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16/09/2014

Les jeunes, ne restez pas en rade !

Le sondage du jour de la Tribune a beau souffrir d'importantes lacunes scientifiques, il n'en est pas moins inquiétant. Il laisse en effet à penser que l'ahurissante initiative de l'UDC aurait des chances de succès le 28 septembre prochain. Comme l'explique fort bien Marc Bretton, le panel de votants de la Tribune est plus représentatif que le corps électoral dans son entier pour la simple raison que les jeunes votent moins que leurs aînés, comme le montre le graphique ci-dessous, basé sur les votations 2013.

tableau-participation-2013.jpgAutrement dit, vous, les jeunes, qui, par choix ou par obligation, circulez à pied, à vélo ou en tram, vous vous apprêtez à offrir une infrastructure d'un autre âge à des votants dont l'espérance de vie est parfois inférieure au délai de réalisation du tunnel en question.

Tout cela par refus de participer au scrutin.

Au vu du niveau du débat, au vu de la mauvaise volonté à mettre en œuvre les décisions populaires, on peut comprendre le désintérêt de certain-e-s d'entre vous.

Mais là, on a affaire à du concret. On a affaire à des gens qui croient encore qu'il est possible et souhaitable de circuler partout et à toute heure en voiture. On a affaire à des lobbys qui, par leur propagande hors de prix, rêvent de puiser pendant des décennies dans vos impôts pour remplir les poches des bétonneurs. On a affaire à des vieillards qui prétendent que la Perle du Lac ou le Parc des Eaux-Vives, ce n'est pas le centre-ville...

C'est vous qui ferez la différence. C'est grâce à votre vote que vous pourrez investir ce milliard dans vos instituts de formation, dans les écoles de vos futurs enfants, dans le développement des transports publics, bref dans une Genève ouverte, saine et agréable à vivre.

Refusons d'endetter les générations du futur pour un projet du passé. Votons NON à la traversée de la rade !

10/09/2014

TVA au resto: L'addition, c'est pour vous !

Campagne plutôt habile des patrons de restos, qui tentent ces jours de nous faire avaler leur réforme de la TVA. Voilà pourquoi le menu du jour sera consacré aux multiples raisons qui imposent un NON sans hésitation à un texte potentiellement dangereux pour notre équilibre fiscal.

En entrée, précisons que la TVA est un impôt séduisant, car aisé à percevoir, mais fondamentalement anti-social, puisque chacun, quels que soient ses moyens, la paie au même taux. Pour compenser ce travers, dans la plupart des pays, on a imaginé un système taxant de façon réduite les produits de première nécessité. En Suisse, le taux réduit est à 2,5%, moins du tiers du taux normal (8%). Il ne s'applique effectivement qu'aux biens et services jugés essentiels à tous: les biens alimentaires et les boissons sans alcool, les médicaments et les biens culturels. Rappelons aussi que l'initiative ne demande pas, comme le suggèrent les affiches, une égalisation du taux de TVA entre les fast foods et les restaurants traditionnels, mais un passage de la TVA de la restauration au taux Gastronomie_-_Beaume_de_Venise_&_Flan_Citron_-_Framboise.jpgréduit.

En plat principal, il convient donc de se demander si le restaurant correspond à un besoin de première nécessité. Il semble aller de soi que ce n'est pas le cas. Preuve en est qu'une part importante de la population ne s'y rend que rarement, ou même jamais. Les bistrotiers tentent de nous faire croire le contraire en affirmant que nous mangeons de plus en plus fréquemment hors de notre domicile. Ce n'est pas faux, mais ces repas sont le plus souvent - notamment chez les moins fortunés - pris sous forme de pique-niques préparés à domicile. Pas plus de raison économique donc de baisser le taux de TVA de la restauration que celui des opérateurs de téléphonie ou des ferblantiers-zingueurs.

Le dessert consistera en un simple réflexion arithmétique. Si ce texte devait passer, l'État devrait compenser l'énorme perte fiscale (env. 750 millions) par une hausse du taux réduit (qui devrait passer à 3,8%). Autrement dit, pour favoriser les restaurateurs et leurs clients les plus assidus (pour autant que la baisse soit répercutée sur leur addition...), vous devriez payer plus cher vos aliments quotidiens, vos journaux et vos médicaments. Et vous et moi, qui n'allons au restaurant que quelques fois par mois, nous retrouverions avec une addition nettement plus salée...

Pour le café, on avouera que l'argument de l'équité entre les plats à l'emporter et la restauration est percutant. Mais il s'effondre dès lors que l'on sait que GastroSuisse n'est pas entré en matière sur la seule réforme qui faisait sens du point de vue fiscal: La hausse à 8% de la TVA sur la restauration à l'emporter.

Certains ont prétendu qu'il est difficile de distinguer formellement une denrée alimentaire d'un plat à l'emporter. Comment faire, par exemple, la différence entre un pain au chocolat et un panini au jambon de Parme ? Il me semble que, si l'on revient à l'esprit du taux réduit, on pourrait n'y inclure que les aliments bruts - légumes, viandes, fruits - et les préparations simples et traditionnelles - pains, pâtes, semoules - alors que chacun admettra que les pizzas, qu'elles soient congelées dans un supermarché, vendues à la sauvette sur un carrefour ou cuites au feu de bois n'ont aucune raison d'être taxéesà 2,5% !

Votons donc NON à l'initiative de GastroSuisse et rappelons aux restaurateurs que, si leur branche connaît de réelles difficultés, l'État a d'autres moyens pour la soutenir que de puiser dans la poches des moins fortunés.

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07/09/2014

MCG: La Mémoire Courte des Genevois !

Rappelez-vous, c'était il y a 4 mois à peine. Le MCGc13197ede4a83942ff3460e768.jpg vous affirmait que le canton n'avait plus assez d'argent pour se payer quelques P+R. Aujourd'hui, sans vergogne, il est prêt à puiser dans vos impôts pour financer un projet 400 fois plus cher !

Orwell avait décrit un monde totalitaire où le héros avait la charge de réécrire en permanence le passé pour l'adapter aux évolutions idéologiques du parti.

Sans le savoir, le MCG adapte à sa sauce ce modèle et fait sienne l'une des autres lubies de "Big Brother", pondre les oxymores les plus outranciers. On se souvient des slogans de 1984: "La guerre, c'est la paix !", "La liberté, c'est l'esclavage !" ou le très MCG "L'ignorance, c'est la force !".

L'affiche placardée ces jours ajoute à cette liste deux images dont les contradictions soigneusement mises en scène évoquent délicatement l'enfer politique orwellien:IMG_20140907_175159.jpg

- La pollution, c'est l'air pur: Certes, de remarquables progrès techniques ont rendu les moteurs moins polluants. Malheureusement, ces gains sont annihilés par l'augmentation des kilomètres parcourus et, on le sait, les grandes villes, parmi lesquelles Genève, étouffent sous les particules fines dès qu'un anticyclone s'installe quelques jours. La voiture pollue encore, et la pollution tue toujours...


- La voiture, c'est la légèreté: Précisément
, c'est son poids disproportionné (et sa vitesse déraisonnable) qui rend la voiture aussi gloutonne en énergie. Comment justifier rationnellement devoir déplacer 2 tonnes de ferailles pour transporter 70 kg d'humain ? Pas de miracle, on pourra améliorer toujours améliorer le rendement des moteurs, l'énergie nécessaire à faire rouler 2000 kg à 100km/h sera toujours gigantesque*.


Heureusement, les bulles de l'affiche évoquent délicieus
ement le sort de tout objet mal conçu immergé dans un liquide... Il prend l'eau de toutes parts ! A moins que le lancer de ballons imaginé par le graphiste présage d'une ville enfin libérée de l'emprise pétaradante de la bagnole !

Refusons dons la phraséologie MCG et votons NON à la traversée de la rade !

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*Pour les amoureux des équations, on rappelle d'un litre d'essence procure environ 10 kWh d'énergie (dont seuls 30-40% sont transformés en mouvement). Autrement dit, 250 litres d'essence équivalent à la consommation électrique annuelle d'un ménage (le mien par exemple). Cela correspond à 3'500 km pour une voiture consommant 7l/100. Autrement dit, un ménage standard consomme en 2-3 mois de route ce qu'il consomme en une année d'électricité... Il est donc bien plus efficace de rouler à vélo que de s'acheter un frigo A++ !

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05/09/2014

Aux profs du primaire: Merci pour votre engagement !

Merci pour votre engagement, vous qui, sur votre temps libre, organisez et participez, année après année, au cortège de l'Escalade, à la soirée "Ciné-Pasta", au Défi Boscardin, à la fête du Feuillu, aux Promotions. Merci !

Dans ma commune, tous ces événements ont lieu le samedi et rien ne vous oblige à quitter votre famille ou vos amis pour rejoindre vos élèves. Vous le faites pourtant.feuillu.JPG Merci !

Dans ma commune, une des plus riches du canton, scrutin après scrutin, les électeurs votent pour des projets ou des personnes qui rognent, année après année, sur les budgets de l'éducation. Ils y gagnent quelques centaines francs d'impôts - Qu'en faire ? - et l'école fonctionne toujours, malgré l'érosion des moyens et l'augmentation des effectifs. Tout cela grâce à votre engagement. Merci !

Aujourd'hui, votre syndicat a décidé que la mesure était dépassée et vous invite à ne plus  participer - bénévolement, comme d'habitude -  au programme Sant"e"scalade. Les enfants adorent cette époque particulière de l'année où l'on s'entraîne tous les mardis sous le crachin ou dans la neige, où les parents - j'en fais parfois partie - viennent courir avec les élèves et les maîtresses. Vous l'avez fait, année après année, sans que la plupart des élèves ne songe à vous en remercier. Merci !

Et, dans la rue, dans la presse, sur les réseaux sociaux, dans la bouche même parfois de politiciens éminents, des torrents de mépris et d'insultes se sont abattus sur vous. "Preneurs d'otage", "profiteurs", "fainéants",... C'est honteux !

Je ne sais pas, dans ma commune, quelle décision vous avez prise, mais si Sant"e"scalade ne devait pas être organisé, je ne pourrais que le comprendre, vous soutenir et surtout, vous remercier pour votre engagement auprès de nos enfants !

26/08/2014

Voltaire aussi était "nul en orthographe"

Dans leur récit de l'anecdote des bévues orthographiques de Ferney, la plupart des commentateurs laissent entendre qu'il s'agit avant tout d'un camouflet envers un auteur prestigieux de notre langue.

Certes, ces nombreuses coquilles sont regrettables, ridicules peut-être, mais elles n'insultent en aucun cas la mémoire du génial Voltaire, car, à l'évidence, son orthographe française valait à peine celle d'un collégien moyen.

Il faut dire que la confusion entre la maîtrise de l'orthographe et celle de la langue est relativement récente. C'est en effet au XIXe siècle que l'apprentissage et l'application de règles extrêmement complexes comportant de nombreux illogismes érigés en vérités indiscutables a permis de distinguer la caste de ceux qui les maîtrisaient sans génie de la classe de ceux qui ne pouvaient pas se permettre le luxe de les faire apprendre à leur enfants.

La qualité de l'orthographe est donc devenue un marqueur social, que la bourgeoisie de l'époque s'est empressée de transformer en marqueur culturel, voire intellectuel. Et l'école républicaine de Jules Ferry est tombée dans le panneau, puisqu'elle a gaspillé des millions d'heures à faire apprendre aux petits francophones des règles et conventions souvent inutiles et parfois absurdes plutôt que de les édifier dans des domaines plus intéressants et de réformer de fond en comble l'orthographe française.

Contrairement à ce qu'on entend parfois, une telle réforme n'aurait généré aucun déficit culturel. Preuves en sont les phonétisations de l'italien, du turc ou du tchèque, langues dont on ne peut nier qu'elles demeurent les vecteurs d’œuvres culturelles de haut niveau, tout en acceptant sans scrupule étymologique "farmacia", "kuaför" ou "bižuterie".

Aujourd'hui encore, l'insistance sur l'importance sociale de l'orthographe "pour trouver un bon métier", lors même que la plupart des patrons ignorent tout des accords du participe passé, est un cliché familial et scolaire.

Dommage, car, pour en revenir à Voltaire, une rapide "correction" de ses manuscrits (ici, la page 2 de Candide, disponible sur le site de la BNF) confirme qu'être un génie de la langue et de l'écriture n'empêche pas de confondre la 2e et la 3e personne de l'imparfait, ni d'opter pour des graphies courantes à l'époque, mais aujourd'hui choquantes pour ceux qui s'érigent en puristes.

 

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22/08/2014

Combien coûterait le péage du tunnel sous la rade ?

8 francs, c'est ce que chaque voiture devrait payer pour passer dans le tunnel prévu par l'UDC, s'il devait être accepté le 28 septembre. Le montant vous semble énorme ? Il est pourtant le résultat d'un calcul simple ne prenant en compte que des données avancées par les promoteurs du projet ou les comptages et évaluations de l'État.

- Pourquoi un péage ? Comme souvent lorsque l'extrême-droite et la droite proposent des projets pharaonique, elle botte en touche la question du financement avec trois letToll plaza.jpgtres: PPP. Le partenariat public-privé, si on les prend au mot, est un modèle où le secteur privé investit en lieu et place des pouvoirs publics et obtient un retour sur investissement au cours des ans. C'est le modèle des autoroutes françaises (qui, d'ailleurs, sont le théâtre d'abus manifestes des entreprises concessionnaires).

- Le calcul du prix du péage est donc une simple division des coûts annuels engendrés par l'ouvrage par le nombre de véhicules y transitant.


A nos calculettes:

- Pour calculer le nombre de véhicules, prenons au mot les promoteurs du projet qui affirment la bouche en cœur qu'il ne s'agit pas d'un aspirateur à voitures et que le trafic au centre-ville n'augmentera pas. Soit... Prenons donc les 67'000 véhicules passant quotidiennement le pont du Mt-Blanc, répartissons-les et considérons généreusement que la moitié prendrait le tunnel à péage situé à quelques centaines de mètres du pont. L'hypothèse est certes audacieuse, surtout pour les nombreuses périodes où le trafic n'est pas saturé. Donc 33'500, soit environ 12 millions de passages annuels.

- Le calcul des coûts est également assez simple. Le milliard qu'il faudra investir (Il s'agit de l'estimation de l'État, celle des opposants étant plus élevée...) devra être amorti. Sur 50 ans, cela fait 20 millions par année. En plus de cela, des intérêts devront être versé sur cette somme. A 3,5% (c'est le taux moyen des emprunts genevois), cela fait 35 millions par année. N'oublions pas les frais d'exploitation (entretien, sécurité,...). Pour un tunnel, ils sont malheureusement très élevé, en particulier lorsqu'il se trouve sous l'eau. Retenons la valeur de 20 millions (même si certains opposants estiment également ce chiffre trop bas...). Ajoutons encore le retour sur investissement que l'entrepreneur privé est en droit d'attendre: mettons 20 millions, ce qui représente un petit 2%, valeur que bien des investisseurs jugeraient trop faible... Tout cela additionné, on arrive à 95 millions par année.

- Dès lors, il suffit d'effectuer la division pour arriver au résultat de presque 8 francs.

 

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Certes, ce calcul peut être contesté de diverses manières:


On peut contester les valeurs retenues. Mais il est difficile, en restant objectifs de les réévaluer toutes dans le même sens. S'il est possible que l'une ou l'autre soit surévaluée, il est également probable que d'autres soient sous-évaluées.

On peut aussi contester le fait que le principe du péage n'est pas inscrit dans le texte. C'est tout à fait vrai. Le résultat n'en demeure pas moins pareil. Il faudra de toute façon que quelqu'un paie environ 8 francs par véhicule passant dans le tunnel. Si ce n'est pas le conducteur, ce sera vous. Que préférez-vous ?

19/08/2014

Cher TCS...

Cher TCS,

C'était le siècle passé. Je venais avec mes parents chercher, à la rue Pierre-Fatio, des bons d'essence italiens ou des billets de ferries grecs, la carte des stations servant du sans plomb en Tchécoslovaquie. À l'époque, tu t'occupais de toutes les mobilités, dans une perspective de loisirs et de culture, de randonnées à vélo comme de tourisme automobile. C'était le siècle passé.

Aujourd'hui, de ta tour d'ivoire de Blandonnet, tu gaspilles l'argent de tes adhérents en tous-ménages colorés m'invitant à devenir membre ou, pire encore, à soutenir l'UDC dans son projet de traversée de la rade urbaine. Tu prétends qu'il vaut la peine de gaspiller 1 milliard de nos impôts pour créer encore plus de bouchons, alors que ton allié dans ce misérable combat lutte bec et ongle contre toute dépense d'argent public qui permettrait de diminuer les effectifs des classes, de lutter contre la hausse des loyers ou d'améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes. 1 milliard pour un projet dont le texte précise qu'il doit être "affecté au seul transport motorisé privé", à l'exclusion donc des TPG et des mobilités douces.IMG_20140819_223823.jpg

Et pour ce faire, tu as l'outrecuidance d'illustrer ta doc avec des photos d'enfants, ces mêmes enfants que ton allié maintient dans des bâtiments scolaires délabrés qu'il rêverait surpeuplés. Ces mêmes enfants, piétons ou cyclistes, que ton allié livre sans vergogne aux dangers de la circulation, en refusant systématiquement le financement des infrastructures nécessaires à leur sécurité.

Faut-il comprendre que tes tous-ménages hors de prix sont le reflet de ta promotion du gaspillage d'argent et de ressources ?

Je préférerais qu'ils soient le symptôme de ta lutte désespérée pour trouver de nouveaux adhérents, suite aux démissions massives de citoyen-ne-s écoeuré-e-s par tes prises de position...

11/08/2014

La traversée de la rade, un projet illégal ?

On sait déjà que le projet de l'UDC de tunnel sous la rade mis aux voix le 28 septembre prochain est à la fois terriblement cher (2'500.- par résident genevois, y compris les enfants, et sans compter les intérêts et les coûts d'exploitation) et complètement inutile (les embouteillages dans les tunnels étant prohibés, un système de feux devra nécessairement reporter les bouchons en amont du tunnel...).32_subsidy2_grey.jpg

En revanche, on ne s'est pas encore posé, à ma connaissance, la question de la légalité du projet.

En effet, le 15 mai 2011, le peuple acceptait l'initiative 144, qui impose de tracer des pistes cyclables sur tout le réseau primaire et secondaire dans un délai de 8 ans après l'acceptation du plan directeur de la mobilité douce.

Or dans son délire pro-bagnoles, l'UDC indique explicitement que l'ouvrage sur lequel le peuple se prononcera sera "une liaison affectée au seul transport motorisé privé" (i.e. à l'exclusion des vélos, mais aussi des transports publics !).

Il ne s'agit peut-être que d'une incohérence parmi d'autres dans ce texte absurde qui vise à inscrire dans le marbre de notre Constitution le nombre de voies routières entre deux points du réseau, mais il ne serait pas inintéressant que des juristes se penchent sur la question au cas où, hypothèse que nous espérons improbable, les citoyen-ne-s se feraient gruger par l'alliance UDC-TCS...