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06/12/2011

Fenêtre n°6: Le retour à la terre

Au cours du mois de décembre, je propose une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtres sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible. Plus d'informations sur cette démarche dans ma note du 1er décembre.



Dans le genre de l'auto-dérision semi-fictionnelle en bande dessinée, Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, nous proposent, depuis 2002, la série:

Larcenet.jpgLe retour à la terre (Dargaud - 5 albums déjà publiés)

Habituellement peu sensible au comic strip façon Garfield ou Peanuts, je découvre avec un plaisir renouvelé chaque nouvel album. Est-ce dû à une forme d'identification aux personnages (Je partage en effet bien de leurs soucis) ? À un humour particulièrement subtil ou un dessin faussement brouillon ?

On peut également conseiller aux nouveaux adeptes de Larcenet que les courtes journées de décembre ne minent pas trop les excellents Blast et Le combat ordinaire, dont les thématiques sont beaucoup plus sombres.

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05/12/2011

Fenêtre n°5: Vive la Revue Durable !

Au cours du mois de décembre, je propose une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtres sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible. Plus d'informations sur cette démarche dans ma note du 1er décembre.


Revue durable.jpg
Aujourd'hui, en bon adepte du recyclage, je me permets de vous présenter à nouveau l'excellente Revue Durable, éditée par Susana Jourdan et Jacques Mirenowicz. J'y avais consacré une note le 28 septembre dernier. Elle reste d'actualité, tant dans mon appréciation positive de la qualité de cette publication que dans les difficultés économiques qu'elle rencontre...

Et une bonne idée de plus comme cadeau de Noël permettant d'éviter les attroupements dans les grandes surfaces: Abonnez vos proches à La Revue Durable !



04/12/2011

Fenêtre n°4: Adieu à la croissance !

 

Au cours du mois de décembre, je propose une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtres sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible. Plus d'informations sur cette démarche dans ma note du 1er décembre.



En 1972, le C
Gadrey.jpglub de Rome posait la question: Halte à la croissance ?, en 2010, l'économiste Jean Gadrey répond:

"Adieu à la croissance" (Les Petits Matins / Alternatives Economiques)


Il n'est en effet plus question de savoir si la croissance est souhaitable ou non, mais de se demander comment affronter les périls que notre obsession de croissance a placés sur notre chemin. "Il n'est rien de pire qu'une soci
été de croissance sans croissance", disait Serge Latouche.


Après une introduction démontant le mythe du lien entre PIB et niveau de vie, une fois un certain seuil atteint, Jean Gadrey esquisse les solutions économiques qui nous permettront d'affronter une inévitable décroissance avec sérénité.


Pas de catastrophisme, un regard scientifique et un talent de vulgarisation qui devraient vous convaincre de mettre la pédale douce sur vos achats de Noël et de profiter du temps gagné en évitant les embouteillages à Balexert pour recontacter votre vieille tante délaissée dans son EMS
...

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03/12/2011

Fenêtre n°3: Gen"e"vasion

Au cours du mois de décembre, je propose une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtres sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible. Plus d'informations sur cette démarche dans ma note du 1er décembre.



Depuis bientôt 35 ans, la Course de l'Escalade est devenu un rendez-vous majeur du sport populaire de notre canton. Aux antipodes des manifestations où l'argent se mélange à la pub et au dopage, elle réunit année après année plus de 20'000 joggeurs du dimanche (et plus si affinités).


A l'occasion de la 30ème course, les coureurs - dans les rangs desquels je me trouve régulièrement - ont reçu un ouvrage très réussi:

Gen"e"vasion, Des sentiers de notre campagne... aux pavés de la Vieille Ville.


Parcourant les 45 communes genevoises, les auteurs nous proposent des itinéraires de course à pied originaux, systématiquement en dehors du trafic. Si l'on trouve parfois ce livre chez les bouquinistes, il est aussi possible de le commander. Quoi qu'il en soit, tous les parcours sont disponibles sur Internet.

Le canton de Genève est superbe, ses paysages sont variés. Le meilleur moyen de le découvrir est sans doute de renoncer à sa voiture. Sa taille permet de le parcourir à vélo et/ou à pied.

Prenez le bus ou votre vélo et partez randonner ou courirescalade.jpg à Malval, Epeisses, Charrot, Chevrens ou Richelien. Vous ne serez pas déçu !



07:45 Publié dans Avent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : course, escalade, sport, campagne |  Facebook | |

02/12/2011

Fenêtre n°2: Sepúlveda

 

Au cours du mois de décembre, je propose une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtres sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible. Plus d'informations sur cette démarche dans ma note du 1er décembre.



J'ai croisé Luis Sepúlveda il y a quelques années au Salon du Livre. Perdu dans cette effervescence, dans c
Sepulveda.jpget infâme Palexpo, il racontait tranquillement sa vie, ses contacts avec Pablo Neruda, sa fuite du Chili de Pinochet après en avoir connu les geôles, son rapport à la littérature et ses pays d'accueil: L'Allemagne, les Asturies. "Ne m'en veuillez pas si je parle lentement, je suis un homme du sud."

J'adore ce Chili, pays longiligne et inversé où les méridionaux sont taciturnes et les nordiques exubérants. J'admire Sepúlveda, qui, par ses courtes nouvelles, nous balade d'une région à l'autre, d'une rencontre improbable à une péripétie insolite.

Aujourd'hui, je vous propose Les Roses d'Atacama (Métailié, 2001) recueil dont le titre mièvrement traduit (l'original, bien meilleur est Historias marginales) masque de courts récits hétéroclites particulièrement délectables.

07:20 Publié dans Avent | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : chili, voyage, dictature |  Facebook | |

01/12/2011

Fenêtre n°1: Voyage à Nauru

Le printemps dernier, au cours d'un débat m'opposant à un député libéral, ce dernier m'avait sèchement rétorqué : "En matière d'écologie, je n'ai de leçon à recevoir de personne."

Ce refus d'échanger, ce refus de nourrir sa réflexion par les apports d'autrui est choquant. Comment oser prétendre ne rien avoir à apprendre lorsque nous sommes entourés de gens qui, par leur expérience, leur métier, leur pensée ont tant à nous dire ?Nauru.jpg

Personnellement, j'ai des leçons à recevoir de chacun et c'est pourquoi je consacre une part de mon temps à lire et à échanger sur les thèmes qui m'intéressent.

C'est pourquoi, je vous propose dès aujourd'hui une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtre sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible.

Commençons avec Nauru, l'île dévastée (Luc Follier, La Découverte, 2010).


Après plus de 30 heures d'avion, on se retrouve sur cet îlot à mi-chemin entre les Philippines et Tahiti, lègèrement au sud de la ligne équatoriale. La chaleur humide est étouffante. Aucun palmier, aucune vahiné cependant. L'île est en faillite...
Et pourtant, il y a trente ans, l'argent regorgeait, les locaux vivaient dans une opulence consumériste telle que l'obésité et le diabète touchent la majorité de la population.
Fable non-fictionnelle sur notre rapport aux ressources naturelles, l'histoire de Nauru peut être lue comme un sémaphore clignotant: Nos modes de vie, notre consommation effrénée, notre désir de luxe et d'apparence ne sont pas durables...

Arx tarpeia Capitoli proxima !