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22/05/2012

Gare Cornavin: et si l'on construisait en hauteur ?

A l'heure où l'on déplace un bâtiment industriel pour aménager une gare périphérique de Zurich, les CFF semblent prêts à s'attaquer à un quartier résidentiel historique pour agrandir Cornavin...

Et désormais, entre ceux qui contestent la nécessité de voies supplémentaires, ceux qui voudraient déplacer notre gare centrale, ceux qui veulent limiter les coûts et ceux qui rêvent de jouer aux lombrics, l'agrandissement de la gare de Cornavin semble être un bon candidat pour une place d'honneur dans la catalogue des méga-projets qui ne contentent personne.

Pour ajouter mon grain de sel, je me permets une proposition naïve. Naïve, car, n'étant pas ingénieur, j'ai certainement omis des éléments techniques essentiels dans mon raisonnement... Je remercie par avance tous les plus instruits que moi de me les signaler !

Cornavin train 2.jpgEt si l'élargissement se faisait en hauteur plutôt qu'en souterrain ? Autrement dit, pourquoi ne construirions-nous pas les deux voies supplémentaires au-dessus du bâtiment actuel et/ou du quai 1 ?

  • J'imagine que les coûts d'une pareille construction seraient bien inférieurs à ceux d'un quai souterrain. Si j'ignore complètement les contraintes physiques générées par le passage de convois de 800 tonnes sur une structure surélevée, je sais en revanche que c'est ainsi que la gare routière de Coire a été construite, au-dessus des voies CFF.
  • Le quartier des Grottes serait entièrement préservé, puisque les constructions se feraient plutôt sur la partie sud de la zone ferroviaire.
  • Le paysage ne serait que très peu atteint, puisque le bâtiment de la gare masquerait partiellement les trains et que, de toute façon, le large dégagement de la place Cornavin limite les nuisances liées à une légère surélévation de la gare. On peut même imaginer que voir des trains se balader au-dessus de la gare deviendrait un des charmes de ce lieu.
  • Les rampes d'accès n'auraient pas plus d'emprise que celles d'un souterrain, les pentes étant les mêmes, puisque les trains devront de toute façon monter dans un sens et descendre dans l'autre...

Ne parvenant pas à me convaincre tout seul que c'est une mauvaise idée, je me permets de la partager en attendant vos réactions !

 

11:52 Publié dans Aménagement | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cornavin, gare, grottes |  Facebook | |

24/03/2012

Cherpines: trahisons et dissimulations

Fâché et déçu...

Dimanche, l'association "De l'Aire !" publiait un communiqué dénonçant l'abandon par le DCTI d'une part importante de ses engagements concernant l'aménagement des Cherpines et la disparition du terme "éco-quartier" dans les documents officiels, quand bien même c'est sur ce mot que le PS, le PDC et le PLR avaient construit leur campagne de propagande... Trahison caractérisée de l'électorat...

AlorlogotypeWEB.jpgs que nous nous étonnions de constater la disparition de plusieurs engagements publiés dans un document en février 2011 (Cahier des charges à l'intention des mandataires du PDQ), une députée verte m'a fait savoir qu'elle ne trouvait plus ledit document sur le site de l'Etat.

Etonnant si l'on sait qu'il y figurait encore il y a quelques jours. Désormais, le seul moyen de le consulter est d'utiliser la version que nous avions mise sur notre site sur la proposition de... Laurent Seydoux, ardent défenseur du déclassement qui nous demandait de faire preuve de fair-play en mettant  à disposition l'ensemble des documents officiels en relation avec la question.

Fair-play ? un mot semble-t-il inconnu du DCTI, qui se risque à faire disparaître les documents désormais compromettants qu'il a lui-même produits dans le cadre de la campagne de l'année passée...

 

18/03/2012

Cherpines: du vert, des verres et du vent !

Rupture de stock de toLogo De L'aire carré blanc.pngner bleu et jaune au DCTI ! Le vert était effectivement omniprésent sur les documents imprimés pour les participants aux "Tables rondes" sur les Cherpines samedi matin à Confignon.

L'objectif, hautement louable, de cette matinée, était de recueillir les observations des associations et acteurs impliqués dans cette affaire avec un message clair: Tout sera vert, durable et participatif...


Participatif ? On passera rapidement sur le fait que l'office de l'urbanisme ait "oublié" d'inviter le comité référendaire et la coopérative "Le jardin des Charrotons" (qui ont touDSC_0046.JPGt de même sollicité une invitation: voir le communiqué du comité référendaire) pour se réjouir de l'affluence et de la diversité des acteurs représentés. On retiendra aussi que, de ce fait, la plupart des avis ont trouvé leur contradiction, ce qui permettra in fine, de légitimer les choix faits auparavant par le canton et les communes...

Car, en fait de choix, les plus importants ont déjà été faits ou se feront sans intervention possible de la société civile.

Un exemple ? L'État a d'ores et déjà décidé de ne pas faire valoir son droit de préemption sur les terrains, qui seront donc laissés à la merci des promoteurs. Sacrée occasion manquée, lorsque l'on sait que l'une des solutions les plus efficaces pour créer de l'habitat bon marché et durable est la coopérative d'habitation, qui suppose le plus souvent un droit de superficie sur terrain public.

La CGI obtiendra donc un sacré retour sur investissement de sa campagne d'affichage lénifiante et mensongère du printemps passé. La valeur des logements devrait en effet allégrement atteindre 2 milliards de francs - auxquels il faut ajouter les équipements publics, commerciaux et industriels !

 

Vert ? On se rappelle que les trois partis dominants (PLR-PDC-PS) avaient obtenu une mince victoire en usant du terme "éco-quartier" sur leurs affiches presque semblables. Nous avions évidemment dénoncé la manipulation que ce terme cachait. Aujourd'hui, plus aucune mention d'"éco-quartier" dans les documents de travail. Certains objectifs minimaux demeurent certes, mais on retiendra surtout que plus de 6'000 places de stationnement sont prévues et que toute la voirie sera ouverte aux véhicules motorisés (quelques goulets réservés aux bus empêchant toutefois le transit).

On remarquera aussi que la norme Minergie P, qui figurait dans le cahier des charges de février 2011 a désormais disparu et que, dans le centre sportif, un projet de patinoire fait sa réapparition...

L'agriculture n'a pas été oubliée puisque les concepteurs du projet entendent garder la "trame agricole" du secteur, tout en supprimant toute possibilité d'activité maraîchère d'importance, cela va de soi !

 

Durable ? En l'état, la DGAT semble surtout user de la stratégie du schtroumpfissime. Chacun sera servi puisque, si l'on en croit les documents projetés, il y aura des pistes cyclables en site propre, un tram, des jardins familiaux, des places publiques, des accès en véhicules motorisés partout, des commerces, du sport, de la culture, des zones de délassement et des bâtiments n'excédant pas 2 ou 3 étages et surtout, du vert, du vert et du vert !

Ne soyons pas dupes, le cumul de tout cela étant impossible sur une surface si réduite, des choix devront être faits. Et gageons que, lorsqu'il s'agira vraiment de trancher, la démarche sera bien moins participative !

fruits.jpg

Côté approvisionnement, le DCTI a mis les petits plats dans les grands: café-croissant et apéritif dînatoire somptuaires, agrémentés de charmantes corbeilles de fruits figurant à merveille l'attachement à la production locale et aux valeurs environnementales de cette estimable institution. Merci pour les fraises, les mandarines, les prunes et le raisin de mars !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22/09/2011

Le Pédibus: vers une sécurisation des accès aux écoles ?

Lorsqu'on me parle d'insécurité à Genève, je pense généralement aux abords des préaux scolaires, trop souvent transformés en jungles automobiles où certains parents déposent en trombe leur progéniture ou laissent leur véhicule en travers de l'accès des autres élèves piétons ou cyclistes.pedibus-geneve.jpg

Pourquoi véhiculent-ils ainsi leur enfant, alors que les écoles sont pour presque tous à portée de marche ou de vélo ? Précisément parce que le trafic automobile leur semble trop dangereux pour que leur chérubin s'y risque... Cas exemplaire de cercle vicieux et démonstration supplémentaire que la somme des intérêts particuliers ne crée pas nécessairement de l'intérêt général...

Comme souvent, c'est de la société civile qu'est apparue une élégante solution, le Pédibus. Ramassage scolaire à pied, ce mode de déplacement connaît un tel succès que ce mot est progressivement entré dans notre vocabulaire.

Cas d'école du "penser global, agir local", le pédibus cumule tellement d'avantages (santé publique, socialisation, protection de l'environnement, partage des tâches entre parents,...) que nul ne saurait regretter son apparition.

Depuis quelques années, le 22 septembre est devenu la journée internationale "à pied à l'école", organisée par le Pédibus. Dans ma commune, l'Association des Parents d'Elèves et les coordonatriPhoto0115.jpgces des deux lignes de Pédibus organisent dans ce cadre une fête fort appréciée: Les enfants ont l'occasion de tester une multitude de moyens de transport "doux" (diverses trottinettes, échasses, monocycles) sur un parcours occupant un tronçon d'une petite route entre Avusy et Athenaz généralement ouverte au trafic, bien que parallèle à 100 mètres d'une autre route...

Cette fête permet aux parents-automobilistes de réaliser à quel point les enfants sont heureux lorsqu'ils peuvent jouer loin du trafic et combien la mobilité douce rend sociable. Certains comprennent que le mini-détour par la route principale permet de garantir leur bien-être et leur sécurité, d'autres se rendent même compte qu'il n'est pas impossible de parcourir le petit kilomètre séparant les deux villages à pied, en trottinette ou à vélo...

Ce succès dans une petite commune rurale et pas particulièrement progressiste me laisse croire que la population ferait très bon accueil à une initiative demandant la création d'accès vélos-piétons en site propre autour de chaque école du canton. En pratique, il s'agirait de tracer des mini-voies vertes rayonnant autour des écoles, permettant aux élèves de circuler en toute sécurité et de bénéficier de la priorité.

Sans être révolutionnaire, ce texte complèterait à merveille l'initiative pour la "mobilité douce" acceptée le 15 mai dernier et celle "pour 200 rues piétonnes" accepté par le Conseil Municipal de la Ville. Une fois ces textes appliqués, il suffirait de compléter les chaînons manquants et d'adapter la signalisation.

Vive le pédibus ! Merci à tout-e-s celles et ceux qui s'investissent pour notre sécurité et notre qualité de vie !