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06/07/2017

A l'ouest d'Eaumorte, il n'y a plus rien... (ou presque)

A l'ouest d'Eaumorte, petite station-service sur la route de Chancy, vivent près de 8000 Genevois, sur une trentaine de kilomètres carrés.

Chaque année, de nouveaux logements y sont construits et de nouveaux résidents viennent s'y établir, chassés par la crise du logement en ville ou attirés par la rude beauté du Far West genevois.

Et beaucoup, lorsqu'ils y arrivent, s'ét_MG_5657.jpgonnent de l'absence presque totale de services. Dans ces cinq communes, on ne trouve qu'une seule boulangerie - la meilleure du canton sans doute -, deux épiceries, aucune banque, aucun distributeur de billets... et, pour se consoler, quelques excellents restaurants et une vie villageoise souvent dynamique.

Autant dire que, dans ce désert, la Poste joue un rôle important pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se rendre à Bernex ou en ville dès qu'il s'agit de retirer 100 francs, d'acheter 2 timbres ou de faire ses paiements.

Pourtant, malgré la croissance démographique, les bureaux de poste ont disparu un à un... A chaque fois remplacés par des offices aux services atrophiés.

Et voilà que la Poste annonce la disparition de son dernier bureau à l'ouest de Bernex, celui d'Avully...

Une mobilisation semble naître pour le défendre, car, au-delà des services offerts par la poste d'Avully, c'est la désertification de l'ouest genevois qui se joue là. Car, pour les petits commerces, la présence de la poste ou d'une banque est essentielle à la conduite des affaires au quotidien.

Dans le même temps, les trois communes frontalières, côté savoyard, proposent chacune une poste et plusieurs banques et, évidemment, des petits commerces dynamiques et attrayants.

Il ne sert à rien d'accuser le franc fort, les horaires d'ouverture ou le dumping salarial lorsque les consommateurs passent la frontière, il faut commencer par demander aux services publics, et la Poste en fait incontestablement partie, d'assumer sa mission, y compris dans les marches de l'Helvétie...

01/04/2017

Tarifs des TPG - bientôt easyBus ?

"Au DETA, on a toujour un coût d'avence !" L'oeil pétillant  de notre ministre des transports s'illumine, lorsqu'on évoque la votation du 21 mai prochain et sa probable troisième défaite d'affilée en matière de tarifs TPG...

Cela fait en effet plusieurs semaines que les économistes du département planchent sur une solution de tarification équitable et rémunératrice, en cas de refus populaire. Leur réflexion a été guidée par un constat fait par tous: C'est lorsqu'il y a le plus de trafic que les usagers des TPG sont les plus nombreux à se déplacer.

Cela génère d'inévitables ralentissements, les horaires ne sont plus tenus et la situation s'aggrave à chaque diminution de la cadence, au point que la fluidité du trafic des motos circulant sur les voies de bus s'en trouve affectée.

easytpg.pngLa solution proposée s'inspire d'un modèle économique plusieurs fois éprouvé. Il s'agit simplement de moduler les tarifs en fonction de la fréquentation.

Et, comme souvent au DETA, les choses ne traînent pas. Le bon sens est un outil qui permet de se dispenser de toute analyse inutile et c'est donc dès aujourd'hui qu'il est possible d'acheter des billets à prix modulable sur le site des TPG et les applications mobiles.

Sans surprise, comme nous l'avons testé pour vous, vous payerez bien moins cher si vous utilisez les lignes périphériques aux heures creuses. Nous avons même pu obtenir un billet à quelques centimes pour parcourir la ligne 43 à 7h00.

En revanche, vous seriez mal inspirés si vous vouliez traverser le centre-ville aux heures d'affluence. De fait, la marche à pied ou même le taxi pourraient s'avérer plus intéressant, puisque le prix des billets pourra approcher les 20.-

Ce système coexistera avec les billets ordinaires jusqu'au 21 mai, puis le remplacera, en cas de refus populaire de la proposition de hausse des tarifs. Il ne s'agira formellement pas d'une hausse, puisque le prix moyen des billets proposés ne dépassera pas les valeurs fixées dans la loi actuelle.

On se souvient que les TPG avaient voulu imiter les réseaux de métro des plus grandes villes lorsqu'ils aeasytpg2.pngvaient réorganisé leurs trams en 2011. Une nouvelle étape est franchie, puisque c'est désormais, ce sont les compagnies aériennes qui sont utilisées comme référence.

Et le DETA ne compte pas s'arrêter là, dès le 1er avril 2018, les bagages de plus de 8 kg devront être enregistrés la veille et les passagers seront invités à passer un rapide contrôle de sécurité a

 

vant d'embarquer dans les véhicules.

 

 

 

 

 

 

17/10/2016

TPG et Champagne: la douche froide

bus TPG, Avusy, Champagne, brouillard, TPG

AVANT DE LIRE CE TEXTE: Aux dernières nouvelles, le problème semble réglé. Il s'agit apparemment d'une erreur de communication des TPG. Cela étant, Luc Barthassat lui-même a confirmé vendredi qu'il ne valait pas la peine d'améliorer la desserte de la Champagne, vu la faible demande. Il m'est donc impossible de savoir ce qu'il s'est passé entre vendredi matin et lundi après-midi.

La Champagne, quart sud-ouest du canton, avait de bonnes raisons de se réjouir des futures améliorations du réseau TPG. En effet, vivant dans une sorte de trou noir des transports publics, les usagers du bus, la plupart étudiants ou retraités, pouvaient raisonnablement penser qu'un jour, la gare Cornavin, distante de moins de 15 kilomètres, pourrait peut-être être atteinte en moins d'une heure.

Une nouvelle ligne devait voir le jour, qui permettrait de raccourcir - un peu - le trajet des 3'500 habitants de Chancy, Avully et Avusy. Les autorités communales assuraient que tout était réglé, y compris les derniers détails techniques (notamment la boucle permettant à la nouvelle ligne L de rebrousser chemin à Athenaz).

Dans le même temps, le DETA annonçait vouloir fermer les douanes entre la Champagne et la Haute-Savoie, aux heures de pointe. La mesure semblait excessive, mais pouvait au moins être interprétée comme un accompagnement de l'amélioration de l'offre des TPG, dans le but de limiter réellement le trafic automobile.

Dans le même temps, la population votait une limitation des déductions fiscales pour déplacements professionnels, à hauteur de l'abonnement TPG. Et on se disait que, en bonne logique, l'Etat allait proposer à ses contribuables des solutions de transports publics efficaces, même pour les résidents du Far West genevois.

Vendredi dernier, jour de publication du nouveau réseau, aurait dû être un jour de fête en Champagne. Las, les usagers des TPG (et ceux qui envisagent depuis longtemps de le devenir quand l'offre sera améliorée) sont tombés des nues. Sur les 19 pages présentant les nombreuses nouveautés du réseau, aucune ne concerne la Champagne, alors que dans le même temps, la rive gauche, tout aussi périurbaine et à l'habitat nettement moins dense, se voit gratifiée de 3 lignes express...

Contactées, les autorités d'Avusy semblent ne pas même avoir été mises au courant par les TPG et le DETA du renoncement à la nouvelle ligne Avusy-Cartigny-Bernex.

Que s'est-il passé? Le lobbyisme n'a-t-il pas été assez intensif ? Les communes de Chancy et Avully votent-elles trop à gauche (ce qui n'est d'ailleurs pas le cas d'Avusy) pour mériter que l'on s'intéresse à elle ? Faut-il avoir des députés PLR résidents sur sa commune pour que les TPG s'intéressent à elle ?

En attendant des explications, il serait bon que la société civile des communes concernées réagisse rapidement. Je collabore volontiers sur un projet de pétition (ou d'autre action). Les intéressé-e-s peuvent me contacter dès maintenant.

02/12/2015

De la volupté d'être élu

Les quelques mois que j'ai passés au Conseil Municipal d'Avusy m'ont valu quelques séances un peu houleuses, quelques succès d'estime et... deux délicieux repas fort bien arrosés, dans les deux excellents restaurants de la commune, offerts comme il se doit, par le contribuable. On peut y ajouter un très joli cadeau de départ et, évidemment, des jetons de présence constituant nettement plus qu'un défraiement.

Je n'ai pas boudé mon plaisir et ai accepté sans arrière-pensée ces cadeaux, comme j'ai accepté, l'autre soir, de piocher avec délices dans le buffet nems-champagne à gogo servi, dans un café Universal privatisé pour l'occasion, aux députés et aux membres des conseils d'administration des régies publiques à l'issue de la représentation spéciale de la Revue. J'y étais gentiment invitée par une amie députée qui a reçu, comme tous ses collègues, deux billets gratuits (vestiaire compris !).

Ces agapes et petits cadeaux ne pèsent pas lourds dans les comptes publics et sont nullement responsables de l'accroissement de la dette. Il n'empêche qu'ils donnent aux élu-e-s, y compris à l'échelle municipale, un sentiment très particulier, largement partagé de la gauche à la droite: Puisque je suis élu à de nobles fonctions, il est parfaitement normal que l'Etat se plie en quatre pour moi et, surtout, me permette d'accéder gratuitement à de menus à-côtés dignes de mon rang.

0ec9f72744.jpgCe sentiment est parfaitement incompatible avec la morgue avec laquelle ces mêmes élu-e-s traitent la fonction publique.

Conseiller municipal, lorsqu'il s'est agi de voter le statut du personnel communal, j'ai dû ferrailler, face à des collègues qui alignaient des poncifs complètement hors de propos sur des employés qu'ils côtoyaient pourtant quotidiennement. Avusy étant une petite commune, l'entier de sa fonction publique est connue personnellement des élus !

A l'échelle cantonale, c'est encore pire. On l'a vu cette semaine, ce sont ceux qui s'apprêtaient à envoyer en "camp de ski" le Grand Conseil in extenso dans un palace de luxe à Gstaad qui tiennent les propos les plus dénigrants, les plus décalés et les plus vils sur les vrais serviteurs de l'Etat.

Il va sans dire que, en bientôt dix ans d'enseignement à Genève, je n'ai jamais reçu le moindre repas, le moindre voyage ou spectacle gCapture du 2015-12-02 02:14:58.pngratuit en dehors de l'exercice strict de mes fonctions. Au point que c'est à nous de payer notre billet TPG lorsque nous accompagnons des classes au théâtre ou au musée !

Cette année, comme d'habitude, le repas de Noël est organisé par une équipe de collègues... et financé intégralement par nous.

Cela est parfaitement normal, il est peut-être temps que nos chers députés en prennent de la graine !

23/08/2015

Pendant les vacances, les cycles d'orientation auront gaspillé 92'000 francs d'électricité !

Demain, de nouvelles volées d'élèves enthousiastes sortiront les bâtiments scolaires de leur léthargie estivale. Certes, quelques adultes, secrétaires, techniciens, enseignants ont fréquenté leurs couloirs vides pendant l'été, se croisant de loin en loin. Pas suffisant pour donner une vraie vie à ces écoles privées d'élèves.

En fait, seuls les compteurs d'électricité ont continué à fonctionner comme si de rien n'était...

L'outil "webnergie", proposé par les SIG, permet de consulter les courbes de charge et les consommations de plusieurs bâtiments publics. Son usage n'est pas très convivial, mais il permet de constater que, sur les 17 cycles référencés, la consommation quotidienne d'électricité en juillet était de 297 kWh/jour par bâtiment, l'éqCapture du 2015-08-23 15:03:58.pnguivalent de 30 ménages... ce qui débouche sur une facture de 92'000.- pour l'ensemble des 20 cycles en juillet-août !

Alors oui, les périodes d'enseignement sont un peu plus gourmandes en énergie, mais de peu puisqu'on constate qu'un cycle en vacances consomme plus de la moitié de l'énergie utilisée pendant des périodes d'enseignement. Le tableau ci-contre permet de comparer la consommation de juillet et de mai 2015 des 17 CO référencés.

On pourrait penser que les quelque 10 à 20 personnes travaillant dans les bâtiments pendant l'été sont de gros consommateurs d'électricité. Ce n'est manifestement pas le cas, la consommation ne baissant pas significativement pendant les week-ends.

On pourrait aussi mettre en cause la vétusté des bâtiment. Là aussi, on se tromperait, puisque les moins gourmands (Marais, Golette, Pinchat) datent de 1965-66, alors que les bâtiments récents (Drize, Seymaz et surtout Montbrillant) consomment bien plus.

Un groupe de travail du CO Drize s'était penché sur la question en 2012 et avait réalisé que la complexité de la gestion de la domotique faisait qu'il semblait déjà impossible de modifier certains automatismes, alors que le bâtiment n'avait que 3 ans. Ainsi certaines lumières s'allument sans raison la nuit, certains appareils se mettent en marche automatiquement à 7 heures du matin, même le 23 juillet (date de la courbe de charge présentée ici !).

Capture du 2015-08-23 15:02:05.png

Les contacts pris avec des responsables des bâtiments (c'était à l'époque le DCTI...) n'avaient débouché sur aucune action efficace et, trois ans plus tard, le bâtiment continue à consommer lorsqu'il est vide... Or, sur une année, les élèves n'occupent le bâtiment que 20% du temps !

 

15:18 Publié dans Energie, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/04/2015

Le Conseil d'État va délocaliser le jet d'eau !

Coup de sac dans le monde du tourisme genevois: l'annonce du Conseil d'État, lors de son point-presse de ce matin, de la suppression définitive du jet d'eau, dès le 1er juin de cette année, dans le cadre d'un projet ambitieux de recomposition de la carte touristique cantonale.

Ahmed Pirque-Lemal, coordinateur du projet, réfute catégoriquement le terme de suppression. "Il s'agit en fait d'une réorganisation ambitieuse de la carte touristique. Le jet d'eau actuel sera remplacé par une douzaine de jets délocalisés dont le débit total sera supérieur au jet d'eau actuel, ce qui représentera un potentiel d'attraction touristique plus important qu'aujourd'hui".

Genève, touristes, carteLa cause de ce bouleversement ? Les inégalités criantes dans la répartition des touristes à Genève d'une part, et l'intolérable éclatement des sites d'intérêt qui contraint le visiteur pressé à parcourir pas moins de 7 lieux différents (jet d'eau, horloge fleurie, cathédrale, mur des réformateurs...) situés parfois à plus d'un kilomètre les uns des autres. Et sur ce point, le jet d'eau est indéniablement l'attraction la plus excentrée, ce qui ne pouvait déboucher que sur sa suppression. La carte produite pour le Programme Organisationnel Interdépartemental pour la Saturation des Sites à Opportunités Naturelles est sans appel.

Le projet, imaginé par le bureau d'urbanisme lituano-québécois Šferāk&Légaugaux, propose une "déclinaison séquentielle urbanistique novatrice, polycentrée et multidurable" qui a séduit d'emblée les experts locaux. Ainsi la déclinaison des parcours touristiques se fera en trois versions:

  • Une séquence "Genève vite fait bien fait": Une halle de Palexpo sous douane présentera aux touristes à hautes exigences spatio-temporelles des fac-similés des principaux monuments genevois, ce qui leur permettra de prendre quelques clichés avant de repartir en avion visiter une autre métropole.

  • Une séquence "Genève dont vous rêvez", articulée autour de l'horloge fleurie, ou un mini-jet d'eau facilitera le travail des photographes amateurs, la disproportion entre la taille du monument et du visiteur photographié étant moindre qu'actuellement.

  • Une séquence "Genève exigeante", qui proposera des visites à haute valeur ajoutée où l'équilibre entre les aspects monumentaux, culturels et patrimoniaux sera particulièrement soigné. Dans cet objectif de rééquilibrage monuments/culture, une série d'incunables sera par exemple mise en libre-accès pour les badauds, par la Fondation Bodmer, sur l'esplanade de Baby-Plage. Chacun de ces highlights sera articulé autour d'un mini-jet d'eau symbolique. La carte interactive (on peut même cliquer sur les jets d'eau !) ci-dessous présente quelques sites suitables pour un développement touristo-centré.



Cette révolution plaira-t-elle aux vendeurs de glaces et de souvenirs pour qui le jet d'eau actuel est une source de revenus indéniable ?

« Sans doute pas, répond A. Pirque-Lemal, mais il faut bien comprendre que ces gens bénéficient d'une rente de situation particulièrement inéquitable, et que, une fois l'émotion bien compréhensible passée, ils réaliseront que les vendeurs de glaces et de souvenirs de Bernex, Plan-les-Ouates ou Thônex ont également le droit de disposer d'un accès au marché. Le sentiment de solidarité prédominera, j'en suis certain ! ». Et d'ajouter que ce n'est pas la première fois que l'État déplace le jet d'eau, puisque jusqu'en 1891, il se trouvait au bâtiment des Forces Motrices et qu'alors, son déplacement aux Eaux-Vives n'avait soulevé aucune protestation.

11/03/2015

La jeunesse, ses écoles et le mépris de l'État...

Décidément, l'État méprise souverainement la jeunesse.

Nous l'avions déjà dit, les jeunes en formation, les frais diplômés, sont les victimes systématiques des politiques libérales de fiscalité allégée et de diminution des effectifs dans les entreprises, publiques comme privées... et ce ne sont pas les quelques gadgets aux couleurs criardes que l'État leur lance pour les apaiser (skate-parks, lieux de fête, spots de promotion ou de prévention divers, ) qui changeront grand chose à ce souverain mépris...

L'épisode des chaises musicales entre écoles n'est qu'une étape supplémentaire dans cette triste dérive.

Au-delà des options politiques, ce qui frappe, c'est l'unanimité du spectre politique dans ce positiMaster_STER_Nassar_Polytechnique.jpgonnement hostile à une politique de la jeunesse qui soit autre chose qu'un argument électoral.

La droite, évidemment, qui ne vote pas, année après année, les lignes budgétaires qui permettraient de créer des lieux d'apprentissage et d'émancipation. Mais la gauche également, qui, aux rênes du DIP n'a pas réussi à imposer l'urgence d'une planification scolaire qui tienne compte de la démographie. La gauche aussi, qui, au niveau de la Ville, n'a rien fait pour débloquer le projet de l'ECG de Frontenex sur un site occupé par un club d'automodélisme, hobby certainement plaisant, mais peu comparable avec la nécessité d'instruire notre jeunesse.

Le corps électoral n'est pas en reste, puisque, malgré tout, il continue à élire les mêmes et à voter au rebours du bon sens... et, lorsqu'il s'avise de changer d'avis, les nouveaux adoubés sont encore pires que les précédents. Rappelons en effet que le MCG, coqueluche autoproclamé des quartiers populaires est le seul parti se caractérisant par l'absence complète de programme culturel... si, si...

Aujourd'hui, la coupe semble déborder. On ne vide pas des milliers d'élèves sur un seule décision technocratique. Les enfants sont choqués, les parents outrés et les enseignants remontés.

Le cocktail est explosif et, de pétitions en arrêts de travail et de grèves en blocages, il y a fort à parier que l'État – et il ne s'agit en l'occurrence pas que du DIP* – soit contraint de revoir sa copie et de trouver des solutions d'urgence plus convaincantes à la pénurie, très réelle, de places pour les élèves de l'ECG. Il y a, on le disait déjà il y a trois ans, des terrains et des bâtiments disponibles dans notre canton, et les solutions existent pour qui accepterait de mettre l'éducation en tête des priorités...

Espérons donc que l'incroyable mouvement qui se crée en ce moment puisse permettre de trouver une solution plus ou moins pérenne à cette catastrophe démographico-scolaire.

Espérons surtout que, dès les prochaines élections, les bulletins permettent d'élire des candidats dont l'horizon politique ne soit pas borné par l'obsession de la fiscalité, des candidats qui, défendent sans ambiguïté des projets concrets pour l'instruction et l'émancipation des natifs des années 2000... Ils ne sont pas nombreux...

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*Il faut tout de même rappeler que la gestion des bâtiments scolaires n'incombe pas au DIP, mais au DF de S. Dal Busco (et, précédemment, au DU de F. Longchamp et au DCTI de Mark Muller !)

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01/02/2015

LIPAD, BD et clichés de genre: un peu de transparence... et beaucoup de stéréotypes !

"LIPAD", ainsi se nomme un des sésames les plus précieux de notre République. Utilisée au quotidien par les journalistes et les élus, cette loi est malheureusement méconnue du grand public.

Et pourtant, elle cumule les vertus, puisqu'elle prétend à la fois nous protéger contre les pratiques fouineuses de l'État et qu'elle contraint le même État à nous transmettre - sans que la demande soit motivée - toutes sortes d'informations sur son fonctionnement.

C'est par exemple la LIPAD qui a permis la radiation de la mention de la religion sur les fiches-élèves, problème que nous avions eu le plaisir de soulever en 2012, c'est la LIPAD qui a permis également d'éviter que des tiers (parents, professeurs d'Université...) aient accès à des données privées d'enseignants dans le cadre de leur procédure de nomination.

Le préposé à la protection des données a donc mille fois raison de vouloir faire connaître le plus largement possible cette loi, en la faisant mettre en images par le talentueux Buche, le père de Franky Snow.

Malheureusement, à la lecture du résultat, on déchante vite... Au-delà d'un scénario plutôt faiblard, on se retrouve, dès la troisième page, face à une accumulation de clichés de genre, clichés contre lesquels le même État s'évertue de lutter à force de campagnes de communication coûteuses sinon efficaces...

A quoi servent les journées "Futurs en tous genres" et tout le travail du Bureau de promotion de l'égalité, si, dans le bureau d'à côté, on finance une BD où l'on apprend que les députés, le juges, les profs d'Uni et les mécaniciens sont des mecs, alors que les filles ne peuvent aspirer qu'à devenir réceptionnistes ou auxiliaires de crèche... ?

 

Capture du 2015-02-01 22:27:23.png



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