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11/08/2014

La traversée de la rade, un projet illégal ?

On sait déjà que le projet de l'UDC de tunnel sous la rade mis aux voix le 28 septembre prochain est à la fois terriblement cher (2'500.- par résident genevois, y compris les enfants, et sans compter les intérêts et les coûts d'exploitation) et complètement inutile (les embouteillages dans les tunnels étant prohibés, un système de feux devra nécessairement reporter les bouchons en amont du tunnel...).32_subsidy2_grey.jpg

En revanche, on ne s'est pas encore posé, à ma connaissance, la question de la légalité du projet.

En effet, le 15 mai 2011, le peuple acceptait l'initiative 144, qui impose de tracer des pistes cyclables sur tout le réseau primaire et secondaire dans un délai de 8 ans après l'acceptation du plan directeur de la mobilité douce.

Or dans son délire pro-bagnoles, l'UDC indique explicitement que l'ouvrage sur lequel le peuple se prononcera sera "une liaison affectée au seul transport motorisé privé" (i.e. à l'exclusion des vélos, mais aussi des transports publics !).

Il ne s'agit peut-être que d'une incohérence parmi d'autres dans ce texte absurde qui vise à inscrire dans le marbre de notre Constitution le nombre de voies routières entre deux points du réseau, mais il ne serait pas inintéressant que des juristes se penchent sur la question au cas où, hypothèse que nous espérons improbable, les citoyen-ne-s se feraient gruger par l'alliance UDC-TCS...

18/05/2014

Transports genevois: un soupçon d'incohérence ?

A l'examen des résultats des votations genevoises, un observateur extérieur serait sans doute assez fasciné par l'incohérence de cette population qui, tout en râlant perpétuellement contre les tracas de mobilité, refuse obstinément d'ouvrir sa bourse pour financer leur résolution...

On a déjà eu l'occasion de s'exprimer sur le caractère démagogique de l'initiative sur les tarifs des TPG, essayons de comprendre le sens du refus citoyen de construire des P+R en France. Et là, on ne peut imaginer que trois hypothèses:

- Les P+R seraient de mauvaises solutions aux encombrements. Dans ce cas, il faut choisir entre le "tout voiture" (et ne plus se plaindre des bouchons) et le tout "transports publics" (et les financer, mais on décide simultanément de réduire leurs recettes). Mauvaise piste...

- Il faut construire ces P+R en Suisse et les financer intégralement. Soit, mais dans ce cas, ça coûtera cher, beaucoup plus cher, entre autre parce qu'on imagine mal les collectivités publiques françaises accepter d'en payer une partie... Sans parler de l'emprise sur notre territoire d'une telle solution... Mauvaise piste...


- Les pendulaires se débrouilleront bien sans infrastructure particulière. C'est déjà le cas dans certaines zones du canton. Le parking du terrain de sport des Cherpines, par exemple (cf. photo)IMG_20140518_164926.jpg, est squatté quotidiennement par des voitures de pendulaires progressivement repoussés là par les légitimes restrictions de stationnement aux Palettes et à Plan-les-Ouates. Les sportifs motorisés (!?) sont mécontents, les pendulaires doivent marcher jusqu'au premier arrêt de bus, la voirie n'est pas prévue pour un tel trafic. Il y a donc fort à parier que, là également, des zones bleues apparaissent, repoussant anarchiquement les voitures du côté de Perly ou Certoux... Mauvaise piste...

On en conclut donc que le corps électoral genevois transmet un message particulièrement brouillé aux autorités,... et que la tâche de Luc Barthassat sera des plus ardues, dès demain matin...

A moins que, par leur refus conjugué des bagnoles pendulaires et du développement des TPG, les électeurs aient souhaité promouvoir les autres moyens de transport, à savoir la marche à pied et le vélo (éventuellement électrique).

Rappelons qu'il y a trois ans, ils avaient accepté, une fois n'est pas coutume, un texte ayant trait aux transports, qui demandait précisément un développement rapide et cohérent des infrastructures de mobilité douce. Aujourd'hui, c'est la seule base démocratiquement acquise sur laquelle l'État peut durablement esquisser un plan de mobilité.

Il n'y a plus à tergiverser, le seul moyen que la population nous laisse pour gérer les flux pendulaires ne consiste plus à construire des pistes cyclables, mais à transformer des routes en voies exclusivement réservées à la mobilité douce !

14/05/2014

Un océan de colza... pour nourrir nos voitures !

En déplacement dans la Beauce, je m'attendais à voir des milliers d'hectares de céréales. J'y ai trouvé des étendues jaunes presque à l'infini... comme chez nous où, depuis quelques années, les surfaces consacrées à la culture du colza ont fortement augmenté.

Colza, Chancy, Genève, SuisseLes photographes et les promeneurs s'en réjouissent, mais s'interrogent. Les Européens seraient-ils pris d'une frénésie d'huile à salade ?

La réalité est un peu plus inquiétante, puisqu'un rapport de l'IFPEN (ex-Institut Français du pétrole), nous révèle que près des deux tiers des surfaces de colza en Europe sont utilisées pour la production d'un agrocarburant mal nommé "biodiesel".

En croisant cette information avec les données de la FAO, on réalise rapidement que plus de 5 millions d'hectares de terres européennes sont consacrées au colza-carburant, soit environ 5 fois la surface agricole utile de la Suisse !

Et pourtant, cet usage massif du sol européen ne permet de fournir que 5% du diesel (à l'exclusion donc des autres carburants et combustibles) consommé en Europe.

On se trouve donc face à un exemple représentatif des désastres causés par une approche purement technique des problèmes environnementaux:


- Le pétrole est non renouvelable ?

Fabriquons du pétrole renouvelable !

- Ces agrocarburants nécessitent des intrants chimiques polluants entrent en concurrence avec l'alimentation ?

Développons des filières innovantes "de deuxième génération" basées sur les déchets agricoles ou des plantes robustes poussant là où il est impossible de cultiver des aliments.

Mais, loin de ces réflexions, les acteurs économiques ont vite réalisé qu'il était plus rentable de nourrir les réservoirs que les estomacs et qu'il est bien plus aisé et profitable de cultiver du colza sur des terres riches que du jatropha dans le désert. La "deuxième génération" se rencontre donc bien plus souvent dans des rapports ou des conférences que dans nos réservoirs !

En attendant, le cours du maïs (utilisé massivement aux États-Unis pour produire de l'éthanol-carburant) explose et affame les Mexicains les plus démunis, et une marée jaune inonde chaque année les terres européennes, entamant progressivement nos capacités de produire notre propre alimentation et justifiant l'importation de denrées agricoles provenant d'autres continents...

02/05/2014

Transports publics: Luttons contre le sentiment de cherté !

Les transports publics, c'est un peu comme les cantines scolaires ou la météo à Lucerne: même quand ça ne va pas trop mal, la plupart des usagers continuent à râler...

Service déficient, lenteur, cherté... voilà les trois reproches les plus souvent entendus aux comptoirs de nos bistrots, assortis d'exemples aussi éloquents que singuliers, bien souvent exagérés d'ailleurs.

Puisque l'actualité nous invite à nous exprimer sur les prix des TPG (et des CFF également...), examinons avec objectivité la question et concluons que les tarifs des transports genevois ne sont pas exorbitants en regard de la qualité du service et des offres faites aux plus modestes, aux familles ou aux usagers fréquents:

- Tarifs senior et junior sur les abonnements. Abonnement annuel à 66.- pour les seniors les plus modestes.

- Reconnaissance de la carte junior des CFF (gratuité pour les enfants accompagnés jusqu'à 16 ans) et de l'abonnement 1/2 tarif (billet au tarif junior, soit 72% du tarif normal).

- Billet unique valable sur tout le canton, sur toute les compagnies de transport.

On est donc tenté de faire le parallèle avec les questions de sécurité, où la AVIVO, TPGperception négative du citoyen lambda n'est guère ébranlée par l'alignement de faits démontrant que la situation ne se péjore pas. Les attaques politiques sont d'ailleurs similaires, puisque l'affiche de l'AVIVO reprend mot pour mot la phraséologie du MCG... et son inclination à la propagation de contre-vérités.


C'est donc bien contre un sentiment de cherté qu'il faut lutter. Et là, il faut convenir que nos régies de transports rivalisent de maladresse: hausses des prix au pire moment, directions flottantes aux salaires pharaoniques, automates déficients, mesures tarifaires vexatoires*, communication désastreuse, P+R chers et distribués selon des critères peu cohérents,...

Pour lutter contre ce sentiment, il s'agit de mettre en évidence les solutions tarifaires favorables aux différents types d'usagers et leur donner l'impression de payer le prix le plus juste en regard de la prestation fournie. Quelques idées de pistes en vrac:

- Proposer la vente des cartes junior et des abonnements 1/2 tarif aux guichets TPG et SNGM (Plusieurs compagnies de transport le font déjà - PTT, CGN, TPF, BLS,...)

- Proposer même, comme le suggère une motion verte récemment déposée, la gratuité pour les enfants de moins de 16 ans accompagnés et la validité pour 2 des billets, le soir et les week-ends.

- Proposer des billets à 1/2 tarif (plutôt qu'à 72%) aux enfants et aux détenteurs d'un abonnement... 1/2 tarif.

- Étendre la validité de l'abonnement général et du 1/2 tarif aux lignes TPG sur territoire français.

- Augmenter à 2 heures (et, pourquoi pas, à 4 heures le soir) la validité du billet "Tout Genève", ce qui permettrait un aller et retour pour une course ponctuelle... ou de traverser effectivement le canton avec un seul billet. (Il faut tout de même compter 1h45 pour un Chancy-Monniaz!)

Des mesures de ce type auraient un impact réduit sur les finances des TPG et permettraient sans doute d'atténuer (ou d'anéantir) cette impression de cherté qui nuit à la fréquentation comme à la réputation des transports genevois.

La politique tarifaire des transports publics est à la croisée des chemins. Écartelée entre les requins qui rêvent de désengager les collectivités publiques, les gestionnaires qui imaginent des systèmes calqués sur le low-cost où l'on ne paierait jamais deux fois le même prix pour le même trajet et des râleurs qui hurlent à la fois contre les tarifs excessifs et une fiscalité prétendument trop élevée, elle doit relever le défi de maintenir et d'accroître l'excellence des prestations tout en convainquant un nombre croissant d'usagers de renoncer à leur véhicule à moteur...

Dans cette perspective, une acceptation de la très maladroite initiative de l'AVIVO serait un signal clairement négatif...

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* Dans ce domaine, la suppression, il y a quelques années, des quelques francs de bonus sur les Cart@bonus rivalise avec la surtaxe exorbitante sur les billets CFF achetés dans le train.

09/12/2013

TPG : Toujours plus lents ?

Soyons justes: Les TPG ont considérablement amélioré leur offre au cours des dernières années, malgré quelques décisions parfois plus que discutables.

C'est d'ailleurs avec une grande satisfaction que j'ai découvert il y a quelques semaines, que les lignes K et L, qui desservent la Champagne, seront prolongées dès le 15 décembre jusqu'au Stade de Genève, assurant ainsi la correspondance avec les CFF à Lancy-Pont-Rouge et la ligne 15 au Grand-Lancy. De même, le choix de contourner Bernex plutôt que de le traverser semblait judicieux, tant du point de vue de la rapidité que de la quiétude des Bernésiens.

C'est donc avec impatience que j'attendais les nouveaux horaires, histoire de savoir combien de temps nous gagnerions pour nous rendre dans les différents points de l'agglomération. Pestant à plusieurs reprises contre le site Internet, toujours muet sur les nouveaux horaires à 6 jours du changement, on m'a fait remarquer que les fiches-horaire étaient en fait déjà en ligne.

Et là, résultat consternant:

- Perte de 3 minutes sur le trajet du L Champagne - Onex/Pt-Lancy. Aucun gain pour le K.
- Perte de 5 minutes sur le trajet du L Champagne - Stade de Genève (il y avait une bonne correspondance avec le 22, par les Palettes).
- Perte de 8 minutes sur le trajet du L Champagne - Lancy-Pt-Rouge (il y avait une correspondance avec le 21 qui s'arrêtait devant la gare contrairement au L qui s'arrêtera au P+R Etoile).
- Et l'on peut ajouter la disparition de la liaison directe avec le centre de Bernex (avec la Poste par exemple, qui a presque disparu des campagnes...)...

Certains argumenteront que sur un trajet aussi long, perdre 3 ou 8 minutes est insignifiant et que, de toute manière, ce sont de mauvais contribuables (principalement des jeunes, des vieux et des pauvres) qui sont captifs des TPG dans la campagne. On leur répondra que, sans un service nettement plus direct, il est illusoire d'envisager un transfert modal conséquent et de faire diminuer la pendularité automobile.

Désormais, la gare Cornavin est plus proche de Palézieux ou d'Yverdon que d'Avusy et le temps de trajet Avusy-Stade de Genève est plus important que celui d'un Berne-Zurich...

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19/10/2013

Vignette: Pour 100 balles t'as plus rien !

vignette.jpg- Il paraît que tu vas voter contre la vignette à 100 balles !  T'es plutôt tendance UDC ou TCS ?

- Parce toi, que t'es pour la construction de nouvelles autoroutes, pour le deuxième tube au Gothard ?

- Non, mais tu dis cela parce que tu as déjà une belle autoroute de contournement. Tu penserais différemment si tu habitais à Morges ou au Locle.

- Bof, je ne me déplace qu'à vélo...

- On voit bien que tu n'habites pas le long de ces axes... Même les cyclistes souffrent du trafic de transit.

- Oui, bien sûr, mais c'est un autre combat, c'est le péage urbain, les rues piétonnes, etc...

- Mais là, il s'agit de faire financer les routes par ceux qui les utilisent, plutôt que de puiser dans les impôts de tout le monde.

- Ça ne tient pas ! Les routes sont déjà financées par le biais de l'essence et la RPLP. D'ailleurs Nuria Gorrite disait, dans 24 Heures, que si l'augmentation de la vignette était refusée, il faudrait augmenter le prix de l'essence. Pour moi, entre les deux solutions, c'est clair que je trouve l'essence plus juste...

- Mais tu sais très bien que si la vignette est refusée, ce sont l'UDC et le TCS qui tireront les marrons du feu... et qu'ils seront encore plus virulents pour lutter contre l'augmentation de l'essence... et là, ce seront les impôts qui financeront les nouvelles routes.

- ... ou alors elles ne seront pas construites.

- C'est un pari risqué. Surtout que l'idée de faire raquer les automobilistes devrait te réjouir. Tout ce qui augmente le coût de l'automobile est en faveur du report modal.

- Pas du tout, la vignette est un exemple de taxe stupide sur le plan écologique. Vu que c'est un forfait qui ne dépend ni de la distance parcourue ni même des émissions du véhicule. C'est au contraire une incitation à rouler plus une fois qu'on l'a achetée.

- Tout de même ça coûtera moins cher que les péages français, espagnols ou italiens.

- Évidemment, si l'on se compare toujours à ce qui se fait de pire, on est heureux de ce que l'on a. Car, concéder à des entreprises privées l'exploitation d'un service public aussi important que les autoroutes, les laisser se faire des fortunes scandaleuses sur le dos des usagers, tout en étant mêlées à toutes les affaires de copinage en matière de BTP, on a vu meilleur modèle.
D'ailleurs, les pays les plus avancés en matière de mobilité douce, les Pays-Bas, l'Allemagne, les Scandinaves ont tous des autoroutes publiques et gratuites, mais taxent plus que nous les carburants...

- Mais bon, 100 balles, ce n'est quand même pas grand chose, sur budget d'un automobiliste, non ?

- Alors là, je suis bien d'accord. Je me demande même pourquoi on en parle autant alors qu'il y a d'autres problèmes politiques plus importants... et plus coûteux. Décidément, dès qu'on parle de bagnole, les gens deviennent intarissables, alors qu'ils se fichent de leur caisse de retraite et ne participent même pas aux élections... En fait, cette histoire de vignette n'est qu'un écran de fumée pour nous cacher les vrais problèmes.

- D'ailleurs, ça fait plus d'un quart d'heure qu'on en cause... Sinon, tu votes quoi sur les autres objets, le 24 novembre ?

- Ah, il y a d'autres objets ?

01/04/2013

Tarifs TPG: ... et un coup de théâtre de plus !

L'histoire prend un cours parfois étonnant. C'est ainsi que les trolleybus BERNA 1965 vendus en 1991 par les TPG aux transports publics de Valparaíso (Chili) s'apprêtent à revenir circuler sur nos lignes... et ce malgré la décision judiciaire du 28 mars.

602_dock.jpgDe source sûre, mais encore confidentielle, nous pouvons confirmer qu'un important accord entre la société Trolebuses de Chile et les TPG a été signé mercredi dernier. D'un côté, une entreprise chilienne désireuse d'investir les importants dividendes acquis grâce à la hausse des cours du cuivre dans du matériel roulant moderne et spacieux  et, d'un autre, une régie genevoise qui se croyait, jusqu'à la décision de justice de jeudi dernier, contrainte de trouver de l'argent suite à la votations du 3 mars.

Depuis un certain temps, les Chiliens lorgnaient  sur les trolleys à double-articulation utilisés depuis 2004 sur la ligne 10 et se désolaient à l'idée 800px-TPG721.jpgque l'entreprise HESS ne compte plus réaliser de prototypes supplémentaires de ce modèle hyper-spacieux, utilisé uniquement par les TPG. C'est pourquoi, dès le 4 mars, ils contactaient notre régie pour lui proposer le rachat de ses 21 véhicules bi-articulés. C'est alors qu'a germé l'idée d'un échange impliquant le retour à Genève des vénérables Berna 1965, qui circuleront dès septembre sur les lignes 2, 10 et 19, qui auraient dû être supprimées sans ce miraculeux arrangement.

Le contrat ayant été signé 7 heures avant l'annulation du scrutin, une dédite n'est plus envisageable, ce d'autant plus que, rappelle-t-on du côté du DIME, il n'y a aucune garantie que "les citoyens votent mieux lors de la seconde votation."

Quoi qu'il en soit, c'est donc le soulagement du côté de la régie, qui peut donc assurer un service équivalent - à quelques minutes près -  pour des tarifs moins élevés. Soulagement de courte durée, car les 18 millions mis dans la balance par les Chiliens  (099 avenue argentina 96.jpgLes Berna seront en fait offerts), ne permettront, si le oui est confirmé, de tenir que 9 mois. C'est pourquoi les TPG sont toujours en quête d'échanges de ce type pour assurer leur équilibre financier à long terme.

Soulagement aussi de pouvoir maintenir, du matériel moderne sur la ligne 3, car il aurait été inconvenant que les résidents de Champel, défavorables au texte, "dussent circuler dans des véhicules vétustes", alors que les Verniolans et les Onésiens sont "de toute façon plus habitués à l'inconfort", à en croire un cadre du DIME.

Du côté de l'AVIVO, les réactions sont également très favorables, puisque le représentant contacté se rappelle avec nostalgie ces véhicules "bien mieux tenus que maintenant" et leur "boutons d'ouverture des portes en bakélite bien plus visibles que les LED de science-fiction actuels". Pas de crainte d'inconfort non plus, les marches à gravir et les sièges en plastique simili-bois n'ayant "jamais posé de problèsalon carro principal-600 1 048.jpgme à l'époque". On se réjouit même à demi-mot de faire découvrir le matériel d'antan aux "enfants gâtés de 18-25 ans qui se sont plaints suite au vote et qui n'imaginent pas comment comment était la vie dans le temps".

Il est à noter que pour permettre d'ajouter les kilomètres transatlantiques aux totaux du contrat de prestation, l'échange se fera sur sol chilien et que les horaires TPG des lignes 2, 3, 7, 10 et 19 seront légèrement modifiés en juillet et août. C'est donc l'horaire "jours feriés petites vacances" qui se sera en vigueur les "jours ouvrables grandes vacances" alors que "les jours feriés grandes vacances", ce sera l'horaire "dimanche de pâques, ascension et avant-veille du lundi de pentecôte" qui sera appliqué.

Un BERNA 1965 repeint en vert, ancienne et future propriété des TPG, circule dans les rues de Valparaíso. A 1'19, on remarque le panneau latéral "Crêts-de-Champel".


Toutes les photos et la vidéo sont tirées de l'extaordinaire blog http://trolleybusvalparaiso.blogspot.ch/ consacré aux Trolleybus de Valparaíso et du monde entier

21/09/2012

Pour des rues piétonnes en ville... et à la campagne !

Remarquable succès pour la journée "A pied à l'école" organisée par les Pédibus genevois ! Les responsables de ce qui est sans conteste une des actions les plus remarquables du "Penser global, agir local" ont aujourd'hui organisé des fêtes et des spectacles dans tout le canton.

ballons.jpg A Avusy, comme l'année dernière, une portion de route communale (parallèle à 150 m. de la route cantonale...) a été fermée au trafic, pour la plus grande satisfaction des enfants qui se sont approprié ces quelques décamètres de bitume.

Sans surprise, les parents - ainsi que les autorités locales, puisque le Maire et un Conseiller Administratif ont participé à la manifestation - ont constaté à quel point le chemin de l'école gagnait en plaisir et en sécurité, lorsque les enfants-piétons et les enfants-cyclistes ne sont pas sans cesse dérangés (voire mis en danger) par les parents-chauffeurs.

Vive le Pédibus, vivent les rues piétonnes !

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