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22/11/2011

Votons NON à l'exécution du droit des pauvres !

Décidément, personne ne semble s'intéresser à l'exécution programmée du peu qu'il reste du droit des pauvres, samedi prochain. On a bien quelques affichettes mensongères de kiosquiers avides de revenus à l'heure où le tabac et le chocolat industriel ne se vendent guère mieux que les sacs à pub que sont devenus la plupart des journaux et magazines...

Du côté des pauvres... personne. Sans doute faut-il comprendre qu'ils n'ont pas les moyens pour mener campagne. Sans doute les partis censés les soutenir sont épuisés par les différentes campagnes de cet automne et plus intéressés à militer sur le champ des initiatives et référendum qu'ils ont lancés.

Ma note de l'autre jour étant à ma connaissance le seul document public et argumenté appelant à voter NON à la suppression du droit des pauvres (à part les deux paragraphes de la page 18 de la brochure officielle), je me permets de demander aux lecteurs de me contredire, en me démontrant que je ne suis pas seul à m'élever contre la suppression de cet impôt.

Car enfin, ce sont tout de même 15'200'000.- qui disparaîtront dans la poche des kiosquiers (ou des joueurs...), 15'200'000.- qui étaient entièrement redistribués à des institutions d'aide sociale genevoises. Personne ne sait comment ce trou sera comblé (fiscalité, baisse de prestation ?) alors que personne n'imagine que le demande de prestations sociales diminuera au cours des prochaines années...

A moins de vouloir faire plaisir à votre vendeur de nicotine (ou plus précisément à la multinationale propriétaire de la plupart des kiosques genevois), il n'y a aucune bonne raison de voter cette abolition !


Votons tous NON à l'exécution du droit des pauvres, dimanche prochain !

Commentaires

Les pauvres ce n'est pas un terrain assez intéressant. En plus beaucoup ne votent pas car ils savent que cela ne sert à rien ou alors qu'ils n'ont plus de domicile pour recevoir leur précieux sésame pour voter!

Alors si les puissants se foutent des pauvres, les autres, ceux qui les admirent font de même...

Écrit par : plume noire | 22/11/2011

En résumé, le citoyen devra fonder sa décision sur ces deux réflexions :

"Plus on organise des secours publics pour prendre soin des pauvres, moins ils prennent soin d'eux-mêmes et, naturellement, plus ils deviennent misérables.Au contraire, moins on fait pour eux, plus ils font pour eux-mêmes, et mieux ils se tirent d'affaire".

(Benjamin Franklin)

En somme, abandonner les indigents à leur sort serait un moyen de leur rendre service. L'avarice devient ainsi une forme intellectuellement avancée de générosité humaine voire, osons le mot, d'aide sociale.

(John Kenneth Galbraith/L'art d'ignorer les pauvres)

Écrit par : Vert de Terre | 22/11/2011

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