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17/01/2018

Notre-Dame-des-Landes - Cointrin

Il n'y avait aucune bonne raison de construire un nouvel aéroport pharaonique à Nantes, à part celle de servir les intérêts très particuliers des multinationales du béton et de l'aviation, au détriment des riverains, habitants, paysans et animaux sauvages.

Cependant, face à des autorités qui avaient cédé aux lobbys du béton et des réacteurs, il a fallu batailler pendant des décennies, occuper la "ZAD", ne pas céder aux menaces et faire face à un simulacre de référendum pour obtenir l'abandon du projet.

La victoire de Notre-Dame-des-Landes, est évidemment celle des "zadistes", mais également de toutes celles et ceux qui sont restés convaincus que par la fermeté et la raison, on peut s'opposer aux bulldozers. C'est une victoire historique pour l'écologie, à laquelle nous pourrons nous référer lors de nos prochaines luttes.

A Genève, la question du contrôle et du développement de l'aéroport présente bien des analogies avec la situation nantaise. Ouvrage de service public, c'est un établissement autonome qui, à en lire ses projets, n'a comme horizon que la croissance du nombre de passagers, de vols... et de nuisances.

Premier pollueur du canton, il arrose de décibels et de kérosène les habitants de Vernier et Genthod, mais également de nombreuses communes situées dans l'axe de sa piste, il a délibérément fait le choix d'attirer des compagnies low-cost, dont les vols courts-courriers sont particulièrement polluants et... attractifs pour des citadins à qui l'on fait croire qu'il est de bon ton d'aller faire les soldes à Lisbonne ou d'aller tester chaque week-end les boîtes de nuit de Riga ou de Zagreb.

Face à ce non-sens économique et écologique, plusieurs acteurs se dressent et, patiemment, proposent des solutions raisonnables pour que l'aéroport redevienne un outil au service de chacun... La Carpe a lancé une initiative dans ce sens, qui demande exactement cela. L'initiative des Verts contre la pollution impose également des mesures contre le bruit...

Dans le même temps, puisque les autorités cantonales restent d'une étrange passivité, ce sont les communes, Vernier en tête, qui se battent pour que l'aéroport garde une taille raisonnable.

Ajoutons encore qu'Actif-Trafic et l'ATE se battent pour qu'une offre alternative, en particulier des trains de nuits, soit maintenue et développée, dans un contexte où les entreprises de chemin de fer semblent baisser pavillon face à l'hégémonie de l'avion.

Tous ces acteurs font un travail exceptionnel. La victoire d'aujourd'hui renforce leur conviction qu'il vaut toujours la peine de se battre lorsque la raison, le droit et l'intérêt de la majorité est de son côté !bruit, aéroport, Genève, nuisances, sonores

 

 

12/01/2018

Mauvaise bise sur le Joran

L'année passé, la coopérative maraîchère "Le Jardin des Charrotons" a disparu discrètement. Le déclassement de la plaine de l'Aire la chassant des terres qu'elle louait, elle a été confronté à l'inertie de l'État et à l'incapacité de l'administration de comprendre le sens et les besoins d'une pareille entreprise lorsqu'il s'agit de lui trouver un nouveau terrain...

Au-delà de la tristesse et de la fin de la production d'excellents légumes, il a fallu, pour les employé-e-s de la coopérative, s'imaginer un destin, le plus souvent hors du canton, puisque l'agriculture contractuelle est ici si mal défendue...

C'est ainsi qu'un groupe d'entre eux ont développé un superbe projet du côté d'Orbe: la Ferme du Joran. Leur enthousiasme et leur savoir-faire leur ont permis de recevoir un prix et de séduire une partie de la population locale, friande de leur production.

Malheureusement, la tempête Eleanor est venu briser des centaines d'heures de travail manuel, en particulier de montages de tunnels maraîchers... et nos amis se sont retrouvés, début janvier, au milieu des ruines de ce qu'ils avaient patiemment construits.

Ils appellent à l'aide, financière et en main d’œuvre dans un texte d'une poésie à la dois désabusée et incroyablement optimiste que je vous livre ci-dessous.

Je vous souhaite une excellente année, en espérant que vous pourrez répondre à leur appel (leur IBAN se trouve à la fin du texte) !

 

Le Joran balayé par Eleanor…


Épuisées par leur première année de mise en place de la ferme collective du Joran à Orbe, les paysannes du collectif, se félicitant de l’énorme travail accompli, s’aimaient à penser à un peu de quiétude hivernale. Elles se disaient sereinement que 2018 s’annonçait un peu plus calme…


C’était sans compter l’audace, pour ne pas dire l’affront, de nommer leur ferme d’un vent bien connu de la région. La tempête Eleanor, le 3 janvier 2018, leur rappela qu’on ne rigole pas avec les forces de la nature et, d’une chiquenaude, envoya valdinguer des centaines d’heures de travail. Ainsi, la moitié des tunnels maraîchers installés avec la précieuse aide d’un 70aine d’amies venue prêter main forte lors de chantiers collectifs, s’en retrouvèrent totalement détruits ou gravement endommagés. Un tunnel de 32m s’est même envolé complètement pour atterrir dans la haie 70m plus loin !!


L’ébranlée équipe après une avalanche de « si », « si on avait fait ça », « si on avait fait si », relève la tête pour se dire « comment », comment reconstruire ?, comment faire pour que cela n’arrive plus ?. C’est un peu vache que ce coup dur nous frappe si vite mais on ne va quand même pas se laisser décourager par la première tempête venue !


Le tiroir-caisse un peu vide et les forces de travail limitées nous poussent pourtant à faire un appel à soutien financier pour pouvoir reconstruire avec l’aide d’une équipe de professionnels. Nous faisons aussi un appel pour nous aider sur le terrain à démonter, détordre, dévisser, ramasser et trier les tunnels endommagés.


Si vous avez du temps, envoyez-nous un e-mail à lejoran@atelierltc.ch pour que nous puissions organiser des journées collectives de travail.


Si vous avez des sous voici les coordonnées bancaires : Le Joran, Madlen Weyermann, Rte de Vaulion 20, 1324 Premier, CH09 0839 0034 1951 1000 5


Merci infiniment pour votre soutien !!!

Que la magnifique histoire du Joran reparte de plus belle !

A bientôt, Ciao.

Le collectif.