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12/12/2014

Budget: la chasse aux jeunes est ouverte !

Les élus, en particulier ceux de droite, ne détestent pas les jeunes, ils les méprisent. Toujours prêts à voter une subvention pour un festival ou un skate-park - il faut bien les occuper, ces bougillons - ils appliquent pourtant avec une bonne conscience de notable établi une politique économique désastreuse pour la génération montante.

Dans les arbitrages budgétaires, on constate en effet une systématique rarement évoquée par les spécialiste, on repère un dindon de la farce omniprésent: le moins de 30 ans.

Qu'on en juge:

- État, TPG, entreprises privées: lorsqu'il s'agit - le plus souvent à tort - de diminuer les effectifs, on se réjouit systématiquement de ne pas devoir licencier, de se contenter de ne pas remplacer les départs volontaires. Traduction pour celui qui arrive sur le marché du travail: "On va garder même les éventuels incompétents, mais il n'y aura pas d'embauche pour toi..." Sympa, non ?

- Annuités: Lors des débats budgétaires, le gel de l'annuité de la fonction publique est une rengaine récurrente. Facile à appliquer, très rentable (40 millions, tout de même), elle dissimule en fait un mécanisme anti-jeunes bien rôdé. Lorsque l'on est en fin de carrière, la suppression des annuités est indolore, car a atteint le plafond, ou presque. Lorsque l'on débute, la perte s'accumule d'année en année, pendant 22 ans pour atteindre des dizaines de milliers de francs !

- Caisses de retraite: Dans les débats sur les réformes des caisses de retraite, le principe, louable en soi, des "droits acquis" est généralement indiscuté. D'un point de vue mathématique, cela équivaut à dire que si les retraités ou ceux qui sont en fin de carrière n'ont pas assez cotisé (bien malgré eux d'ailleurs, car personne, à droite, n'avait anticipé un baisse durable des rendements pourtant facile à imaginer...), c'est aux nouveaux cotisants de combler le déficit, dans un climat financier et démographique de marasme complet... Est-ce vraiment juste ?

Ajoutons à cela des attaques constantes contre les crédits pour la formation, un dédain croissant des entreprises pour embaucher des apprentis et vous aurez saisi, jeunes concitoyens, que laisser le soin aux notables de plus de 50 ans de gâcher votre avenir n'est pas une bonne idée.

Mobilisez-vous, faites valoir votre valeur, écrivez, dites et criez !

Et pour commencez, rejoignez les mouvements de grève et de manifestation du 16 décembre !


Commentaires

Il faudrait un jour inclure dans le budget des sprays pour les tags et autres fresques murales ... n'est-ce pas ?

Et pourquoi pas ?
L'art urbain et nos yeux méritent bien des œuvres "djeunes".

Tant qu'à faire libérer la drogue ... douce ... devrait être au menu également.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu | 19/12/2014

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