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08/02/2015

Quand vous aurez lu ce texte, votre vision de la TVA sera bouleversée et vous comprendrez pourquoi il faut absolument la supprimer !

Combien payez-vous de TVA ? Evidemment, ni vous ni moi nous ne le savons, car il s'agit d'une dépense grise, d'une taxe sur notre consommation quotidienne. Elle semble indolore et éveille peu de passions. Tout le contraire du prix de l'énergie, que nous suivons au jour le jour, à chaque passage à la pompe ou au gré des factures SIG.

 

Et pourtant, notre facture annuelle de TVA se mesure en milliers de francs, au minimum. La recette annuelle étant de 22,5 milliards, une simple division nous permet de savoir que chaque habitant paie, en moyenne, 2800 francs de TVA par année. Autrement dit, nous dépensons nettement plus de TVA que de produits alimentaires ou d'énergie...

 

L'action publique devant bien être financée, nous devrions nous réjouir de participer ainsi au fonctionnement de notre État fédéral. Ce serait le cas si la TVA n'était pas un impôt injuste, souffrant de nombreux défauts:

 

- Imposer la consommation, c'est imposer les consommateurs. C'est donc à la fois limiter leur pouvoir de consommation (les décroissants ne s'en plaignent pas), mais c'est surtout éviter de taxer la part de nos revenus que nous ne consommons pas. Les milliers de francs que vous placez, investissez, épargnez chaque mois ne sont pas soumis à la TVA.

Comment ? Vous consommez l'entier de vos revenus ? Vous n'avez pas de quoi épargner ? Dans ce cas, vous faites clairement partie des perdants de la TVA. Abolissons-la !

 

- Imposer tous les produits au même taux équivaut à instituer une « flat tax ». Or, on sait que la capacité contributive croît avec le revenu. Taxer au même taux le collier du teckel de votre mémé et le porte-cigarette en nacre de votre banquière, c'est profondément injuste. Certes, les produits de première nécessité (alimentation, santé, culture...) sont taxés à un taux réduit. Cette mesure atténue l'injustice de l'impôt. Elle est d'ailleurs régulièrement attaquée par une droite fermement décidée à lui faire la peau. Avant que les libéraux la rendent encore plus anti-sociale, abolissons la TVA !

 

Certains ont hâtivement conclu que la TVA était un impôt mauvais, mais nécessaire et impossible à remplacer par une taxe mieux conçue, plus juste et assurant des revenus équivalents à la caisse fédérale.

 

Ce n'est clairement pas le cas. L'initiative votée le 8 mars nous propose de la remplacer par une taxe sur les énergies sales nettement mieux conçue, qui permettra à la fois d'assurer des recettes suffisantes et d'espérer atteindre les objectifs environnementaux que l'État s'est fixé à lui-même. Nous reviendrons plus en détails sur cette taxe dans quelques jours.

 

En attendant, préparons-nous à voter OUI à l'initiative pour l'abolition de la TVA et à inviter nos connaissances à en faire de même !


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Commentaires

Une fois n'est pas coutume, je trouve l'idée d'une taxe sur les énergies intéressante.
Cependant, comme son nom l'indique, cette taxe devrait être directement liée aux moyens de production et de distribution. Elle est ciblée sur la consommation d'énergie qui devrait, si les efforts consentis aboutissent, mener à toujours moins de gaspillage et au recours aux énergies renouvelables qui ne sauraient être taxées de la même manière que celles qui polluent.
Mais surtout, contrairement à la TVA, elle ne saurait être augmentée de ci, de là d'un demi ou d'un point pour couvrir d'autres domaines. Elle n'aurait pas la même flexibilité.
Mais pour la forme je soutiens. J'attends juste les arguments des économistes pour me faire une idée plus aboutie.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/02/2015

Le FMI soutient ce modèle (remplacer une taxe par une autre): http://www.elibrary.imf.org/view/IMF071/21171-9781484388570/21171-9781484388570/21171-9781484388570.xml?rskey=kHyJS5&result=1&highlight=true

Et j'ai entendus dire que d'autres études arrivent à la même conclusion !

La TVA est un impôt injuste, discret pour les ménage, cher pour les entreprises qui sont chargées de le prélever au nom de l'état et qui constitue un oreiller fiscal pour les politiciens peu enclin à se soucier des dépenses publiques !

Écrit par : Laurent Jospin | 27/02/2015

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