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10/04/2017

Et si l'État offrait les cycles d'orientation à la CPEG ?

C'est l'histoire d'un double désamour.

Celui de l'État de Genève et de la Berne fédérale, qui nous contraint à augmenter le taux de couverture de notre caisse de pension publique à un taux impossible à atteindre par ces temps de rendements moroses...

Et celui de l'État qui se voit éconduit par les communes, lorsqu'il lui offre les 19 bâtiments du cycle d'orientation qu'il possède...

Résumons... les prescriptions fédérales contraignent désormais la CPEG à atteindre un taux de couverture inutilement élevé (80% !) puisque l'on sait que la fonction publique est pérenne.. Autrement dit, la CPEG doit posséder un patrimoine dont la valeur - qui ne sera jamais réalisée - doit équivaloir à 80% de ses engagements envers les affiliés, autrement dit plusieurs dizaines de milliards.

Aujourd'hui, il semble que, vu l'évolution désespérante des rendements, il faudra 1,4 milliard à l'horizon 2020...

Face à cette exigence, l'Etat peut soit emprunter pour combler le manque et ainsi accroître sa dette, soit se défaire d'une partie de son patrimoine. Or, comme chacun sait, ce patrimoine est gigantesque et sa valeur excède largement celui de sa dette (ce qui, au passage, permet de la relativiser !). Cette deuxième solution appauvrit formellement l'Etat, mais a l'immense avantage de n'avoir aucun impact ni sur sa dette, ni sur sa fiscalité.

Et comme justement, il semble que l'Etat ne tienne pas à conserver les cycles, et que les communes les refusent, leur cession à la CPEG pourrait ressembler à une solution-miracle, ce d'autant plus que leur valeur, terrains compris, doit avoisiner la somme nécessaire...

La CPEG aurait désormais la difficile tâche d'entretenir les bâtiments, et ne le ferait sans doute pas plus mal que l'Office de bâtiments. Et elle aurait pour mission de mettre à disposition, à prix coûtant, ces bâtiments, à l'Office des bâtiments.

Pour le DIP et ses employés, la situation ne serait pas pire que maintenant, puisqu'il s'agit déjà maintenant de quémander à autrui (l'Office des bâtiments dépend du DF) toute intervention, même lorsqu'il s'agit d'un entretien de routine. Et l'on peut même imaginer que, sans les monstrueuses contraintes administratives du département des finances, l'entretien et les investissements nécessaires pour ces bâtiments soient améliorés et moins onéreux.

Evidemment, la droite verra d'un mauvais oeil une solution qui ne pèse pas sur la fonction publique et dont l'impact fiscal sera nul, puisqu'elle semble gesticuler avec véhémence pour que la nouvelle LPP nuise au affiliés à la CPEG et affecte votre feuille d'impôt, sans doute pour alimenter le ressentiment anti-fonctionnaires... Ce sera l'occasion de lui rappeler que, si ses élus à Berne n'avaient pas voté en 2010 la modification de la LPP qui pèse tant sur nos finances, la situation de la CPEG serait parfaitement saine...

11:52 Publié dans CIA - CPEG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

02/04/2017

Fin de l'UDC, retour de la politique ?

Après le Valais, c'est donc Neuchâtel qui semble fermer la douloureuse parenthèse de l'"expérience UDC". Certes, le parti au mouton noir avait largement perdu toute crédibilité suite aux frasques privées et publiques de ses deux représentants majeurs, mais il fallait encore que le corps électoral confirme ce que chacun pressentait: En Romandie, les représentants UDC dans les exécutifs ont lamentablement échoué.

A ce réjouissant constat s'ajoute la nette diminution des sièges tenus par l'extrême-droite populiste dans les parlements. A Genève, l'année prochaine, ce phénomène risque sans doute d'être amplifié par la déliquescence du MCG, miné par les scandales puérils de son ex-mentor et dont le bilan politique est voisin de zéro.

Ce changement majeur risque d'avoir un effet collatéral des plus captivants pour l'observateur politique. En effet, l'épouvantail commun ayant disparu, les acteurs vont devoir se risquer à définir leur position par rapport à leurs valeurs et non plus, par défaut, en opposition à l'UDC.

On voit ainsi les lignes bouger. Le front républicain se lézarde et c'est tant mieux. Car, au fond, il n'y a rien de plus désespérant pour l'électeur que de contempler les alliances de fait de partis censés proposer des politiques différentes.

Un pan entier du PLR est déjà attiré par le vide laissé par l'UDC. La modeste stratégie énergétique 2050 n'est soutenue que faiblement et les têtes pensantes du parti, comme celles du PDC d'ailleurs, affichent de plus ou plus ouvertement leur euroscepticisme.

La magnifique campagne sur RIE3 a permis de clarifier les positions de chacun sur la fiscalité Là aussi, le PDC a étonnamment servi de porteur d'eau à la droite ultra-libérale et essuyé une cuisante défaite... La campagne sur PV2020 sera également passionnante et la gauche devra éviter de se retrouver à son tour dans la position résignée de celui qui accepte un projet pour éviter le pire...

Il va donc falloir débattre, se battre et tenter de convaincre, comme l'ont fait les Verts valaisans et neuchâtelois, grâce à un discours de rupture clair.

Il n'est désormais plus possible de se cacher derrière le diable, et c'est bien mieux ainsi !

01/04/2017

Tarifs des TPG - bientôt easyBus ?

"Au DETA, on a toujour un coût d'avence !" L'oeil pétillant  de notre ministre des transports s'illumine, lorsqu'on évoque la votation du 21 mai prochain et sa probable troisième défaite d'affilée en matière de tarifs TPG...

Cela fait en effet plusieurs semaines que les économistes du département planchent sur une solution de tarification équitable et rémunératrice, en cas de refus populaire. Leur réflexion a été guidée par un constat fait par tous: C'est lorsqu'il y a le plus de trafic que les usagers des TPG sont les plus nombreux à se déplacer.

Cela génère d'inévitables ralentissements, les horaires ne sont plus tenus et la situation s'aggrave à chaque diminution de la cadence, au point que la fluidité du trafic des motos circulant sur les voies de bus s'en trouve affectée.

easytpg.pngLa solution proposée s'inspire d'un modèle économique plusieurs fois éprouvé. Il s'agit simplement de moduler les tarifs en fonction de la fréquentation.

Et, comme souvent au DETA, les choses ne traînent pas. Le bon sens est un outil qui permet de se dispenser de toute analyse inutile et c'est donc dès aujourd'hui qu'il est possible d'acheter des billets à prix modulable sur le site des TPG et les applications mobiles.

Sans surprise, comme nous l'avons testé pour vous, vous payerez bien moins cher si vous utilisez les lignes périphériques aux heures creuses. Nous avons même pu obtenir un billet à quelques centimes pour parcourir la ligne 43 à 7h00.

En revanche, vous seriez mal inspirés si vous vouliez traverser le centre-ville aux heures d'affluence. De fait, la marche à pied ou même le taxi pourraient s'avérer plus intéressant, puisque le prix des billets pourra approcher les 20.-

Ce système coexistera avec les billets ordinaires jusqu'au 21 mai, puis le remplacera, en cas de refus populaire de la proposition de hausse des tarifs. Il ne s'agira formellement pas d'une hausse, puisque le prix moyen des billets proposés ne dépassera pas les valeurs fixées dans la loi actuelle.

On se souvient que les TPG avaient voulu imiter les réseaux de métro des plus grandes villes lorsqu'ils aeasytpg2.pngvaient réorganisé leurs trams en 2011. Une nouvelle étape est franchie, puisque c'est désormais, ce sont les compagnies aériennes qui sont utilisées comme référence.

Et le DETA ne compte pas s'arrêter là, dès le 1er avril 2018, les bagages de plus de 8 kg devront être enregistrés la veille et les passagers seront invités à passer un rapide contrôle de sécurité a

 

vant d'embarquer dans les véhicules.