmilles."(sic!) Il est vrai qu'avec 79 enseignes, le centre cité n'atteint pas tout-à-fait la taille des giga-centres commerciaux d'Outre-Atlantique, mais si les promoteurs du déclassement estiment qu'il s'agit d'un petit centre de quartier, on est en droit de redouter le pire lorsqu'on nous affirme que la zone industrielle (23% de la zone déclassée) sera une adorable zone artisanale (du type "aciéries d'Oberhausen" ou "raffineries de Fos-sur-Mer" ?).

3. La part déclassée ne mesurerait que le 15% de la Plaine de l'Aire. Outre le fait que cela est faux (la carte suivante montre que la zone couvre environ le tiers de ce qu'il reste), en quoi cela est-il un argument ? Détruire 1%, 10% ou 50% de ses meilleures terres maraîchères lorsqu'on est loin de la souveraineté alimentaire, c'est de toutes façons faire le pari que les autres ne feront pas le même pari... Ce d'autant plus que personne ne propose de remèdes au causes de la crise du logement, et qu'au rythme de la croissance de la population genevoise, c'est chaque année qu'il faudrait déclasser 60 ha !

En un mot comme en cent, une fois les mensonges et les manipulations éventés, il ne reste plus grand chose de sérieux dans la besace à arguments des promoteurs du déclassement...


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