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27/01/2013

Pince-mi et Pince-moi sont dans une caisse de pension...

Une pincette, voilà le prosaïque ustensile que j'associe spince-a-linge.jpgpontanément à la campagne sur la nouvelle caisse de pension de l'État. Après plusieurs mois de débats, suite à l'absurde modification de la LPP de décembre 2010, après un référendum attisant les divisions syndicales, il faudra bien nous prononcer sur cette loi. De mon côté, ce sera un OUI résigné et frustré. Frustré de ne pas avoir à me prononcer sur les vraies questions portant sur notre système de retraite et frustré d'assister une fois de plus à un déchirement des forces progressistes causé par une droite qui risque une fois de plus de se mettre en retrait de la campagne. D'où la pincette...

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16/01/2013

Palestine: Battir, un paysage en danger !

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La scène se passe à Battir, 5 km à l'ouest de Béthléem. L'histoire a voulu que, en 1949, la ligne verte séparant Israël de la Cisjordanie passe entre le village, sur la colline, et une partie de ses terres agricoles, mises en terrasses sur les flancs de la vallée en contrebas.

Cette situation particulière, les habitants de Battir vivent avec depuis 60 ans, franchissant tous les jours sans incident la ligne pour cultiver leurs terrasses, construites par leurs ancêtres, qui avaient imaginé des systèmes d'irrigation complexes, typiques des civilisations hydrauliques des terres arides.

Peu à peu, cependant, l'autre versant de la vallée, en Israël, a été planté de pins, dont les aiguilles ont progressivement acidifié, puis stérilisé les sols. Peu à peu, sous la pression du développement, et de la concurrence économique de l'agriculture industrielle, l'exode rural a fait son oeuvre et certaines terrasses ont été abandonnées.

Et pourtant, il y a quelques années, une équipe d'ingénieurs et d'architectes a réalisé la richesse des paysages de la région: Les terrasses et l'irrigation, bien sûr, mais également des vestiges archéologiques témoins de l'histoire riche et mouvementée de ce lieu.

Avec le soutien de l'UNESCO et des fonds italiens, un Ecomusée a été fondé. Son but: préserver le paysage, mais également le patrimoine immatériel de la région, en premier lieu les pratiques agricoles.

Or, comme on le sait, Israël projette d'ériger un mur de protection cloisonnant les territoires palestiniens. Comme on pouvait le redouter, les plans prévoient de séparer irrémédiablement le village des terrasses agricoles, parachevant ainsi leur abandon et détruisant un paysage d'une valeur unique. Sans même polémiquer sur la pertinence du principe d'un mur de séparation, on ne peut que s'effrayer des conséquences locales d'un pareil projet. Ce d'autant plus que, le village et ses terres appartenant aux zones B et C des accords d'Oslo, il est déjà séparé du reste des territoires palestiniens (zone A) par un autre mur, visible sur la carte ci-dessous (en orange, le tracé des murs, en jaune les surfaces confisquées, parmi lesquelles, la vallée d'Al Makhrour)... L'argument sécuritaire semble bien mince...

Un jeune ingénieur natif de Battir, Hassan Muamer, a intégré l'équipe de l'Écomusée il y a trois ans. Je l'ai rencontré l'automne passé à St-Dié-des-Vosges, au Festival International de Géographie. Il animait un "café-cartographique" en compagnie de jeunes paysagistes de l'ENSAPL de Lille.

Son énergie, sa volonté de réaliser un projet alliant la recherche scientifique, la préservation du patrimoine et la défense de la qualité de vie des habitants de son village forcent le respect. Aucune animosité envers l'occupant, mais une forme d'enthousiasme lucide. Il sait ce qu'il peut attendre d'Israël, à vrai dire pas grand chose, mais est prêt à se battre pour l'obtenir, car sa cause, loin du nationalisme, et encore plus loin du fondamentalisme religieux, est juste et universelle.Boules de neige.jpg

Aujourd'hui, une partie de l'opinion israélienne se mobilise contre le projet de mur à Battir. En témoignent les propos de Gidon Blomberg, président des Amis de la Terre-Moyen Orient, recueillis par Haaretz: "Il est important de relever qu'il ne s'agit pas d'un patrimoine palestinien ou israélien. Il s'agit d'un patrimoine commun à toute la région, et à toute l'humanité. Cette région a connu des guerres tout au long de son histoire. De quel droit pourrions-nous détruire un patrimoine vieux de 5'000 au nom de notre conflit ? En particulier lorsqu'il y a d'autres moyens utilisables pour résoudre les problèmes de sécurité".

Hassan sait que l'Ecomusée est un outil idéal pour ouvrir le village au monde et freiner l'exode rural. Sans lui, les jeunes qui y vivent encore partiront chômer à Hébron, à Ramallah. Certains iront grossir les rangs du Hamas et alimenteront les haines. Il sait que tant les Palestiniens que les Israéliens ont intérêt à ce que le projet se développe et que le mur ne se construise pas.

Il va de l'avant. Propose des randonnées dans la région. Crée du travail pour les maîtres d'oeuvres locaux. Veut créer un forum d'échange dans lequel les habitants de la région pourraient s'informer et partager les bonnes pratiques. Fait reconnaître le bien-fondé de son projet par les plus hautes instances de l'UNESCO. Parvient à sensibiliser des journalistes du monde entier.

Et pourtant, la construction du mur est toujours planifiée pour le printemps 2013...

L'équipe de l'Ecomusée et les habitants de Battir ont besoin de notre aide. Jasmine Salachas, organisatrice de passionants "cafés-cartographiques", à Paris comme à St-Dié, reste en contact avec les villageois de Battir et soutient leurs efforts.

Les nouvelles sont inquiétantes. Je centralise et transmets volontiers les coordonnées des lectrices et lecteurs désireux d'être informé-e-s de l'évolution de la situation et/ou qui souhaitent envoyer un message de soutien, agrémenté ou non d'une aide pécunière, aux efforts des habitants de Battir. N'hésitez pas à me contacter !

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11/01/2013

Alterliste: Une étoile filante et un nouveau voeu ?

Ma note du 1er janvier proposant, comme voeu pour 2013 la mise en place d'une Alterliste de 100 noms aux élections législatives de cet automne a suscité quelques réactions, fait couler un peu d'encre et permis de lancer quelques joutes numériques pas toujours inintéressantes.

Plusieurs messages de soutien à cette idée m'ont convaincu de tenir mon engagement, à savoir de co-organiser une première rencontre pour essayer de transformer l'idée en projet. Mais, force est de constater que, au moment de décompter celles et ceux qui sont prêt-e-s à aller au-delà des témoignages de sympathie, le nombre est loin d'être suffisant pour prétendre proposer quoi que ce soit de crédible...

Peur de l'engagement ? de générer plus de discorde que de concorde ? de se retrouver troupeau sans berger ? d'être confronté à des ultras pour qui l'anathème tient lieu de réflexion (certaines interventions, notamment sur Facebook sont assez révélatrices de cet état d'esprit) ?

Je crois surtout qu'il y a une forme de contradiction à vouloir lancer un projet dont une des caractéristiques est d'être émis "par la base". Car enfin, le calendrier, les enthousiasmes et les goûts des militant-e-s ne sont pas nécessairement les miens et, malgré mes engagements fermes et explicites de refuser toute position particulière dans le groupe, malgré un cadre intentionnellement peu défini à l'avance, bon nombre de candidat-e-s potentiel-le-s ont sans doute plein d'autres choses plus passionnantes à faire que de consacrer des soirées d'hiver à discuter politique et élections. Et a fortiori de s'engager dans une campagne nécessairement chronophage pour des résultats incertains.

Sans compter que, la tâche de député-e n'étant ni légère ni particulièrement attrayante pour le commun des mortels, on peut facilement comprendre le peu de motivation pour la réalisation concrète d'une idée suscitant pourtant une large sympathie.

Le projet est donc gelé. L'idée demeure. Je ne dirai pas que je laisse les clés de la maison à qui veut les prendre car l'Alterliste est une maison sans serrure qui peut être habitée par n'importe qui, dès lors que ses engagements partagent le dénominateur commun de ce qui devrait unir la gauche et que son comportement est respectueux des autres habitants et des espaces communs. Il y a de la place, toutes les chambres se valent. C'est le lieu où devrait s'appliquer la jolie formule de Bakounine, que m'a soufflée Pascal Holenweg: "La liberté de tous étend à l'infini la liberté de chacun."

Pas de regret donc, mais de la reconnaissance envers celles et ceux qui ont pris la peine de réfléchir à la question, de l'évaluer, de la partager et de la commenter. Merci également à celles et ceux qui m'ont proposé de revendiquer une place sur la liste de leur parti. En l'occurence ma note n'impliquait pas nécessairement un intérêt personnel pour une candidature, et en tout cas pas dans le cadre certes estimable, mais tout de même très exigu imposé par les partis.

L'Alterliste ayant vraisemblablement été une étoile filante, je me permets donc un second voeu: Que les mouvements de gauche réussissent à appliquer à eux-mêmes les valeurs qu'ils affirment partager: l'égalité, la liberté, la tolérance et le respect des avis minoritaires. Dès lors, ils auront énormément gagné en crédibilité et n'auront aucune peine à s'unir pour contribuer à flanquer une déculottée mémorable à la droite cynique et arrogante des lobbies de la finance et du béton.

09:47 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/01/2013

Un voeu pour 2013: Une "Alterliste" de 100 noms aux élections cantonales !

Genève, Grand Conseil, Alterliste, politique, gauche, associations

Au-delà des voeux personnels et consensuels que je me réjouis de présenter aux lectrices et lecteurs de ce blog, il est une idée que j'estime opportune de développer au moment où chacun vient de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année.

Mes considérations étant relativement longues et touffues, je me permets de débuter par la conclusion, étant certain que nombre de lectrices et lecteurs seront heureux de commencer par la fin pour, éventuellement, lire ensuite le début...

 

Conclusion

Donc, pour éviter les catastrophes électorales de 2009 et 2005, tout en garantissant une légitimité populaire forte à une liste alternative à la gauche institutionnelle, une solution que j'imagine simple et réaliste serait de créer une "Alterliste" qui ne fédérerait pas des partis ou des associations, mais des individus aussi nombreux que possible (les listes peuvent présenter 100 noms !) qui s'entendent sur deux points:

- un programme commun simple et concis

- la garantie que chaque élu-e de la liste bénéficiera d'une liberté absolue de parole et de position dans le cadre de ses fonctions de député-e, dans la mesure où il-elle respecte les principes énoncés dans le programme.

Si par extraordinaire un nombre suffisant de militant-e-s, membres ou non de partis politiques ou  d'associations, se révélait prêt-e-s à lancer ce projet, je m'y associerais volontiers, sans d'ailleurs nécessairement faire acte de candidature. Je reçois volontiers vos messages et co-organiserai avec plaisir une éventuelle première réunion, tout en refusant tout statut particulier, conformément aux principes énoncés dans le texte ci-dessous.

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