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01/02/2015

LIPAD, BD et clichés de genre: un peu de transparence... et beaucoup de stéréotypes !

"LIPAD", ainsi se nomme un des sésames les plus précieux de notre République. Utilisée au quotidien par les journalistes et les élus, cette loi est malheureusement méconnue du grand public.

Et pourtant, elle cumule les vertus, puisqu'elle prétend à la fois nous protéger contre les pratiques fouineuses de l'État et qu'elle contraint le même État à nous transmettre - sans que la demande soit motivée - toutes sortes d'informations sur son fonctionnement.

C'est par exemple la LIPAD qui a permis la radiation de la mention de la religion sur les fiches-élèves, problème que nous avions eu le plaisir de soulever en 2012, c'est la LIPAD qui a permis également d'éviter que des tiers (parents, professeurs d'Université...) aient accès à des données privées d'enseignants dans le cadre de leur procédure de nomination.

Le préposé à la protection des données a donc mille fois raison de vouloir faire connaître le plus largement possible cette loi, en la faisant mettre en images par le talentueux Buche, le père de Franky Snow.

Malheureusement, à la lecture du résultat, on déchante vite... Au-delà d'un scénario plutôt faiblard, on se retrouve, dès la troisième page, face à une accumulation de clichés de genre, clichés contre lesquels le même État s'évertue de lutter à force de campagnes de communication coûteuses sinon efficaces...

A quoi servent les journées "Futurs en tous genres" et tout le travail du Bureau de promotion de l'égalité, si, dans le bureau d'à côté, on finance une BD où l'on apprend que les députés, le juges, les profs d'Uni et les mécaniciens sont des mecs, alors que les filles ne peuvent aspirer qu'à devenir réceptionnistes ou auxiliaires de crèche... ?

 

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Commentaires

Un petit retour sur l'histoire des préposées à la protection des données depuis sa création dans notre canton vous confirmera que ce bureau s'est vu amputer des moyens minimaux qui lui auraient permis de fonctionner normalement.
C'est donc une structure alibi qui est imposée par la loi comme nombre de commissions consultatives qui ne brassent que de l'air et donnent l'impression que nous vivons dans une démocratie vivante.

Écrit par : Pierre Jenni | 02/02/2015

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