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26/09/2014

Soyons libéraux, soutenons la caisse publique !

À raison, nous ne nous étonnons pas du soutien des partis et associations « de gauche » à une caisse publique garante de transparence et d'équité (sinon d'égalité...).

Par effet de symétrie ou par paresse intellectuelle, nous entérinons sans sourciller l'opposition systématique des milieux prétendument libéraux à tout changement du système d'assurance maladie actuel. Nous avons tort.

Nous savons pourtant qu'une économie libérale devrait reposer une concurrence libre aiguillonnée par l'inventivKlimt_hygeia-201x300.jpgité et l'innovation. Cela marche assez bien lorsqu'il s'agit de vendre des savonnettes ou des téléphones portables. Cela ne marche pas du tout dès qu'il s'agit d'assurances sociales et, plus largement, de services publics.

Comment parler de concurrence lorsque les services sont – et c'est heureux ! – exactement les mêmes chez tous les prestataires ? Comment innover lorsque que le cadre légal définit sans marge de manœuvre les procédures à suivre ?

La perversion consistant à créer un ersatz de concurrence dans un marché qui, par définition, ne la connaît pas, incite les assureurs à trouver des dérivatifs. On chasse le patient sur les terres de la LAMal pour l'amener sur celles des assurances complémentaires, bien plus intéressantes financièrement. Ou alors on fait pression sur les autorités pour réduire continûment le catalogue de prestations remboursées, qu'il s'agisse de type de soins, de listes de médicaments ou de praticiens agréés. On conviendra que ces dérives sont à l'opposé d'une saine concurrence... sans parler de leur impact désastreux sur la qualité du système de santé helvétique.

Ultime démonstration de la débandade idéologique de la droite, le chœur des PLReuses larmoyant sur les pertes d'emploi potentiellement causées par l'initiative. Eh, les libéraux, on se réveille ! Quand des métallos ou des mécanos se voient sacrifiés sur l'autel de la rationalisation, des fusions et des délocalisation, sourire aux lèvres, vous n'articulez que « destruction créatrice », « main invisible du marché » et « autorégulation ». Et là, soudain, rendre le système plus efficient, et donc moins gourmand en main d’œuvre, vous effarouche !

Défendre des prébendes, des rentes de situation et des effets d'aubaine, ce n'est pas du libéralisme, c'est du corporatisme. On peut comprendre que les assureurs défendent avec énergie (et avec l'argent de nos primes) leur bout de gras. On ne peut pas admettre qu'un libéral intègre soutienne la perpétuation du système actuel.

Dimanche prochain, votons donc OUI à un projet d'assurance maladie raisonnable et efficient, qui rend au domaine public ce qui lui appartient naturellement !


Cette note a été rédigée pour et publiée par l'excellente tribune d'opinions "Jet d'Encre".

22/09/2014

Caisse publique: jusqu'où iront les assureurs ?

IMG_20140922_074545.jpgLe long de la Route des Jeunes, le regard est attiré par cette affiche. Distraitement, on regrette la bêtise d'un slogan absurde, puisque ce sont en fait les assureurs qui poussent pour nous limiter le choix des prestataires.

Et soudain, on se rappelle que la micro-section genevoise du parti Vert'libéral, en l'occurrence pleine de bon sens, appelle à accepter la caisse publique...

Manifestement, le sujet est suffisamment grave pour que la faîtière suisse vient chasser sur les terres de sa section dissidente. Pourtant, jusqu'à nouvel avis, les questions de santé ne sont pas prioritaires dans le parti, au point que le site suisse ne mentionne que ses prises de position pour les votations... du 9 février.

Les mauvaises langues pourraient affirmer que ce sont les assureurs qui, non contents de nous inonder de propagande, financent avec nos primes les partis de droite pour écraser cette campagne d'affiches tendancieuses. Malheureusement, ces mêmes partis de droite ayant à maintes reprises refusé de lever l'opacité sur leur comptabilité, on n'en saura jamais rien...

En droit genevois, cependant, toute imprimé politique doit être signé (LEPD, art. 31) par un responsable. Le plus souvent, cette signature apparaît en petits caractères dans la marge. Là rien du tout...

L'alinéa 2 du même article dispense de cette obligation les imprimés portant sur un objet fédéral, pour autant qu'un responsable jouissant des droits civiques à Genève se soit annoncé comme responsable au Service des Votations. On en conclut donc que soit il y a une taupe dans ce qui reste des Vert'Lib genevois, soit cette affiche est illégale et est une preuve supplémentaire de l'arrogance d'assureurs qui s'estiment au-dessus des lois.

Raison de plus pour voter OUI à la caisse publique dimanche prochain !


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18/09/2014

Payer pour voter ?

Dans notre regard sur le projet de budget présenté aujourd'hui par le Conseil d'État, laissons aux spécialistes le commentaire des nombreuses coupes opérées en particulier dans les services sociaux.

Concentrons-nous sur une modeste ligne, la septième, où il est proposé de rendre payant l'envoi des enveloppes de vote.

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Économie escomptée ? 500'000.- dans les comptes de l'État. Mais rien du tout pour les citoyens, puisqu'il s'agit de prendre dans la poche des électeurs ce que les contribuables économisent. Les deux groupes étant à peu près identiques, on réalise vite le non-sens économique de la mesure...

IMG_20140918_190652.jpgEn revanche, en termes de symbole (mais aussi de sens pratique), le département présidentiel commet une lourde erreur. Il ne s'agit pas d'ergoter sur la valeur des 4 ou 5 timbres annuels, mais bien de relever que ce changement équivaut à l'introduction d'une "poll tax" qui, indépendamment de son montant, ne peut que décourager les électeurs peu enthousiastes, les plus jeunes en particulier, et conforter les abstentionnistes dans leur attitude.

On dira qu'il reste possible de se rendre au bureau de vote, de voter par Internet. C'est faire semblant d'ignorer que l'immense majorité des voix parviennent à la Chancellerie par la poste et qu'il semble évident que, par frustration ou par oubli d'acheter un timbre, le taux de participation ne peut que baisser suite à une pareille décision. Pire, on peut faire le pari que, tendanciellement, ceux qui feront encore l'effort de voter seront ceux dont la voix tonne le plus fort, les extrémistes dont les positions politiques peinent à dépasser l'expression de leur "ras-le-bol" permanent.

Le discours sur l'abstentionnisme est bien rôdé. "C'est regrettable !", "Il faut lutter contre !", "Le droit de vote ne s'use que lorsque l'on ne s'en sert pas !",... On va jusqu'à organiser un concours de courts-métrages par et pour les jeunes (Ça ne coûte pas cher, de faire bosser les aspirants-réalisateurs à l'oeil...).

Le département présidentiel, en introduisant le surprenant principe de l'électeur-payeur tend à confirmer que l'écart entre les paroles et les décisions politiques est parfois abyssal dans notre canton...

16/09/2014

Les jeunes, ne restez pas en rade !

Le sondage du jour de la Tribune a beau souffrir d'importantes lacunes scientifiques, il n'en est pas moins inquiétant. Il laisse en effet à penser que l'ahurissante initiative de l'UDC aurait des chances de succès le 28 septembre prochain. Comme l'explique fort bien Marc Bretton, le panel de votants de la Tribune est plus représentatif que le corps électoral dans son entier pour la simple raison que les jeunes votent moins que leurs aînés, comme le montre le graphique ci-dessous, basé sur les votations 2013.

tableau-participation-2013.jpgAutrement dit, vous, les jeunes, qui, par choix ou par obligation, circulez à pied, à vélo ou en tram, vous vous apprêtez à offrir une infrastructure d'un autre âge à des votants dont l'espérance de vie est parfois inférieure au délai de réalisation du tunnel en question.

Tout cela par refus de participer au scrutin.

Au vu du niveau du débat, au vu de la mauvaise volonté à mettre en œuvre les décisions populaires, on peut comprendre le désintérêt de certain-e-s d'entre vous.

Mais là, on a affaire à du concret. On a affaire à des gens qui croient encore qu'il est possible et souhaitable de circuler partout et à toute heure en voiture. On a affaire à des lobbys qui, par leur propagande hors de prix, rêvent de puiser pendant des décennies dans vos impôts pour remplir les poches des bétonneurs. On a affaire à des vieillards qui prétendent que la Perle du Lac ou le Parc des Eaux-Vives, ce n'est pas le centre-ville...

C'est vous qui ferez la différence. C'est grâce à votre vote que vous pourrez investir ce milliard dans vos instituts de formation, dans les écoles de vos futurs enfants, dans le développement des transports publics, bref dans une Genève ouverte, saine et agréable à vivre.

Refusons d'endetter les générations du futur pour un projet du passé. Votons NON à la traversée de la rade !

10/09/2014

TVA au resto: L'addition, c'est pour vous !

Campagne plutôt habile des patrons de restos, qui tentent ces jours de nous faire avaler leur réforme de la TVA. Voilà pourquoi le menu du jour sera consacré aux multiples raisons qui imposent un NON sans hésitation à un texte potentiellement dangereux pour notre équilibre fiscal.

En entrée, précisons que la TVA est un impôt séduisant, car aisé à percevoir, mais fondamentalement anti-social, puisque chacun, quels que soient ses moyens, la paie au même taux. Pour compenser ce travers, dans la plupart des pays, on a imaginé un système taxant de façon réduite les produits de première nécessité. En Suisse, le taux réduit est à 2,5%, moins du tiers du taux normal (8%). Il ne s'applique effectivement qu'aux biens et services jugés essentiels à tous: les biens alimentaires et les boissons sans alcool, les médicaments et les biens culturels. Rappelons aussi que l'initiative ne demande pas, comme le suggèrent les affiches, une égalisation du taux de TVA entre les fast foods et les restaurants traditionnels, mais un passage de la TVA de la restauration au taux Gastronomie_-_Beaume_de_Venise_&_Flan_Citron_-_Framboise.jpgréduit.

En plat principal, il convient donc de se demander si le restaurant correspond à un besoin de première nécessité. Il semble aller de soi que ce n'est pas le cas. Preuve en est qu'une part importante de la population ne s'y rend que rarement, ou même jamais. Les bistrotiers tentent de nous faire croire le contraire en affirmant que nous mangeons de plus en plus fréquemment hors de notre domicile. Ce n'est pas faux, mais ces repas sont le plus souvent - notamment chez les moins fortunés - pris sous forme de pique-niques préparés à domicile. Pas plus de raison économique donc de baisser le taux de TVA de la restauration que celui des opérateurs de téléphonie ou des ferblantiers-zingueurs.

Le dessert consistera en un simple réflexion arithmétique. Si ce texte devait passer, l'État devrait compenser l'énorme perte fiscale (env. 750 millions) par une hausse du taux réduit (qui devrait passer à 3,8%). Autrement dit, pour favoriser les restaurateurs et leurs clients les plus assidus (pour autant que la baisse soit répercutée sur leur addition...), vous devriez payer plus cher vos aliments quotidiens, vos journaux et vos médicaments. Et vous et moi, qui n'allons au restaurant que quelques fois par mois, nous retrouverions avec une addition nettement plus salée...

Pour le café, on avouera que l'argument de l'équité entre les plats à l'emporter et la restauration est percutant. Mais il s'effondre dès lors que l'on sait que GastroSuisse n'est pas entré en matière sur la seule réforme qui faisait sens du point de vue fiscal: La hausse à 8% de la TVA sur la restauration à l'emporter.

Certains ont prétendu qu'il est difficile de distinguer formellement une denrée alimentaire d'un plat à l'emporter. Comment faire, par exemple, la différence entre un pain au chocolat et un panini au jambon de Parme ? Il me semble que, si l'on revient à l'esprit du taux réduit, on pourrait n'y inclure que les aliments bruts - légumes, viandes, fruits - et les préparations simples et traditionnelles - pains, pâtes, semoules - alors que chacun admettra que les pizzas, qu'elles soient congelées dans un supermarché, vendues à la sauvette sur un carrefour ou cuites au feu de bois n'ont aucune raison d'être taxéesà 2,5% !

Votons donc NON à l'initiative de GastroSuisse et rappelons aux restaurateurs que, si leur branche connaît de réelles difficultés, l'État a d'autres moyens pour la soutenir que de puiser dans la poches des moins fortunés.

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07/09/2014

MCG: La Mémoire Courte des Genevois !

Rappelez-vous, c'était il y a 4 mois à peine. Le MCGc13197ede4a83942ff3460e768.jpg vous affirmait que le canton n'avait plus assez d'argent pour se payer quelques P+R. Aujourd'hui, sans vergogne, il est prêt à puiser dans vos impôts pour financer un projet 400 fois plus cher !

Orwell avait décrit un monde totalitaire où le héros avait la charge de réécrire en permanence le passé pour l'adapter aux évolutions idéologiques du parti.

Sans le savoir, le MCG adapte à sa sauce ce modèle et fait sienne l'une des autres lubies de "Big Brother", pondre les oxymores les plus outranciers. On se souvient des slogans de 1984: "La guerre, c'est la paix !", "La liberté, c'est l'esclavage !" ou le très MCG "L'ignorance, c'est la force !".

L'affiche placardée ces jours ajoute à cette liste deux images dont les contradictions soigneusement mises en scène évoquent délicatement l'enfer politique orwellien:IMG_20140907_175159.jpg

- La pollution, c'est l'air pur: Certes, de remarquables progrès techniques ont rendu les moteurs moins polluants. Malheureusement, ces gains sont annihilés par l'augmentation des kilomètres parcourus et, on le sait, les grandes villes, parmi lesquelles Genève, étouffent sous les particules fines dès qu'un anticyclone s'installe quelques jours. La voiture pollue encore, et la pollution tue toujours...


- La voiture, c'est la légèreté: Précisément
, c'est son poids disproportionné (et sa vitesse déraisonnable) qui rend la voiture aussi gloutonne en énergie. Comment justifier rationnellement devoir déplacer 2 tonnes de ferailles pour transporter 70 kg d'humain ? Pas de miracle, on pourra améliorer toujours améliorer le rendement des moteurs, l'énergie nécessaire à faire rouler 2000 kg à 100km/h sera toujours gigantesque*.


Heureusement, les bulles de l'affiche évoquent délicieus
ement le sort de tout objet mal conçu immergé dans un liquide... Il prend l'eau de toutes parts ! A moins que le lancer de ballons imaginé par le graphiste présage d'une ville enfin libérée de l'emprise pétaradante de la bagnole !

Refusons dons la phraséologie MCG et votons NON à la traversée de la rade !

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*Pour les amoureux des équations, on rappelle d'un litre d'essence procure environ 10 kWh d'énergie (dont seuls 30-40% sont transformés en mouvement). Autrement dit, 250 litres d'essence équivalent à la consommation électrique annuelle d'un ménage (le mien par exemple). Cela correspond à 3'500 km pour une voiture consommant 7l/100. Autrement dit, un ménage standard consomme en 2-3 mois de route ce qu'il consomme en une année d'électricité... Il est donc bien plus efficace de rouler à vélo que de s'acheter un frigo A++ !

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05/09/2014

Aux profs du primaire: Merci pour votre engagement !

Merci pour votre engagement, vous qui, sur votre temps libre, organisez et participez, année après année, au cortège de l'Escalade, à la soirée "Ciné-Pasta", au Défi Boscardin, à la fête du Feuillu, aux Promotions. Merci !

Dans ma commune, tous ces événements ont lieu le samedi et rien ne vous oblige à quitter votre famille ou vos amis pour rejoindre vos élèves. Vous le faites pourtant.feuillu.JPG Merci !

Dans ma commune, une des plus riches du canton, scrutin après scrutin, les électeurs votent pour des projets ou des personnes qui rognent, année après année, sur les budgets de l'éducation. Ils y gagnent quelques centaines francs d'impôts - Qu'en faire ? - et l'école fonctionne toujours, malgré l'érosion des moyens et l'augmentation des effectifs. Tout cela grâce à votre engagement. Merci !

Aujourd'hui, votre syndicat a décidé que la mesure était dépassée et vous invite à ne plus  participer - bénévolement, comme d'habitude -  au programme Sant"e"scalade. Les enfants adorent cette époque particulière de l'année où l'on s'entraîne tous les mardis sous le crachin ou dans la neige, où les parents - j'en fais parfois partie - viennent courir avec les élèves et les maîtresses. Vous l'avez fait, année après année, sans que la plupart des élèves ne songe à vous en remercier. Merci !

Et, dans la rue, dans la presse, sur les réseaux sociaux, dans la bouche même parfois de politiciens éminents, des torrents de mépris et d'insultes se sont abattus sur vous. "Preneurs d'otage", "profiteurs", "fainéants",... C'est honteux !

Je ne sais pas, dans ma commune, quelle décision vous avez prise, mais si Sant"e"scalade ne devait pas être organisé, je ne pourrais que le comprendre, vous soutenir et surtout, vous remercier pour votre engagement auprès de nos enfants !