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15/03/2012

Exonérations fiscales des multinationales: sortons nos calculettes !

Plus de 1200 millions de francs, c'est ce que l'État de Genève à concédé aux entreprises qui ont daigné s'établir sur son territoire au cours des 12 dernières années...

Tout cela contre la promesse de la création de 5311 emplois. Une simple division démontre donc que le département des finances a accordé 238'000.- par emploi promis.

Autant dire que c'est l'Jean_Calvin_mod_pt.jpgÉtat qui verse les salaires des employés de Cargill, Japan Tobacco ou HSBC (s'il s'agit bien de ces entreprises, car aucun nom n'apparaît dans le rapport de gestion du Conseil d'État).

Exagéré ? Non, car en fait, sur les 5311 emplois promis dans les "business plans", seul 1278 ont réellement été créés... Ce qui fait monter l'addition tout de même à 1'000'000.- d'argent public par emploi... soit 200'000 par année, dans la mesure où l'exonération porte sur 5 ans.

On savait que ces entreprises importent des emplois plus qu'elles n'en créent (les postes ouverts à Genève ne correspondant pas aux aptitudes des chômeurs de la place), on savait qu'elles pesaient lourdement sur la crise du logement en pratiquant une concurrence déloyale contribuant à faire exploser les prix, on savait que leur mode de fonctionnement économique est une des causes des malheurs sociaux, économiques et écologiques de l'humanité (voir ma note de l'automne passé à ce propos), on savait qu'elles exerçaient une concurrence déloyale avec les PME locales contraintes de verser des impôts justes, on sait désormais que leurs employés sont payés sur nos impôts...

Pour rappel, une initiative demandant la suppression de ces exonérations et l'application des mêmes règles fiscales pour toutes les entreprises, grosses ou petites, locales ou étrangères, vient d'être déposée. On se délecte à l'avance d'entendre les arguments hypocrites de ceux appelleront à voter "non" !

 

 

Commentaires

Tout simplement bravo!

Écrit par : Johann | 15/03/2012

Pas de nom d'entreprise, c'est le "secret des affaires" ... et oui, le business as usual, où quand les politiques de centre droits mettent tout en oeuvre pour faire échapper les entreprises aux "impôts confiscatoire".

Écrit par : Djinus | 15/03/2012

Lire le procès verbal de l'audition de Monsieur Stéphane Tanner, alors Directeur Général de l'Administration fiscale genevoise dans le projet de loi PL 9281-A du 11 octobre 2004 :

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09281A.pdf

Écrit par : Frédéric Vahlé | 15/03/2012

Merci pour cette information. La lecture de ce PV est effectivement assez éclairante quant au malaise de S. Tanner face aux questions des commissaires...

Écrit par : Julien Nicolet | 15/03/2012

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