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27/08/2015

Un interrail pour tous les réfugiés syriens !

Regardez-les, ces réfugiés qui tentent de passer les cordons de police macédoniens, avant de se heurter à des barrières analogues à chaque frontière qu'ils rencontreront.

 

Ce sont des femmes, des femmes, des enfants qui ont eu le courage de ne pas choisir entre Assad et l'État islamique. Ils ont parcouru des déserts et des mers, dû payer des passeurs pour enfin arriver en Europe. Ils ont fait ce que vous auriez fait si la guerre ou la cruauté de ceux qui ne connaissent pas le doute venaient obscurcir votre pays.

Et là, parvenus sur une terre de libertés, ils sont confrontés à l'insupportable bêtise, l’innommable violence de ceux qui sont prêts à instrumentaliser tout drame humain pour le transformer en suffrages. La rhétorique nauséeuse du MCG, de l'UDC et de leurs pendants dans chaque pays européens les range de fait du côté des bourreaux.

Les atermoiements et les calculs d'épiciers des chancelleries nord-européennes sont autant de soutiens objectifs aux dictateurs et aux fous de dieux.

Ces réfugiés, il faudrait les féliciter de leur courage, largement aussi remarquable que celui des trois vaillants héros du Thalys, leur donner une médaille dès leur arrivée sur les terres de Schengen et, surtout, un abonnement Interrail, pour qu'ils puissent choisir sereinement le point de chute européen qui convient le mieux à leur formation, aux langues qu'ils parlent ou à leur environnement social.

Ce serait un geste magnanime, dont les seules conséquences seraient de donner un coup de jeune à nos pyramides des âges et à nos économies. L'Allemagne a déjà décidé d'accueillir à bras ouverts ces Syriens qui peuvent parfaitement s'adapter à notre vie sociale et économique. Certains Américains imaginent de les faire migrer dans les États en dépression économique.

L'opinion publique semble enfin réaliser que, derrière ces demandes d'asile, derrière les barbelés hongrois et dans les barcasses méditerranéennes, il n'y a pas de profiteurs, mais des femmes et des hommes épris de liberté qui méritent de pouvoir vivre chez nous, faute d'avoir la chance d'être né dans un pays pacifique...

23/08/2015

Pendant les vacances, les cycles d'orientation auront gaspillé 92'000 francs d'électricité !

Demain, de nouvelles volées d'élèves enthousiastes sortiront les bâtiments scolaires de leur léthargie estivale. Certes, quelques adultes, secrétaires, techniciens, enseignants ont fréquenté leurs couloirs vides pendant l'été, se croisant de loin en loin. Pas suffisant pour donner une vraie vie à ces écoles privées d'élèves.

En fait, seuls les compteurs d'électricité ont continué à fonctionner comme si de rien n'était...

L'outil "webnergie", proposé par les SIG, permet de consulter les courbes de charge et les consommations de plusieurs bâtiments publics. Son usage n'est pas très convivial, mais il permet de constater que, sur les 17 cycles référencés, la consommation quotidienne d'électricité en juillet était de 297 kWh/jour par bâtiment, l'éqCapture du 2015-08-23 15:03:58.pnguivalent de 30 ménages... ce qui débouche sur une facture de 92'000.- pour l'ensemble des 20 cycles en juillet-août !

Alors oui, les périodes d'enseignement sont un peu plus gourmandes en énergie, mais de peu puisqu'on constate qu'un cycle en vacances consomme plus de la moitié de l'énergie utilisée pendant des périodes d'enseignement. Le tableau ci-contre permet de comparer la consommation de juillet et de mai 2015 des 17 CO référencés.

On pourrait penser que les quelque 10 à 20 personnes travaillant dans les bâtiments pendant l'été sont de gros consommateurs d'électricité. Ce n'est manifestement pas le cas, la consommation ne baissant pas significativement pendant les week-ends.

On pourrait aussi mettre en cause la vétusté des bâtiment. Là aussi, on se tromperait, puisque les moins gourmands (Marais, Golette, Pinchat) datent de 1965-66, alors que les bâtiments récents (Drize, Seymaz et surtout Montbrillant) consomment bien plus.

Un groupe de travail du CO Drize s'était penché sur la question en 2012 et avait réalisé que la complexité de la gestion de la domotique faisait qu'il semblait déjà impossible de modifier certains automatismes, alors que le bâtiment n'avait que 3 ans. Ainsi certaines lumières s'allument sans raison la nuit, certains appareils se mettent en marche automatiquement à 7 heures du matin, même le 23 juillet (date de la courbe de charge présentée ici !).

Capture du 2015-08-23 15:02:05.png

Les contacts pris avec des responsables des bâtiments (c'était à l'époque le DCTI...) n'avaient débouché sur aucune action efficace et, trois ans plus tard, le bâtiment continue à consommer lorsqu'il est vide... Or, sur une année, les élèves n'occupent le bâtiment que 20% du temps !

 

15:18 Publié dans Energie, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |