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27/01/2013

Pince-mi et Pince-moi sont dans une caisse de pension...

Une pincette, voilà le prosaïque ustensile que j'associe spince-a-linge.jpgpontanément à la campagne sur la nouvelle caisse de pension de l'État. Après plusieurs mois de débats, suite à l'absurde modification de la LPP de décembre 2010, après un référendum attisant les divisions syndicales, il faudra bien nous prononcer sur cette loi. De mon côté, ce sera un OUI résigné et frustré. Frustré de ne pas avoir à me prononcer sur les vraies questions portant sur notre système de retraite et frustré d'assister une fois de plus à un déchirement des forces progressistes causé par une droite qui risque une fois de plus de se mettre en retrait de la campagne. D'où la pincette...

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11/01/2013

Alterliste: Une étoile filante et un nouveau voeu ?

Ma note du 1er janvier proposant, comme voeu pour 2013 la mise en place d'une Alterliste de 100 noms aux élections législatives de cet automne a suscité quelques réactions, fait couler un peu d'encre et permis de lancer quelques joutes numériques pas toujours inintéressantes.

Plusieurs messages de soutien à cette idée m'ont convaincu de tenir mon engagement, à savoir de co-organiser une première rencontre pour essayer de transformer l'idée en projet. Mais, force est de constater que, au moment de décompter celles et ceux qui sont prêt-e-s à aller au-delà des témoignages de sympathie, le nombre est loin d'être suffisant pour prétendre proposer quoi que ce soit de crédible...

Peur de l'engagement ? de générer plus de discorde que de concorde ? de se retrouver troupeau sans berger ? d'être confronté à des ultras pour qui l'anathème tient lieu de réflexion (certaines interventions, notamment sur Facebook sont assez révélatrices de cet état d'esprit) ?

Je crois surtout qu'il y a une forme de contradiction à vouloir lancer un projet dont une des caractéristiques est d'être émis "par la base". Car enfin, le calendrier, les enthousiasmes et les goûts des militant-e-s ne sont pas nécessairement les miens et, malgré mes engagements fermes et explicites de refuser toute position particulière dans le groupe, malgré un cadre intentionnellement peu défini à l'avance, bon nombre de candidat-e-s potentiel-le-s ont sans doute plein d'autres choses plus passionnantes à faire que de consacrer des soirées d'hiver à discuter politique et élections. Et a fortiori de s'engager dans une campagne nécessairement chronophage pour des résultats incertains.

Sans compter que, la tâche de député-e n'étant ni légère ni particulièrement attrayante pour le commun des mortels, on peut facilement comprendre le peu de motivation pour la réalisation concrète d'une idée suscitant pourtant une large sympathie.

Le projet est donc gelé. L'idée demeure. Je ne dirai pas que je laisse les clés de la maison à qui veut les prendre car l'Alterliste est une maison sans serrure qui peut être habitée par n'importe qui, dès lors que ses engagements partagent le dénominateur commun de ce qui devrait unir la gauche et que son comportement est respectueux des autres habitants et des espaces communs. Il y a de la place, toutes les chambres se valent. C'est le lieu où devrait s'appliquer la jolie formule de Bakounine, que m'a soufflée Pascal Holenweg: "La liberté de tous étend à l'infini la liberté de chacun."

Pas de regret donc, mais de la reconnaissance envers celles et ceux qui ont pris la peine de réfléchir à la question, de l'évaluer, de la partager et de la commenter. Merci également à celles et ceux qui m'ont proposé de revendiquer une place sur la liste de leur parti. En l'occurence ma note n'impliquait pas nécessairement un intérêt personnel pour une candidature, et en tout cas pas dans le cadre certes estimable, mais tout de même très exigu imposé par les partis.

L'Alterliste ayant vraisemblablement été une étoile filante, je me permets donc un second voeu: Que les mouvements de gauche réussissent à appliquer à eux-mêmes les valeurs qu'ils affirment partager: l'égalité, la liberté, la tolérance et le respect des avis minoritaires. Dès lors, ils auront énormément gagné en crédibilité et n'auront aucune peine à s'unir pour contribuer à flanquer une déculottée mémorable à la droite cynique et arrogante des lobbies de la finance et du béton.

09:47 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/01/2013

Un voeu pour 2013: Une "Alterliste" de 100 noms aux élections cantonales !

Genève, Grand Conseil, Alterliste, politique, gauche, associations

Au-delà des voeux personnels et consensuels que je me réjouis de présenter aux lectrices et lecteurs de ce blog, il est une idée que j'estime opportune de développer au moment où chacun vient de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année.

Mes considérations étant relativement longues et touffues, je me permets de débuter par la conclusion, étant certain que nombre de lectrices et lecteurs seront heureux de commencer par la fin pour, éventuellement, lire ensuite le début...

 

Conclusion

Donc, pour éviter les catastrophes électorales de 2009 et 2005, tout en garantissant une légitimité populaire forte à une liste alternative à la gauche institutionnelle, une solution que j'imagine simple et réaliste serait de créer une "Alterliste" qui ne fédérerait pas des partis ou des associations, mais des individus aussi nombreux que possible (les listes peuvent présenter 100 noms !) qui s'entendent sur deux points:

- un programme commun simple et concis

- la garantie que chaque élu-e de la liste bénéficiera d'une liberté absolue de parole et de position dans le cadre de ses fonctions de député-e, dans la mesure où il-elle respecte les principes énoncés dans le programme.

Si par extraordinaire un nombre suffisant de militant-e-s, membres ou non de partis politiques ou  d'associations, se révélait prêt-e-s à lancer ce projet, je m'y associerais volontiers, sans d'ailleurs nécessairement faire acte de candidature. Je reçois volontiers vos messages et co-organiserai avec plaisir une éventuelle première réunion, tout en refusant tout statut particulier, conformément aux principes énoncés dans le texte ci-dessous.

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28/11/2012

Otages, ô désespoir ! (ou l'Escalade des réactions...)

"Vous prenez les élèves en otages", voilà l'argument désormais incontournable de ceux qui regrettent la décision des enseignants du CO Drize de boycotter les festivités de l'Escalade dans leur Cycle.

On peinera à qualifier l'argument d'original, vu qu'il est systématiquement resservi dès lors qu'un groupe quelconque se manifeste d'une manière quelconque. Ce qui choque surtout c'est l'emploi d'un terme aussi violent, dans un contexte aussi bénin. Pas même besoin de se référer à Hervé Ghesquière, Christian Chesnot ou Ingrid Betencourt, la seule évocation de Max Göldi et Rachid Hamdani suffira à nous représenter l'absurde indécence de l'usage de pareils termes.

Rappelons que le mouvement consiste en un boycott d'une activité de loisirs (deux heures de rallye, cinéma ou patinoire) suivie d'une disco. Rien à voir avec le sens historique, traditionnel ou même patriotique de l'Escalade, qui n'est plus évoqué depuis de longues décennies lors de cet après-midi.

Le mécontentement de certains élèves est compréhensible, celui de leurs parents également. Cette insatisfaction, nous l'assumons car nous n'imaginions pas que cette décision réjouirait plus les élèves que nous...

Cependant, il s'agit du moyen le meilleur que nous avons trouvé pour faire réaliser à la population la violence des attaques budgétaires contre l'école: augmentation du nombre d'élèves par classe, diminution du soutien scolaire, incapacité d'accueillir les élèves handicapés, personnel administratif surchargé, telles sont les solutions prônées par le nouveau projet de budget, que rêve d'empirer une partie des députés. Il faut à tout prix le faire savoir.

Mission accomplie donc, car le succès de notre mouvement ne se mesure pas à sa popularité (nous aurions été bien imprévoyants de croire que les élèves seraient ravis...), mais bien à la prise de conscience qu'il a suscité.

Honnêtement, je ne vois pas d'autre action qui aurait eu un pareil impact et s'il faut que je synthétise les réactions, personne ne nous a attaqués sur nos revendications, mais une part importante de la population, (et en particulier l'auteur d'une note particulièrement agressive à notre endroit), ignorait simplement les menaces pesant sur l'école et les a découvertes grâce à ce boycott.

Désormais, le débat qui s'ouvre n'est plus: "Êtes-vous pour ou contre le boycott ?" mais "Êtes-vous favorables aux diminutions de prestation de l'école et à la remise en question de la loi scolaire votée en 2009 ?"

Pour finir, on relèvera que jamais auparavant, le débat sur le sens de l'Escalade à l'école et sur le rôle de l'école comme pourvoyeuse de loisirs ne s'était tenu de façon aussi large et passionnée. Nos élèves ne sont manifestement pas des moutons dociles. Ils sont prêts à débattre. Tant qu'ils le font dans le respect des personnes et des biens, cela est réjouissant !

21:43 Publié dans Ecole, Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : escalade, boycott, drize, otages |  Facebook | |

25/11/2012

Lettre ouverte à un député libéral (parmi d'autres) en délicatesse avec la démocratie

Monsieur le député,

Comme vous, je n'ai pas l'habitude de jeter des noms en pâture et contrairement à vous, je m'abstiendrai de renier cette habitude en citant le vôtre.

Car, s'il faut parler de reniements, j'arrive progressivement à la conclusion que les représentants de l'ex-groupe libéral au Grand Conseil, dont vous faites partie, sont globalement interchangeables. Les fins observateurs objecteront certes que vos mesquineries et lâchetés diverses s'opèrent dans des champs sensiblement différents, en fonction des lobbies que vous défendez, il n'en reste pas moins que, à travers votre personne, c'est en fait à l'ensemble de votre députation que je m'adresse.

Les derniers mois vous ont permis d'utiliser différents stratagèmes, dont le point commun a systématiquement été votre affligeante peur du débat public et le refus du respect de l'esprit démocratique. Votre désolant spectacle nous ainsi récemment infligé les numéros suivants:

  • Le libéral bétonneur retardant à dessein la remise d'un rapport de majorité dans le but de contrarier des référendaires.
  • Le libéral vélophobe reprenant le même procédé pour empêcher le vote sur les vélib avant le printemps.
  • Le libéral schizophrène (fonctionnaire qui rêve de démanteler la fonction publique) dévoyant le projet de budget 2013 de son cheminement démocratique,
  • Le libéral ami des multinationales mélangeant la forme et le fond pour faire honteusement invalider une initiative, de peur que le peuple ne donne son avis
  • Le libéral maître-chanteur, conditionnant la prise de position de son parti sur un objet capital (la fusion des caisses de pension) à la position d'autres acteurs sur d'autres objets...

Tous ces éléments (manipulations dilatoires, refus du fonctionnement démocratique, peur du vote populaire, chantage) sont à l'évidence autant de preuves que votre parti usurpe depuis de longues années l'adjectif dont vous l'affublez et salit par là-même la mémoire de tous les vrais Libéraux qui ont construit notre État de droit et notre démocratie.

Dernière démonstration de ce détestable état d'esprit, vous avez, dans votre blog, remis en cause le mouvement de boycott initié par les enseignants d'un Cycle d'Orientation. C'est votre droit, même si les arguments avancés et les attaques aussi frontales qu'injustes envers ma collègue Salima Moyard, masquent à l'évidence votre malaise face à une action irréprochable, puisque consistant à travailler plus que ce qui était demandé, non pour défendre des « privilèges », mais bien pour contrer les incessantes attaques envers l'école et la fonction publique que vous menez.

La règle du jeu explicite de ces blogs veut que les commentateurs se doivent d'être courtois, concis et qu'ils signent leur intervention. Or il se trouve que, alors que vous n'avez manifestement pas hésité à publier un commentaire aussi anonyme qu'agressif, vous avez refusé de publier le mien et celui de ma collègue Salima Moyard qui respectaient pourtant scrupuleusement les règles énoncées plus haut.

Mesquinerie ? Sans doute ! Lâcheté ? Vraisemblablement ! Peur du débat ? Assurément ! Étrange, pour qui se voudrait être un élu du peuple, mais somme toute assez attendu de la part d'un membre d'un parti dont la dérive populiste et démocratophobe inquiète même certains de ses membres historiques, parmi lesquels son ancien président.

Pour nourrir le débat et permettre au lecteur de se forger une opinion, on trouvera ci-dessous une reconstitution de mon commentaire (je n'ai malheureusement pas gardé une copie exacte de l'original...) et de celui de Salima Moyard. Commentaires auxquels j'aurai le plaisir d'ajouter le votre, si toutefois vous daignez entrer dans le débat.

Veuillez recevoir, Monsieur le député, mes militantes salutations.

 

Mon commentaire censuré par vos soins

Votre texte attaque frontalement notre décision de boycotter la fête de l'Escalade et tente maladroitement de retourner l'adjectif « sournois » contre ma collègue Salima Moyard, dont vous semblez découvrir qu'elle cumule une vie professionnelle d'enseignante et une vie politique de députée.

Plus que jamais pourtant, j'assume l'emploi de cet adjectif :

Sournois, votre parti l'a été lorsqu'il a dévoyé le projet de budget 2013, en empêchant les autres groupes politiques de se prononcer dessus,

Sournois également, lorsque vous avez émis vos propositions ultra-libérales par voie de presse, hors de tout débat démocratique,

Sournois plus encore, lorsque vous suggérez que l'État renfloue trop sa caisse de pension, alors qu'il demande surtout aux générations futures de rembourser les parts patronales que l'État a économisées sur les générations passées.

Sournois, enfin, lorsque vous vous livrez à un odieux chantage sur une prise de position politique, que seules vos convictions politiques devraient dicter.

Je pourrais continuer, mais doutant de votre courage à publier ce commentaire, je me contente de renvoyer les hypothétiques lecteurs à une note plus complète à ce sujet : http://bit.ly/SXnbWO

Avec mes cordiales salutations militantes.

Julien Nicolet

 

Le commentaire de Salima Moyard, que vous avez également censuré.

Monsieur Cuendet,

Heureusement que vous n’êtes pas enseignant car vous semblez accorder bien plus d’importance au fait que les élèves puissent faire la fête une après-midi que de péjorer durablement et considérablement les conditions de travail de ces mêmes élèves.

Vous vous étonnez que soient lus par d’autres vos propositions et autres remèdes faciles à la dette cantonale que votre propre parti a créée, en étant systématiquement majoritaire au gouvernement et au parlement à deux exceptions près dans l’histoire récente ? Vous devriez plutôt vous en réjouir.

Rétablissons ensuite une contre-vérité : vous confondez porte-parole et assemblée décisionnaire. Les trois signataires dont je fais partie sont des membres du bureau de l’association des maîtres du CO Drize qui ont rédigé le communiqué de presse annonçant une position, elle, prise démocratiquement par l’assemblée des maîtres. J’ai, contrairement à d’autres, l’humilité de me placer là où est ma fonction, celle de représentation et non de dictatrice.

Que dire ensuite de votre conception de la démocratie, celle où la majorité de droite se croit toute-puissante et où les employés des services publics sont privés du droit d’expression, sinon que la satisfaction de ne vous savoir « que » député ? Et si le fait de servir par son travail la population (car les services publics, c’est bien cela, au cas où vous l’auriez oublié) devait ôter toute liberté de pensée, de parole et de critique, comment se fait-il que votre collègue de parti, Pierre Weiss, n’ait pas déjà renoncé à sa fonction à l’Université, à son salaire ou à sa caisse de pension provenant d’un Etat à vous entendre si mal gouverné, dispendieux et incapable ?

Votre parti tente par ailleurs constamment de corréler le budget 2013 au vote populaire du 3 mars prochain sur la fusion des caisses de pension CIA et CEH pour tenter au passage de couper encore dans les suppressions de prestations à la population. Ce lien est excessif, mais je vais vous faire une confidence : j’aurais voté la loi si les principaux amendements socialistes avaient été votés, ce qui n’a pas été le cas. Cette loi est mauvaise et j’ai voté contre pour indiquer ma conviction profonde. Je voterai par contre oui le 3 mars car je considère que cette loi, même mauvaise, est moins pire que le risque de liquidation et cette position est aussi celle de la FAMCO que je préside ainsi que du Cartel intersyndical de la fonction publique, notre faîtière. Vous pouvez bien dès lors gesticuler et menacer de ne pas voter pour la loi le 3 mars ; vous ne bernez personne car vous ne voulez pas non plus, et cela sera certainement notre seul point commun, la mise en liquidation des caisses de pension publiques car ce serait, outre la risée de la Suisse, une catastrophe pour les finances du canton avec les prestations légales de libre-passage à verser par l’Etat.

Pour terminer, revenons aux élèves qui sont chaque jour l’objet de toute mon action professionnelle. Priver nos élèves d’une séance de cinéma ou d’un moment de patinoire et - quelle horreur, à vous entendre ! - leur donner nos cours, seul métier qui est en définitive le nôtre ; voilà « le châtiment » dont vous parlez, alors que les seules choses « lamentables » dans cette affaire sont bien les propositions que vous et votre parti, majoritaire au parlement, avez faites avec 2 élèves de plus par classe et surtout le non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. Alors un enseignant pour une classe de 48 élèves au lieu de 24 ? C’est pour dénoncer cette attaque en règle contre les conditions de formation des élèves que les enseignants du CO Drize ont, modestement, à leur manière et sans nuire à l’enseignement de leurs élèves, décidé cette action symbolique. Si par contre vous pensez qu’il est possible d’enseigner avec qualité à 48 élèves en même temps, je vous invite à venir tenter l’expérience un matin au CO Drize… Vous serez ainsi confrontés aux réalités que vous semblez si mal connaître.

21/11/2012

Les maîtres du CO Drize décident de boycotter l'Escalade

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Longtemps après la fin des cours, les maîtres du Cycle de Drize se demandaient, mardi soir, quelle action leur permettrait au mieux de compléter les mouvements de manifestation du 29 novembre et de grève du 6 décembre.

En effet, face à la violence sournoise des attaques budgétaires du PLR et de ses alliés, la réaction de la fonction publique se devait d'aller au-delà de la manifestation et de la grève, malheureusement devenues habituelles en décembre...

Comment manifester notre écoeurement face aux sinistres manoeuvres visant à assécher l'État ? Comment montrer aux citoyens que les propositions du PLR sont en grave contradiction avec les engagements de leurs Conseillers d'État de plafonner le nombre d'élèves par classe et de respecter les termes de l'accord entre l'État et ses employés ? Comment le faire sans nuire à notre enseignement et à nos élèves ? Comment le faire de façon visible et différente ?

Après avoir envisagé et évalué plusieurs idées d'actions, l'AMDRIZE (Association des Maîtres de Drize) s'est mise d'accord sur un boycott des festivités de l'Escalade. Concrètement, il s'agit de refuser de participer à la demi-journée d'activités récréatives organisée par la direction, et de dispenser nos cours normalement. Il s'agit également de refuser de venir surveiller bénévolement - comme nous le faisons depuis de nombreuses années -  la disco du soir.

Évidemment, l'association entend faire connaître son action et a publié le communiqué de presse suivant:

FACE AUX PROVOCATIONS BUDGÉTAIRES, LES MAÎTRES DÉCIDENT LE BOYCOTT DES FESTIVITÉS DE L'ESCALADE AU CO DRIZE

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Carouge, le 21 novembre 2012

 

Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, les troupes du duc de Savoie, assistées de mercenaires félons, attaquaient sournoisement la République de Genève.

410 ans plus tard, les troupes PLR, assistées de quelques soudards opportunistes, s'en prennent à Genève en tentant d'asphyxier la République par des propositions budgétaires qui sont autant d'attaques envers les Genevois, avant tout les plus modestes d'entre eux. La manoeuvre est en tout cas aussi sournoise que celle du comte d'Albigny, puisque la Commission des finances a été littéralement dessaisie du projet de budget, alors que le PLR et l'UDC publiaient leurs desseins par voie de presse, sans oser prendre le risque du débat démocratique.

Comme en 1602, seules la vaillance et l'union nous permettront de mettre fin aux funestes espoirs des sinistres fossoyeurs de notre fonction publique. Et c'est l'AMDRIZE qui se propose de jouer les Isaac Mercier en faisant tomber la herse ce qui, l'espère-t-on, donnera le signal de la révolte.

L'heure n'est donc plus aux réjouissances et c'est pour cela que l'AMDRIZE a décidé de demander à tous les enseignants de refuser de participer aux activités festives organisées dans le cadre de la commémoration de l'Escalade, le 11 décembre prochain. Concrètement, les enseignants n'accompagneront pas les élèves dans les activités prévues par la direction de l'école, mais donneront leurs cours selon l'horaire habituel. Le soir, ils refuseront de participer à la surveillance de la disco.

Par ce geste fort, qui s'ajoutera évidemment à sa participation massive aux mouvements de manifestation et de grève des 29 novembre et 6 décembre, l'AMDRIZE entend manifester son profond écoeurement face aux attaques budgétaires et verbales dont est perpétuellement victime la fonction publique et, à travers elle, la population du canton.

Elle tient à rappeler que les partis concernés, largement représentés au Conseil d'État, entendent revenir sur des accords fondamentaux pour la qualité de l'enseignement, à commencer par le plafonnement du nombre d'élèves par classe, partie intégrante de la loi sur le Cycle d'Orientation largement votée en 2009,et maintenant remis en cause par les propositions du PLR et de l'UDC.

Par cette action, elle entend également limiter les nuisances pédagogiques causées par les actions syndicales, en proposant précisément de dispenser des heures d'enseignement qui avaient été supprimées pour cause d'activités annexes. Elle espère aussi porter le débat auprès de ceux qui font et feront notre République, à savoir les familles de nos élèves, qui ne manqueront pas de commenter cette action et d'en apprécier les raisons.

Nous sommes évidemment à votre disposition pour tout complément d'information.

 

Contacts:

Julien NICOLET, membre du bureau

Gabriel MOTA, membre du bureau

Salima MOYARD, membre du bureau


 


06/11/2012

PLR: L'effroyable machination !

On savait que les Libéraux rêvaient d'un autre monde, plus injuste, où l'État serait recroquevillé sur ses fonctions policières et juridiques. On savait que, en fonction des époques, ce rêve séduisait parfois les nébuleuses radicales et démocrates-chrétiennes qui gravitent autour de ce trou noir de la politique, paroxysme du néant auto-proclamé - Je veux que l'État dont je suis le représentant disparaisse ! -, dont la force gravitationnelle est parfois capable de dévoyer certaines formes d'humanismes et d'altruismes.

Les idées brouillées par ce maëlstrom, nous faisions mine d'oublier que la réalité est souvent moins poétique et que, pour parvenir à leurs funestes desseins, les archontes PLR n'hésitent pas à jouer les satrapes de fantaisie en tentant d'accomoder Machiavel à la sauce locale.

On peut résumer la farce tragique que ces apprentis Basam-Damdu sont en train de nous jouer en sept actes dont le prochain dénouement nous confirmera que, une fois les masques tombés, se révèlent à nos yeux de mesquines faces cupides d'arrivistes sans scrupule.

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01/11/2012

L'État auto-assureur, un mythe ?

Demandez à un haut fonctionnaire ou à un député auprès de quelle compagnie l'État de Genève assure ses biens, on vous répondra invariablement qu'il a fait le choix de s'auto-assurer, plutôt que de recourir aux services d'un assureur privé.

J'ai toujours estimé ce choix comme hautement louable, car il me semblait que, vu sa taille, l'État pouvait aisément lisser les différents sinistres affectant ses biens, en provisionnant régulièrement un fonds adéquat permettant d'indemniser les services touchés, tout en évitant les frais engendrés par la rapacité bien connue des assurances privées.

Le fait divers suivant m'a fait déchanter... et réaliser que si l'État s'auto-assure effectivement lorsqu'il s'agit d'absences de son personnel, cette auto-assurance n'existe vraisemblablement que dans les discours lorsqu'il s'agit de biens matériels...

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