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24/08/2013

Affiches: La vraie faute du PS

PS.pngNe comptez pas sur moi pour me prononcer sur l'affaire du "plagiat" du Parti Socialiste soulevée par la presse hier... ni d'ailleurs sur le caractère esthétique ou électoralement porteur des affiches en question.

Non, le seul élément qui retient mon attention est une phrase de l'article de Cominmag, le site qui a soulevé le lièvre: "Aucune agence de communication n’a imaginé ou supervisé sa conception ou sa réalisation."

Lorsqu'on réalise que ce site est édité par Publicité Suisse, qui fédère les acteurs, on se rend compte que la vraie faute du PS, c'est d'avoir créé ses visuels en amateurs, à l'interne, sans gaspiller les cotisations des adhérents auprès des sous-Séguéla de la place...

Un bon point donc pour un parti qui a manifestement renoncé à engraisser les acteurs d'une activité qui contribue essentiellement à l'enlaidissement de nos rues, au parasitisme de notre économie, à la surconsommation et à la dévastation de notre environnement.

...et un regret amer envers tous les médias qui se sont bien gardés de relever le confit d'intérêt à la base de l'article de Cominmag. Il est vrai, que, par les temps qui courent, la presse, tout indépendante qu'elle clame être, ne cherche sans doute pas à se mettre les publicitaires à dos.

16:57 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

Commentaires

On ne mord pas la main qui nous nourrit ...

Écrit par : Grégoire Barbey | 24/08/2013

N'oubliez pas le magnifique proverbe persan "A force de trop serrer la rose elle fini par vous piquer".

Comme j'ai eu l'occasion de le dire lors de la publication de l'article qui annonçait cette campagne, elle tombe particulièrement mal dans son expression puisque de face les candidats n'ont pas le profil et de profil c'est le parti qui perd la face.

Plagier n'est jamais bon.

Certains pensent prendre moins de risque en s'installant dans le chemin déjà tracé, pensant que le sentier battu l'adversaire le sera aussi.

En politique il ne faut jamais avoir peur de quitter le conventionnel lorsqu'il s'agit de dénoncer les réalités que le pouvoir cache aux citoyens.

C'est évidemment plus compliqué lorsqu'on est à la fois opposant et gouvernant et que les privilèges du pouvoir l'emporte sur la défense des citoyens.

C'est à cette croisée des chemins que se trouve le PS qui ne garde de la rose que le parfum, oubliant les épines de sa tige et la difficulté de sa cueillette.

Bien à vous,
Patrick Dimier

Écrit par : Patrick Dimier | 24/08/2013

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