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28/12/2011

Si vous trouvez que les TPG, HUG et SIG fonctionnent à la perfection, ne signez pas le référendum !

Faut-il rendre la gestion des établissements de droit public (HUG, TPG, SIG, plusieurs EMS,...) encore plus opaque ? Faut-il retirer au pouvoir législatif et aux représentants du personnel le droit de siéger dans leur conseil d'administration ? C'est en substance les questions que posent le référendum lancé contre la loi 10679.

Les délais référendaires étant très courts, et la période tout sauf favorable à la récolte de signatures, il n'est malheureusement pas impossible que le référendum n'atteigne pas le minimum de 7'000 signatures et que les citoyen-ne-s ne puissent pas voter sur ce texte pourtant capital.


Un argumentaire ?
- Ces établissements produisent un vrai service public. Ils ne doivent pas être administrés selon les canons des entreprises privées. Il est important que les représentants des élu-e-s et du personnel soient représentés dans leur conseil d'administration.


- Ces services sont particulièrement stratégiques (énergie, santé, transports...) et il est nécessaire que l'Etat puisse décider de leurs orientations qui conditionnent le bien-être de tous les résidents du canton.


- Bien que ces régies fonctionnent généralement bien, plusieurs dérives sont malheureusement constatées ces derniers temps (Faut-il rappeler les récentes crises aux TPG et aux HUG ? Nous reviendrons bientôt sur les acquisition des SIG). Ces dérives s'amplifieraient inéluctablement si les directions pouvaient s'affranchir du contrôle de l'Etat.


- Les Genevois-e-s ont déjà refusé un projet très proche en 2008. Leur imposer cette loi en la votant à un moment aussi défavorable à la récolte de signatures est un geste anti-démocratique.


- Pour les plus réticents: Signer un référendum, ce n'est que demander au peuple de se prononcer, sans présumer de sa position personnelle sur la question. C'est donc un acte hautement démocratique !


- Pour ceux qui ont besoin d'autres arguments, l'excellente note de Pascal Holenweg.


Bonne récolte de signatures et bon réveillon !

Commentaires

Vous oubliez ceci: ya bon jetons de présence!

Écrit par : Banania | 27/12/2011

Si vous trouvez que les TPG, HUG, SIG fonctionnent "parfaitement" ne signer pas le referendum!!!!!! Pourquoi, pour permettre aux formations politiques de mettre le bordel en se disputant les jetons de présence, laissons aux professionnels la gestion et aux politiques l'orientation qui souvent est partisanne. (Pour être poli)
La perfection n'existe pas en ce monde et nos services publics sont perfectibles j'en conviens parfaitement, mais laissons l'autonomie nécessaire à nos régies, la preuve qu'elle ne fonctionnent pas si mal puisque l'état veut sucrer 120 millions aux SIG et en général quand l'Etat se mêle des finances c'est uniquement pour piquer du fric dans les caisses de celles qui font du bénéfice en gênant les investissements nécessaire à leurs développement. Alors surtout ne signer pas.....

Écrit par : grain de sel | 27/12/2011

Cette fixation sur les jetons de présence est assez étonnante, surtout quand elle vient de milieux qui défendent l'opacité la plus complète en ce qui concerne les rémunérations des dirigeants du privé...
Malheureusement, l'expérience montre que, dès que l'on laisse les coudées franches aux dirigeants d'établissements publics (que ce soit l'Université, les SIG, les HUG, ...), on se retrouve avec des politiques salariales privilégiant les plus gros, avec une politique du personnel méprisant les plus faibles (cf. les HUG), des décisions technocratiques sans rapport avec le service du public (cf. les TPG).
De fait, cette loi renforcerait cette dérive technocratique, c'est pourquoi il faut absolument signer le référendum ! (http://bit.ly/trWUEx)

Écrit par : Julien Nicolet | 27/12/2011

C'est drôle que vous parliez de "fixation sur les jetons de présence" touchés par les politiciens, il ne me semble pas avoir entendu protester les bénéficiaires de droite ou de gauche et les refuser, en général lorsque les politiques c'est à dire l'Etat prend les commande, c'est justement là que le bénéfice disparaît et que les investissements indispensables font place à des demandes de subventions pour le développement. Alors que le parlement contrôle pour éviter justement les dérives salariales des dirigeants ou les couacs (TPG) c'est normal, mais les laisser prendre les commandes alors là c'est pire.

Écrit par : grain de sel | 27/12/2011

Oui il faut et vite signer ce referendum pour plus de transparence de ces régies publiques. Car le citoyen à travers ses représentants doit être informé de tout ce qui se passe dans ces entreprises publiques qui tournent en grande partie par l'argent du contribuable.

Écrit par : Amar | 27/12/2011

C'est clair, avoir dans son conseil d'administration un politicard vivant de ses jetons de présence, cela assure inévitablement une grande qualité de gestion de l'entreprise. Un peu comme la BCGE à l'époque, avec Calmy Rey au conseil d'administration.

Et c'est bien connu que l'administration publique (en particulier genevoise) qui est soumise au pouvoir politique est un exemple en matière de gestion, de limitation des coûts, etc. Un modèle d'efficacité.

Écrit par : Amusé | 28/12/2011

Que d'a priori dans vos commentaires !
L'expérience démontre que, en matière de service public, toute autonomisation (ou pire toute privatisation) s'est rapidement traduite par une baisse de la qualité, une augmentation des prix et un délaissement de la mission de service public (service aux régions périphériques, aux plus démunis,...). Avez-vous déjà pris le train en Grande-Bretagne ? Savez-vous ce qu'il est advenu des marchés de l'eau laissés au privé en France ?
Il n'est pas question de prétendre que les politiciens ont toujours raison, ni que leur gestion est irréprochable, mais d'exiger une vraie transparence et la possibilité de faire des choix démocratiques sur les orientations de ces services, qui sont je le repète, stratégiques. Refuser ce minimum, c'est accepter qu'un pan de technocratie se substitue au fonctionnement démocratique.

Écrit par : Julien Nicolet | 28/12/2011

Je n'ai pas entendu dire que l'on allait privatiser les HUG, TPG ou SIG et jusqu'a présent personne ne s'est plaint de ne pas avoir d'eau ou d'électricité dans le canton, de ne pas avoir été soigné au HUG avec sûrement des améliorations à faire, de même que les TPG malgré un gros couac des nouvelles lignes, même si pour le département tutelle des TPG censé suivre et être au courant de la politique des transports ce changement est réussi il faut seulement de la patience. Les politiques de droite ou de gauche font de la "politique" c'est leur boulot, la gestion en est un autre. Quand on voit certaines empoignades dans les parlements, querelles de clocher politicardes, tant mieux s'ils ne sont pas dans les instances dirigeantes des régies.

Écrit par : grain de sel | 28/12/2011

Genève, un budget de 5 milliards et pas de métro, pas de tunnels pour les voitures, mais que se passe t-il ????

Écrit par : Corto | 28/12/2011

Bonsoir à vous ! Oui, j'ai signé le référendum. Dommage que cela soit si mal organisé : un écritoire bricolé et fixé contre un mur d'un magasin d'alimentation de quartier (le choix est vaste... Coop, Migros) sans personne pour attirer le passant, expliquer, commenter. Je propose que l'on suppprimer les parlements à tous les niveaux de la Suisse, que chaque loi soit votée par le Peuple (qui lui mérite une majuscule et non la coop et migros), que le peuple propose des nouvelles lois par wikiréférendum, que les élus exécutent les missions du Peuple, que les "élus" soient tirés au sort et par la suite évalué par le Peuple.

Écrit par : palmalock | 29/12/2011

Il est plus que nécessaire que ces entreprise reste en droit public. On reproche à la Suisse d être en retard sur tout. Actuellement en Europe énormément de ville allemandes et françaises ont repris la gestion de leur eau. Car depuis que Veolia s en occupait, la qualité avait baissé, des postes de contrôleurs d eau avait été supprimé et le coût de l eau avait augmenté. De plus dans certaine ville il y a eu ambiguïté avec des hommes politiques et l entreprise Veolia. D ailleurs à Lyon un maire à été condamné...ces exemples de privation démontre que la gestion privée ne peut se faire car la seule politique est le profit plutôt que la qualité. Les jetons de présence ne sont qu une pointe infime de l iceberg...

Écrit par : Plume noire | 30/12/2011

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