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01/04/2012

Les multinationales sur le point de sauver la CIA !

Avant de lire cette note, prenez la peine de jeter un oeil à sa date de publication... (surtout si vous êtes un gauchiste cardiaque...)

Plusieurs sources concordent, ce qui n'était qu'un bruit de couloir diffus est en passe d'être officialisé. La CIA pourraient bien être sauvée par les multinationales implantées dans notre canton.

Dissipons tout malentendu, il ne s'agit bien entendu pas de la CIA américaine, dont le budget est largement alimenté par les ressources fiscales de cet État providence. Non, il s'agit de son homonyme, à savoir, la caisse de pensions de la fonction publique genevoise. Les habitués de ce blog le savent, un trou "fictif" de 1,3 milliards, causé par un changement de législation fédérale, doit être comblé d'ici au 1er janvier 2014.

Panique à bord ! Qui va payer ? Le contribuable ? Les caisses de l'État qu'on annonce plus que vides ? Les cotisants ? Les rentiers ? Il se pourrait bien qu'une autre solution se dessine, grâce aux habiles négociations menées discrètement depuis quelques semaines par David Hiler et Charles Beer.

Profitant du désamour croissant de la population genevoise envers les nombreuses multinationales que le canton accueille à grand renfort d'avantages fiscaux, les Conseillers d'État ont démarché quelques-unes des plus plus prestigieuses (et riches) de celles-ci et sont sur le point de signer un accord historique.

En bref, - et il faut encore parler au conditionnel, car certains détails pourraient encore être rediscutés - un pool de ces entreprises est disposé à recapitaliser la CIA à hauteur d'environ 1'200 millions, soit le montant qur les multinationales ont économisé grâce aux exonérations obtenues ces douze dernières années.

En échange, le Conseil d'État s'engagerait sur quelques points qui ne coûteront pas un centime au contribuable:

- L'invalidation pour raisons techniques de l'initiative socialiste demandant la suppression des exonérations fiscales. Un avis de droit a d'ores et déjà permis de trouver quelques failles rendant cette annulation juridiquement recevable.

- La garantie de la reconduction des exonérations déjà obtenues jusqu'en 2062.

- Une collaboration de certaines de ces entreprises avec le DIP (et c'est là que Charles Beer est habilement intervenu). En effet, dans le cadre de la mise en place du nouveau Plan d'Études Romand, un important matériel pédagogique est à créer. C'est ainsi que, dans une logique win-win de partenariat public-privé, l'État mandatera quelques-unes de ces entreprises pour rédiger certains manuels scolaires genevois:

  • Cargill devrait ainsi proposer des séquences pédagogiques pour les cours de géographie de 9e consacrés aux biens agricoles
  • Japan Tobacco serait disposé à produire l'intégralité du matériel scolaire traitant de biologie humaine.
  • Dupont serait prêt à assumer l'éducation au développement durable, enseignement nouvellement introduit dans le Plan d'Études.

Il est de plus envisageable que certains de ces enseignements soient bénévolement dispensés par des employés de ces sociétés, plutôt que par des enseignants professionnels dont le salaire pèse de plus en plus lourd sur les finances cantonales.

11:58 Publié dans Poisson d'avril | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poisson |  Facebook | |

Commentaires

Poisson d'avril !!!

Écrit par : Batmandufisc | 01/04/2012

J'ose espérer que c'est une blague du 1er avril ! Si c'est le cas bravo ça m'a fait monter les tours en une seconde. Si non : nous serons bientôt dans la rue avec nos fourches.

Écrit par : lulu la nantaise | 01/04/2012

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