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16/03/2014

Pollution de l'air: Face à l'inaction de l'État, prenons nos responsabilités !

Tout le monde le sait et l'a ressenti, la pollution de l'air, notamment celle due aux particules fines, est bien plus importante lors des longs épisodes anti-cycloniques. Alors que la pluie ou les vents rabattent ou chassent ces particules si nuisibles à notre système respiratoire, leur accumulation dans des "gouttes" d'air stables finit par nous étouffer, en commençant par les plus fragiles d'entre nous.

Une valeur limite a été définie dans une ordonnance fédérale. Ainsi, le seuil de 50 μg/m3 de particules fines ne peut être légalement dépassé qu'une seule fois par année.

Et pourtant, la Tribune de vendredi nous apprend que l'État de Genève n'informe pas avant 75 μg/m3 et ne prend de mesures qu'à partir de 100 μg/m3 . La raison de ce mépris de la règlementation fédérale ? "Si nous lancions une alerte à chacun de ces dépassements, nous ne serions plus crédibles. (sic !)"

Capture du 2014-03-16 20:47:01.png

Autrement dit, lorsque les infractions sont trop nombreuses, il est préférable de ne pas en tenir compte plutôt que de traiter le mal à la source... Pas très brillant, et même franchement inquiétant, si l'on essaie de transposer cette logique à d'autres infractions.

Et pourtant, les solutions simples existent. Ce dimanche l'a prouvé, lorsque les émissions diminuent, le taux de particules chute immédiatement.

Il suffit donc de prendre quelques mesures coercitives et incitatives (interdiction de l'usage seul de véhicules à moteur thermique, interdiction des activités fortement émettrices de poussières, promotion des transports publics) pour améliorer la qualité de l'air et faire réaliser aux résidents du Grand Genève que des solutions pratiques existent, qui leur permettent de se déplacer, de travailler et de pratiquer des loisirs sans souiller notre air.

Samedi soir, une page Facebook, créée par votre serviteur, a permis de réunir des résident-e-s prêt-e-s à s'engager sur une base volontaire pour pallier à l'inaction des autorités. En 24 heures, plus de 175 personnes ont ainsi manifesté leur volonté de s'engager concrètement pour améliorer la qualité de notre air.

Au-delà du discours critique à tenir sur le média utilisé, il est réjouissant de savoir que bien des Genevois-es (au sens large du terme) sont prêt-e-s à sacrifier (un peu) leur confort automobiliste pour respirer (beaucoup) mieux.

Et désormais, c'est aux autorités de reprendre la balle au bond !

Commentaires

il faudrait avoir le courage de prendre les mesures des chinois
des mesures radicales contre la pollution

Écrit par : nathy180314 | 18/03/2014

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