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17/09/2013

Les CCT, cache-misère du partenariat social...

Chaque fois qu'il s'agit d'ancrer dans la loi une amélioration des conditions sociales, c'est le même refrain: Les CCT sont la solution-miracle à la sauce helvétique, garantes d'un sain partenariat social et d'une paix du travail que nos voisins nous envient.

Et voilà qu'une fois de plus, un employeur, Gate Gourmet, nous fait la démonstration que, si les CCT sont effectivement des outils nécessaires, elles ne sont malheureusement pas suffisantes pour protéger correctement les travailleurs lorsque les conditions économiques leur sont défavorables.

Pour s'en convaincre, mettons en parallèle deux situations...

Il est inutile d'imposer aux fabricants d'équiper les voitures avec des ceintures de sécurité. En effet, la sécurité des conducteurs relève avant tout de leur responsabilité personnelle, et l'immiscion de l'État dans cette affaire n'aurait pour conséquence que de déresponsabiliser les partenaires routiers, alors même que, dans l'immense majorité des cas, les trajets se déroulent à la satisfaction de toutes les parties, sans incident.

De plus, équiper tous les véhicules de ceintures aurait un coût insupportable qui nuirait à la capacité concurrentielle des fabricants et se reporterait inévitablement sur les consommateurs.

Il est vrai que certains conducteurs sont victimes de chauffards méprisant les règles de la circulation. Mais il faut relever que ces cas sont très rares (moins de 0,001% des trajets effectués se terminent par un décès) et que l'État a mis en place un train de mesures dissuasives envers ces dangers publics.

Tout ces éléments nous montrent que le respect mutuel des usagers de la route et leur responsabilisation sont la seule voie envisageable pour assurer la sécurité routière.

Il est inutile d'imposer aux employeurs des conditions sociales contraignantes. En effet, le contenu des contrats relève avant tout de la responsabilité personnelle des employés, et l'immiscion de l'État dans ces affaires n'aurait pour conséquence que de déresponsabiliser les partenaires sociaux, alors même que, dans l'immense majorité des cas, les conditions de travail satisfont toutes les parties, sans incident.

De plus, imposer des normes sociales contraignantes aurait un coût insupportable qui nuirait à la capacité concurrentielle des entreprises et se reporterait inévitablement sur les consommateurs.

Il est vrai que certains employés sont victimes de patrons-voyous méprisant les règles du partenariat social. Mais il faut relever que ces cas sont très rares (moins de 30% des employés se plaignent de leurs conditions de travail) et que l'État a mis en place un train de mesures dissuasives envers ces employeurs indélicats.

Tout ces éléments nous montrent que le respect mutuel des partenaires sociaux et leur responsabilisation, dans le cadre de négociations sur des CCT, sont la seule voie envisageable pour assurer la paix du travail.

Dans l'immédiat:

- Soutenons les employés de Gate Gourmet qui mènent une grève courageuse et nécessaire. Les lève-tôt peuvent s'y rendre mercredi 18, dès 6h15 !

- Examinons ce qu'il adviendra de la proposition de résolution déposée par les Verts et le PS, demandant que le Conseil d'État exige de l'Aéroport, entreprise public, qu'il fasse respecter les règles élémentaires du partenariat social à ses sous-traitants.

- Refusons la Xème péjoration de la Loi sur le Travail dimanche prochain.

- Réfléchissons bien avant d'élire nos autorités le 6 octobre...


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