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16/04/2014

Ceux qui prétendent que la classe moyenne est ecrasée d'impôts n'en font pas partie...

Il y a quelques semaines, je m'étais fait reprendre plutôt sèchement par des connaissances de gauche comme de droite, après avoir osé suggérer que l'écrasement de la classe moyenne par l'impôt tenait du mythe.

Un article de la Tribune d'aujourd'hui tend à me donner raison. En marge de l'excellente nouvelle concernant la fin possible de la sous-enchère fiscale orchestrée par les cantons de Suisse centrale, il propose une carte plutôt malaisée à lire, mais riche en enseignements.

Selon vous, dans quel canton cette fameuse "classe moyenne" (nous prendrons ici un couple mariés, 2 enfants, avec un revenu de 125'000.-) paie-t-elle le moins d'impôts ? Vous citerez rapidement Zoug, puis Schwytz, et vous aurez raison ! MaisCanton, Suisse, charge fiscale, classe moyenne il est fort probable que vous ignoriez que Genève vient en troisième position, avant Zurich, avant Nidwald, avant Uri et surtout bien avant Vaud ou Neuchâtel.

Le tableau ci-contre, tiré d'un rapport annuel de l'OFS, risque de vous surprendre et mériterait d'être présenté à tous les acteurs du monde politique local qui n'ont d'autre horizon que la baisse de la fiscalité. Il semble en effet évident que ces gens sont mal renseignés sur la réalité de la charge fiscale d'une classe à laquelle ils n'appartiennent manifestement pas...

01/04/2014

Suite au 9 février, la France va interdire l'exportation d'euros !

C'est suite à un drôle de cafouillage que nous avons appris par hasard la terrible mesure de rétorsion anti-évasion fiscale imaginée par la France, suite au vote du 9 février.

Les douanes françaises s'apprêtent en effet à installer des portiques permettant de démonétiser les billets en euros lors de leur passage de la frontière. Il faut en effet savoir que, depuis 2012, les eur10eurounterschrmario.pngos sont équipés d'une mini-puce RFID et qu'il est donc ainsi possible d'annuler leur valeur à distance, par émission d'un signal radio. Il est facile de reconnaître ces billets, car ils portent la signature de Mario Draghi (cf. ci-contre), alors que les précédents étaient griffés par Wim Duisenberg et Claude Trichet.

Heureusement, les Genevois qui auraient dû faire en premier les frais de cette EUR_5_obverse_%282013_issue%29.pngmesure, auront quelques semaines de répit, car l'entreprise italienne en charge de la conception des portiques-radio n'a pas pu implémenter le logiciel, que le mandataire suédois a fait réaliser par un sous-traitant taïwanais qui n'est que partiellement parvenu à comprendre l'algorithme fourni par l'équipe de spécialistes hongrois de la BCE, à Francfort.

Ce n'est que partie remise, car, selon nos sources, Bercy tient mordicus à mettre en place ce système avant juin. Dès lors, il faudra impérativement éviter de passer la frontière avec des billets en euros récents au risque de se faire accuser de faux-monnayage et d'encourir de lourdes sanctions.

Il restera cependant possible de passer des pièces de monnaie ou d'anciens billets, ou alors de franchir la frontière à pied ou à vélo, par un point de passage non-routier. Le canton en compte de nombreux. Nous en avons en effet répertorié 16 entre l'aéroport et l'Arve comme le montre la carte ci-dessous. Nul doute qu'on y rencontrera beaucoup de cyclistes équipés d'une mallette ces prochaines semaines...

Bourdigny, frontière

Il sera encore possible de passer des billets de banque à vélo par l'ancienne douane de Bourdigny...

Certoux, St-Julien, Ch. des Crottes

Le passage du chemin des Crottes (sic!), entre Certoux et St-Julien devrait également devenir très fréquenté...

22/03/2014

Pierre Bayenet: un irrépressible désir de justice...

Les juristes de gauche méritent notre admiration ! Alors qu'en bonne logique, leur spécialité devrait ne séduire que des femmes et des hommes épris d'équité et... de justice, ils se voient contraints d'évoluer dans un monde sociologiquement très libéral, dans lequel la perspective d'importants revenus glânés en révélant les failles du droit à quelque puissant prend trop souvent le pas sur l'idéal humaniste.

Et pourtant, ils restent sereinement persuadés que l'application du droit est la clé de la justice sociale, que la protection des plus faibles, victimes comme des coupables, ne peut être garantie sans un respect total des règles égalitaires fixées par la société pour tous et toutes. Et ils ont sans doute raison.

Leur souci de précision et leur refus de l'emportement les font parfois passer pour des tièdes, alors que, au contraire, il sont animés par la conviction que c'est en évitant de dire n'importe quoi qu'on peut emporter une cause.

Je ne connais que très mal Pierre Bayenet. Le peu que j'ai échangé avec lui - Il s'agissait de Pierre Bayenetsavoir si des détenus n'ayant enfreint que la LÉtr se trouvaient à Champ-Dollon, peu avant que les médias le confirment - m'a convaincu que le bonhomme correspond au portrait tracé ci-dessus, et que sa persévérance dans sa volonté d'obtenir les informations qu'il estime publiques en feraient un Procureur Général juste, précis et obstiné dans sa volonté d'application du droit, face au fort comme au faible.

Ses adversaires brandissaient jusqu'à peu un argument massue: Le Procureur actuel aurait remis de l'ordre dans la maison, suite au désastre de son prédécesseur, et cela devait justifier en soi qu'on lui accorde un nouveau mandat.

C'est bien faible, et sans doute faux, puisque le hasard du calendrier vient de mettre en lumière de façon éclatante les conceptions opposées des deux protagonistes de cette élection. Le 14 février, le Tribunal Fédéral rendait en effet un arrêt dans une affaire qui opposait Me Bayenet au Procureur Général sortant.

Ce dernier estimait en effet que les plaignants nécessiteux qui attaquaient en justice des commis de l'État ne pouvaient bénéficier d'un soutien public pour payer leur avocat. Par là-même, il bafouait un droit essentiel que tout État moderne se doit d'accorder scrupuleusement à quiconque, fût-il pauvre ou criminel ou étranger ou les trois à la fois: le droit de pouvoir assurer sa défense. Par là-même, il soutenait l'idée irrecevable que, dans les affaires impliquant l'État, celui-ci est de facto juge et partie, ce qui l'empêcherait de financer la défense de celui qui l'attaque. Il va de soi que l'arrêt du Tribunal Fédéral a donné raison à Pierre Bayenet...

C'est précisément l'impartialité, l'application du droit et l'indépendance totale de la justice que Pierre Bayenet entend défendre mieux que son adversaire. C'est pour cela qu'il faut l'élire, c'est pour cela que je crois qu'il fera un excellent Procureur Général.

01/02/2014

École: le scandale de la "théorie de la sécurité routière"

C'est dans le plus grand secret que le Département de l'Instruction Publique a récemment imposé à nos enfants, dès 6 ans, un cours dont le contenu devrait révolter la plupart des parents responsables. En effet, il semblerait  qu'un interverkehrssicherheit-securite-routiere-sicurezza-stradale.jpgvenant extérieur, en uniforme (et donc en position d'autorité), vient régulièrement dans les classes, sans demander l'avis des maîtresses, pour exposer les fondements d'une théorie sulfureuse : La "théorie de la sécurité routière".

Il s'agit d'une théorie développée dans les années 1990 par des automobilistes fanatiques aux États-Unis qui prétendent que la route serait le lieu le plus sûr du monde, pour autant qu'on suive quelques prescriptions comportementales.

Et ces prescriptions, aux lourds relents droitiers, font frémir tout parent épris un tant soit peu de liberté:

  • Elles imposent un code de couleurs qui vient parasiter gravement la construction psycho-abstraite de nos petits. Pour résumer: L'injonction "Au rouge, il faut s'arrêter !" vise ouvertement à déprécier cette couleur et à renier son importance historique, sociale et politique, de la toge de Jules César au drapeau de Lénine.

 

  • Elles induisent un ordre social basé sur des conventions abstraites et contraignantes, plutôt que sur la convivialité et l'échange. Lorsqu'il s'agit de déterminer qui peut passer en premier, ce sont des règles arbitraires plutôt qu'une discussion qui sont censées permettre de résoudre le problème. De même, les messages tels que "Ne circulez pas à contresens !", "Ne remontez pas les files !", "Ne dépassez pas sans visibilité !" sont des injonctions qui formatent à l'évidence nos enfants en petits soldats suiveurs plutôt qu'en individus libres de penser, de se construire et de se dépasser.

 

 

  • Elles entérinent un ordre politique scandaleux qui ne valorise que les tenants d'un néo-libéralisme oligarchique: "Circulez à droite !", "Avant de traverser, regardez deux fois à droite !", "Laissez la priorité à droite !"...

 

sec rout.jpgS'ensuit alors le cours pratique, où, sur des karts ou des vélos, les élèves sont contraints de se transformer en petits automobilistes et de parcourir un circuit sur lequel ils doivent suivre les règles arbitraires et liberticides énoncées plus haut.

Ceux qui respectent la "théorie de la sécurité routière" sont invités à insulter sauvagement ceux qui l'enfreignent, de façon à "mieux se préparer aux échanges verbaux habituels entre automobilistes" (sic !).

Parfois, ils sont même contraints d'écraser des poupées ou des doudous censés représenter des enfants qui ne se conformeraient pas à la "théorie de la sécurité routière". On imagine le traumatisme d'un petit devant rouler sur un objet transitionnel, si indispensable à son développement psycho-affectif.

Et tout cela pour satisfaire les délires de quelques élites qui, dans leur tour d'ivoire, n'ont pas perçu que "grâce" à leurs théories, les routes sont de plus en plus dangereuses (il suffit de lire les faits divers pour s'en rendre compte !) et qui empiètent de façon scandaleuse sur la liberté éducative des parents.

La sécurité routière est un affaire privée ! L'école n'a pas à s'en mêler !

15/01/2014

Surdensité: Ne faisons pas mentir les chiffres !

Depuis quelques jours, d'inquiétantes affiches nous invitent à refuser la loi sur les zones de développement, au prétexte que Genève serait plus densément peuplée que d'autres villes suisses ou étrangères.

Les Genevois sont-ils plus entassés que les Zurichois ou même les Hong-Kongais ? Évidemment non, puisqu'il s'agit d'une manipulation statistique franchement malhonnête.

En effet, il se trouve que la commune de Genève est, suite aux aléas de l'histoire, particulièrement petite et que l'espace urbain déborde largement ses limites. Elle est en effedensités.pngt 5,5 fois plus petite que la commune de Zurich et même 2,6 fois plus petite que celle de Lausanne.

Les densités décroissant rapidement lorsqu'on s'éloigne du centre, il est dès lors évident que comparer la commune de Genève à d'autres communes de superficies singulièrement différentes n'a aucune valeur scientifique.

Ainsi, si l'on voulait sérieusement comparer Genève à Zurich, il faudrait prendre en compte dans le calcul les communes adjacentes à la ville. Si l'on inclut les communes contiguës et contiguës de contiguës* , on obtient une superficie comparable et une densité... légèrement plus faible ! (4209 hab/km2 contre 4333)

La manipulation est encore moins honnête en ce qui concerne les métropoles étrangères, puisqu'on habilement choisi des villes qui évoquent, par leurs gratte-ciel, de fortes densités, mais surtout dont la commune s'étend sur une superficie considérable. Londres est ainsi près de 100 fois plus étendue que Genève ! (New York 76, Hong Kong 70).

Ce sont d'ailleurs des communes qui se distinguent par un bâti très peu dense, à l'exception de leur quartier d'affaire, comme en témoignent les vues "Google street" suivantes: New York, Londres, Hong Kong. On pourrait leur opposer la ville de Paris, qui compte 21'000 hab/km2, soit le double de Genève... ou le Grand Genève, de superficie comparable à Londres, mais de densité 11 fois plus faible...

Cette erreur pourrait passer pour de l'inadvertance ou de la naïveté si la loi concernait principalement la commune de Genève. Or, comme les référendaires le reconnaissent par les exemples qu'ils présentent, les quartiers susceptibles d'être densifiés se trouvent presque tous dans les communes de la couronne suburbaine.

Alors, que faut-il faire de ce référendum qui reproche par ailleurs à raison l'emballement de la machine à croissance que les autorités continuent à alimenter ? Que faut-il faire de cette loi qui, en s'attaquant aux zones de développement, évite de poser la question qui fâche, à savoir celle de la densification de la zone villa ?

A titre personnel, je voterai la loi, sans grande conviction, persuadé que la voie de la densification est une des solutions aux pressions sur le logement évitant le grignotage des terres agricoles, mais regrettant que, une fois de plus, aucune politique raisonnable de développement économique n'accompagne ce qui est présenté comme une croissance inéluctable...

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* à savoir Pregny-Chambésy, Le Gd-Saconnex, Vernier, Lancy, Carouge, Veyrier, Chêne-Bougeries, Cologny, Bellevue, Meyrin, Onex, Plan-les-Ouates, Troinex, Thônex, Chêne-Bourg, Vandoeuvres, Collonges-Bellerive -  Satigny et Bernex ont été écartées vu leur très grande zone non bâtie.

23/12/2013

Amère lettre ouverte à René Longet à propos de cohérence et de bons voeux

Cher René,

J'ai eu le douteux plaisir de recevoir tes bons vœux, hier, par courrier électronique. Plaisir, sans doute, car je garde un heureux souvenir de ton action politique, tant à la mairie d'Onex qu'à la tête du PS.

Douteux, car, en fait de vœux, il s'agissait surtout de faire la promotion de ton dernier ouvrage opportunément titré "Les bons choix", le document joint expliquant doctement qu'il est dédié "à toutes celles et ceux qui se battent pour une nouvelle donne agro-alimentaire"...

Or, puisqu'il s'agit de "bons choix", ce texte m'a brutalement renvoyé à la soirée du 23 février 2011, une des pires de ma vie militante. C'était l'AG du PS genevois, tu le présidais alors, et j'en étais encore membre. Il s'agissait de prendre position sur le déclassement des Cherpines. Un collectif de paysans alternatifs inexpérimentés en politique avait récolté près de 12'000 signatures qui s'ajoutaient aux 4'000 obtenues par les Verts et différents partis de gauche pour refuser l'urbanisation d'une plaine alluviale consacrée à la culture maraîchère. Il fallait donc que le PS donne son mot d'ordre en vue des votations.

Un débat avait été organisé, je défendais les paysans, Françoise Jolliat défendait la commune de Confignon. Comme souvent, l'aile productivisto-syndicalisto-asloquiste avait été plus rassembleuse que l'aile environnementaliste et l'attitude très hostile, voire franchement incorrecte de l'assistance, avait immédiatement scellé le sort de l'affaire, le reste du débat n'étant, pour les quelques défenseurs de l'agriculture de proximité, qu'un long pensum.

Et, surprise, à l'issue du débat, tu annonces que, vu le caractère exceptionnel de l'objet, tu entends te départir de ta neutralité présidentielle, et donner ton point de vue juste avant le vote. Sans illusion sur l'impact d'une prise de position de ta part favorable aux maraîchers, j'ai intérieurement loué ton courage... jusqu'à ce que tu expliques doctement que, compte tenu des circonstances (je ne me rappelle plus lesquelles te semblaient particulièrement éminentes), il fallait sacrifier ses principes et renoncer à défendre les paysans qui militaient pour l'accès à la terre.

La suite est connue, le PS a fait une campagne globalement alignée sur la CGI et le PLR (Les slogans affichés étant quasiment les mêmes) et, le 15 mai, tu répondais tranquillement à la presse que la position du PS, seul parti de gauche favorable au déclassement, avait été déterminante dans la courte victoire des bétonneurs, position censée rendre le parti incontournable dans les prises de décisions sur les modalités de cette urbanisation.

Chimère, évidemment, puisque, comme on le sait, le PS est resté à sa place, marginale, dans les processus qui, une fois les oppositions des riverains écartées à grands frais, vont détruire les terres agricoles de la plaine de l'Aire. Chimère, évidemment, lorsque l'on se rend compte que, même sur le dossier PAV, le Conseil d'État semble disposé à s'asseoir sur les engagements pris avec les milieux de défense des locataires...

Ce qui, en revanche, n'est pas chimérique, c'est l'avenir de la coopérative "Le Jardin des Charrotons", qui, 30 mois après le vote, n'a toujours pas trouvé de solution de relogement, malgré la résolution 611, présentée alors par le PS comme le meilleur outil pour pérenniser les activités agricoles des entreprises de la place. Il va sans dire que l'État ne lui a fait aucune proposition de relocalisation, ni le PS d'ailleurs, qui, manifestement, a de la peine à soutenir des associations dont le financement (et le salaire des cinq employés) repose sur la vente de ses produits et non sur les subventions votées par ses élus.

Alors oui, je suis amer, et depuis que je l'ai reçu, ton courriel me fait bouillir. Car, en matière de "bons choix", la plus élémentaire des courtoisies aurait été de ne me pas l'adresser. Mais, sur ce point également, je suppose que les impératifs de la realpolitik empêchent de jeter un œil à la liste des destinataires plus ou moins anonymes de tes vœux.

Il y a des jours où je regrette d'avoir quitté un parti où je garde de solides amitiés envers de remarquables personnes. Il y a des jours où je me rappelle pourquoi je l'ai fait et pourquoi j'ai eu raison de le faire.

Sur ce, accepte, ainsi que l'ensemble des lecteurs de cette note, mes vœux pour une excellente année 2014, qui, je l'espère, satisfera tous les militants et débatteurs qui se démènent, parfois dans une confusion aussi joyeuse qu'inaudible, pour améliorer notre république... et le monde.

Julien

09/12/2013

TPG : Toujours plus lents ?

Soyons justes: Les TPG ont considérablement amélioré leur offre au cours des dernières années, malgré quelques décisions parfois plus que discutables.

C'est d'ailleurs avec une grande satisfaction que j'ai découvert il y a quelques semaines, que les lignes K et L, qui desservent la Champagne, seront prolongées dès le 15 décembre jusqu'au Stade de Genève, assurant ainsi la correspondance avec les CFF à Lancy-Pont-Rouge et la ligne 15 au Grand-Lancy. De même, le choix de contourner Bernex plutôt que de le traverser semblait judicieux, tant du point de vue de la rapidité que de la quiétude des Bernésiens.

C'est donc avec impatience que j'attendais les nouveaux horaires, histoire de savoir combien de temps nous gagnerions pour nous rendre dans les différents points de l'agglomération. Pestant à plusieurs reprises contre le site Internet, toujours muet sur les nouveaux horaires à 6 jours du changement, on m'a fait remarquer que les fiches-horaire étaient en fait déjà en ligne.

Et là, résultat consternant:

- Perte de 3 minutes sur le trajet du L Champagne - Onex/Pt-Lancy. Aucun gain pour le K.
- Perte de 5 minutes sur le trajet du L Champagne - Stade de Genève (il y avait une bonne correspondance avec le 22, par les Palettes).
- Perte de 8 minutes sur le trajet du L Champagne - Lancy-Pt-Rouge (il y avait une correspondance avec le 21 qui s'arrêtait devant la gare contrairement au L qui s'arrêtera au P+R Etoile).
- Et l'on peut ajouter la disparition de la liaison directe avec le centre de Bernex (avec la Poste par exemple, qui a presque disparu des campagnes...)...

Certains argumenteront que sur un trajet aussi long, perdre 3 ou 8 minutes est insignifiant et que, de toute manière, ce sont de mauvais contribuables (principalement des jeunes, des vieux et des pauvres) qui sont captifs des TPG dans la campagne. On leur répondra que, sans un service nettement plus direct, il est illusoire d'envisager un transfert modal conséquent et de faire diminuer la pendularité automobile.

Désormais, la gare Cornavin est plus proche de Palézieux ou d'Yverdon que d'Avusy et le temps de trajet Avusy-Stade de Genève est plus important que celui d'un Berne-Zurich...

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07/11/2013

Le mystère de la manchette détournée...

Décidément, la gent journalistique* semble être bien procédurière, et pour tout dire, un tantinet soupe-au-lait face aux efforts méritoires des syndicalistes qui essaient de sortir des sempiternelles manifs-grèves pour faire entendre leurs revendications.

C'est ainsi que, alors qu'un plaisant et talentueux anonyme sympathisant de la courageuse grève des employés de Gate Gourmet (le comité de soutien aux grévistes m'affirme en effet ignorer son identité) s'est permis d'afficher hier de fausses manchettes de La Tribune, le quotidien n'a pas d'autre réaction que de brandir la menace d'un dépôt de plaintetopelement.jpg.

Nous n'affirmerons pas que cette action est complètement conforme au code pénal, mais on aurait préféré un coup de chapeau de la rédaction face à une action qui cumule l'absence de contrainte, de violence, de prise d'otage, bref de de tous ces poncifs de "vrais citoyens" excédés sur commande que la presse adore interroger lors de ce genre d'action.

Bref, si j'osais le faire sans consulter mon avocat sur la légalité de cette louange, j'adresserais mes sincères félicitations à celle ou celui qui a imaginé, réalisé et affiché cette manchette...


*Cette histoire me rappelle en effet la ridicule cacophonie médicatico-juridique orchestrée par un journaliste de la place et un Pierre Weiss bien mal inspiré, lorsqu'une députée-syndicaliste avait "révélé" que, dans une discussion à bâtons rompus sur les moyens originaux de réclamer de l'État qu'il tienne les promesses faites aux élèves et à leurs parents, un collègue avait proposé de "séquestrer" un Conseiller d'État.