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07/09/2014

MCG: La Mémoire Courte des Genevois !

Rappelez-vous, c'était il y a 4 mois à peine. Le MCGc13197ede4a83942ff3460e768.jpg vous affirmait que le canton n'avait plus assez d'argent pour se payer quelques P+R. Aujourd'hui, sans vergogne, il est prêt à puiser dans vos impôts pour financer un projet 400 fois plus cher !

Orwell avait décrit un monde totalitaire où le héros avait la charge de réécrire en permanence le passé pour l'adapter aux évolutions idéologiques du parti.

Sans le savoir, le MCG adapte à sa sauce ce modèle et fait sienne l'une des autres lubies de "Big Brother", pondre les oxymores les plus outranciers. On se souvient des slogans de 1984: "La guerre, c'est la paix !", "La liberté, c'est l'esclavage !" ou le très MCG "L'ignorance, c'est la force !".

L'affiche placardée ces jours ajoute à cette liste deux images dont les contradictions soigneusement mises en scène évoquent délicatement l'enfer politique orwellien:IMG_20140907_175159.jpg

- La pollution, c'est l'air pur: Certes, de remarquables progrès techniques ont rendu les moteurs moins polluants. Malheureusement, ces gains sont annihilés par l'augmentation des kilomètres parcourus et, on le sait, les grandes villes, parmi lesquelles Genève, étouffent sous les particules fines dès qu'un anticyclone s'installe quelques jours. La voiture pollue encore, et la pollution tue toujours...


- La voiture, c'est la légèreté: Précisément
, c'est son poids disproportionné (et sa vitesse déraisonnable) qui rend la voiture aussi gloutonne en énergie. Comment justifier rationnellement devoir déplacer 2 tonnes de ferailles pour transporter 70 kg d'humain ? Pas de miracle, on pourra améliorer toujours améliorer le rendement des moteurs, l'énergie nécessaire à faire rouler 2000 kg à 100km/h sera toujours gigantesque*.


Heureusement, les bulles de l'affiche évoquent délicieus
ement le sort de tout objet mal conçu immergé dans un liquide... Il prend l'eau de toutes parts ! A moins que le lancer de ballons imaginé par le graphiste présage d'une ville enfin libérée de l'emprise pétaradante de la bagnole !

Refusons dons la phraséologie MCG et votons NON à la traversée de la rade !

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*Pour les amoureux des équations, on rappelle d'un litre d'essence procure environ 10 kWh d'énergie (dont seuls 30-40% sont transformés en mouvement). Autrement dit, 250 litres d'essence équivalent à la consommation électrique annuelle d'un ménage (le mien par exemple). Cela correspond à 3'500 km pour une voiture consommant 7l/100. Autrement dit, un ménage standard consomme en 2-3 mois de route ce qu'il consomme en une année d'électricité... Il est donc bien plus efficace de rouler à vélo que de s'acheter un frigo A++ !

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05/09/2014

Aux profs du primaire: Merci pour votre engagement !

Merci pour votre engagement, vous qui, sur votre temps libre, organisez et participez, année après année, au cortège de l'Escalade, à la soirée "Ciné-Pasta", au Défi Boscardin, à la fête du Feuillu, aux Promotions. Merci !

Dans ma commune, tous ces événements ont lieu le samedi et rien ne vous oblige à quitter votre famille ou vos amis pour rejoindre vos élèves. Vous le faites pourtant.feuillu.JPG Merci !

Dans ma commune, une des plus riches du canton, scrutin après scrutin, les électeurs votent pour des projets ou des personnes qui rognent, année après année, sur les budgets de l'éducation. Ils y gagnent quelques centaines francs d'impôts - Qu'en faire ? - et l'école fonctionne toujours, malgré l'érosion des moyens et l'augmentation des effectifs. Tout cela grâce à votre engagement. Merci !

Aujourd'hui, votre syndicat a décidé que la mesure était dépassée et vous invite à ne plus  participer - bénévolement, comme d'habitude -  au programme Sant"e"scalade. Les enfants adorent cette époque particulière de l'année où l'on s'entraîne tous les mardis sous le crachin ou dans la neige, où les parents - j'en fais parfois partie - viennent courir avec les élèves et les maîtresses. Vous l'avez fait, année après année, sans que la plupart des élèves ne songe à vous en remercier. Merci !

Et, dans la rue, dans la presse, sur les réseaux sociaux, dans la bouche même parfois de politiciens éminents, des torrents de mépris et d'insultes se sont abattus sur vous. "Preneurs d'otage", "profiteurs", "fainéants",... C'est honteux !

Je ne sais pas, dans ma commune, quelle décision vous avez prise, mais si Sant"e"scalade ne devait pas être organisé, je ne pourrais que le comprendre, vous soutenir et surtout, vous remercier pour votre engagement auprès de nos enfants !

26/08/2014

Voltaire aussi était "nul en orthographe"

Dans leur récit de l'anecdote des bévues orthographiques de Ferney, la plupart des commentateurs laissent entendre qu'il s'agit avant tout d'un camouflet envers un auteur prestigieux de notre langue.

Certes, ces nombreuses coquilles sont regrettables, ridicules peut-être, mais elles n'insultent en aucun cas la mémoire du génial Voltaire, car, à l'évidence, son orthographe française valait à peine celle d'un collégien moyen.

Il faut dire que la confusion entre la maîtrise de l'orthographe et celle de la langue est relativement récente. C'est en effet au XIXe siècle que l'apprentissage et l'application de règles extrêmement complexes comportant de nombreux illogismes érigés en vérités indiscutables a permis de distinguer la caste de ceux qui les maîtrisaient sans génie de la classe de ceux qui ne pouvaient pas se permettre le luxe de les faire apprendre à leur enfants.

La qualité de l'orthographe est donc devenue un marqueur social, que la bourgeoisie de l'époque s'est empressée de transformer en marqueur culturel, voire intellectuel. Et l'école républicaine de Jules Ferry est tombée dans le panneau, puisqu'elle a gaspillé des millions d'heures à faire apprendre aux petits francophones des règles et conventions souvent inutiles et parfois absurdes plutôt que de les édifier dans des domaines plus intéressants et de réformer de fond en comble l'orthographe française.

Contrairement à ce qu'on entend parfois, une telle réforme n'aurait généré aucun déficit culturel. Preuves en sont les phonétisations de l'italien, du turc ou du tchèque, langues dont on ne peut nier qu'elles demeurent les vecteurs d’œuvres culturelles de haut niveau, tout en acceptant sans scrupule étymologique "farmacia", "kuaför" ou "bižuterie".

Aujourd'hui encore, l'insistance sur l'importance sociale de l'orthographe "pour trouver un bon métier", lors même que la plupart des patrons ignorent tout des accords du participe passé, est un cliché familial et scolaire.

Dommage, car, pour en revenir à Voltaire, une rapide "correction" de ses manuscrits (ici, la page 2 de Candide, disponible sur le site de la BNF) confirme qu'être un génie de la langue et de l'écriture n'empêche pas de confondre la 2e et la 3e personne de l'imparfait, ni d'opter pour des graphies courantes à l'époque, mais aujourd'hui choquantes pour ceux qui s'érigent en puristes.

 

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22/08/2014

Combien coûterait le péage du tunnel sous la rade ?

8 francs, c'est ce que chaque voiture devrait payer pour passer dans le tunnel prévu par l'UDC, s'il devait être accepté le 28 septembre. Le montant vous semble énorme ? Il est pourtant le résultat d'un calcul simple ne prenant en compte que des données avancées par les promoteurs du projet ou les comptages et évaluations de l'État.

- Pourquoi un péage ? Comme souvent lorsque l'extrême-droite et la droite proposent des projets pharaonique, elle botte en touche la question du financement avec trois letToll plaza.jpgtres: PPP. Le partenariat public-privé, si on les prend au mot, est un modèle où le secteur privé investit en lieu et place des pouvoirs publics et obtient un retour sur investissement au cours des ans. C'est le modèle des autoroutes françaises (qui, d'ailleurs, sont le théâtre d'abus manifestes des entreprises concessionnaires).

- Le calcul du prix du péage est donc une simple division des coûts annuels engendrés par l'ouvrage par le nombre de véhicules y transitant.


A nos calculettes:

- Pour calculer le nombre de véhicules, prenons au mot les promoteurs du projet qui affirment la bouche en cœur qu'il ne s'agit pas d'un aspirateur à voitures et que le trafic au centre-ville n'augmentera pas. Soit... Prenons donc les 67'000 véhicules passant quotidiennement le pont du Mt-Blanc, répartissons-les et considérons généreusement que la moitié prendrait le tunnel à péage situé à quelques centaines de mètres du pont. L'hypothèse est certes audacieuse, surtout pour les nombreuses périodes où le trafic n'est pas saturé. Donc 33'500, soit environ 12 millions de passages annuels.

- Le calcul des coûts est également assez simple. Le milliard qu'il faudra investir (Il s'agit de l'estimation de l'État, celle des opposants étant plus élevée...) devra être amorti. Sur 50 ans, cela fait 20 millions par année. En plus de cela, des intérêts devront être versé sur cette somme. A 3,5% (c'est le taux moyen des emprunts genevois), cela fait 35 millions par année. N'oublions pas les frais d'exploitation (entretien, sécurité,...). Pour un tunnel, ils sont malheureusement très élevé, en particulier lorsqu'il se trouve sous l'eau. Retenons la valeur de 20 millions (même si certains opposants estiment également ce chiffre trop bas...). Ajoutons encore le retour sur investissement que l'entrepreneur privé est en droit d'attendre: mettons 20 millions, ce qui représente un petit 2%, valeur que bien des investisseurs jugeraient trop faible... Tout cela additionné, on arrive à 95 millions par année.

- Dès lors, il suffit d'effectuer la division pour arriver au résultat de presque 8 francs.

 

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Certes, ce calcul peut être contesté de diverses manières:


On peut contester les valeurs retenues. Mais il est difficile, en restant objectifs de les réévaluer toutes dans le même sens. S'il est possible que l'une ou l'autre soit surévaluée, il est également probable que d'autres soient sous-évaluées.

On peut aussi contester le fait que le principe du péage n'est pas inscrit dans le texte. C'est tout à fait vrai. Le résultat n'en demeure pas moins pareil. Il faudra de toute façon que quelqu'un paie environ 8 francs par véhicule passant dans le tunnel. Si ce n'est pas le conducteur, ce sera vous. Que préférez-vous ?

19/08/2014

Cher TCS...

Cher TCS,

C'était le siècle passé. Je venais avec mes parents chercher, à la rue Pierre-Fatio, des bons d'essence italiens ou des billets de ferries grecs, la carte des stations servant du sans plomb en Tchécoslovaquie. À l'époque, tu t'occupais de toutes les mobilités, dans une perspective de loisirs et de culture, de randonnées à vélo comme de tourisme automobile. C'était le siècle passé.

Aujourd'hui, de ta tour d'ivoire de Blandonnet, tu gaspilles l'argent de tes adhérents en tous-ménages colorés m'invitant à devenir membre ou, pire encore, à soutenir l'UDC dans son projet de traversée de la rade urbaine. Tu prétends qu'il vaut la peine de gaspiller 1 milliard de nos impôts pour créer encore plus de bouchons, alors que ton allié dans ce misérable combat lutte bec et ongle contre toute dépense d'argent public qui permettrait de diminuer les effectifs des classes, de lutter contre la hausse des loyers ou d'améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes. 1 milliard pour un projet dont le texte précise qu'il doit être "affecté au seul transport motorisé privé", à l'exclusion donc des TPG et des mobilités douces.IMG_20140819_223823.jpg

Et pour ce faire, tu as l'outrecuidance d'illustrer ta doc avec des photos d'enfants, ces mêmes enfants que ton allié maintient dans des bâtiments scolaires délabrés qu'il rêverait surpeuplés. Ces mêmes enfants, piétons ou cyclistes, que ton allié livre sans vergogne aux dangers de la circulation, en refusant systématiquement le financement des infrastructures nécessaires à leur sécurité.

Faut-il comprendre que tes tous-ménages hors de prix sont le reflet de ta promotion du gaspillage d'argent et de ressources ?

Je préférerais qu'ils soient le symptôme de ta lutte désespérée pour trouver de nouveaux adhérents, suite aux démissions massives de citoyen-ne-s écoeuré-e-s par tes prises de position...

11/08/2014

La traversée de la rade, un projet illégal ?

On sait déjà que le projet de l'UDC de tunnel sous la rade mis aux voix le 28 septembre prochain est à la fois terriblement cher (2'500.- par résident genevois, y compris les enfants, et sans compter les intérêts et les coûts d'exploitation) et complètement inutile (les embouteillages dans les tunnels étant prohibés, un système de feux devra nécessairement reporter les bouchons en amont du tunnel...).32_subsidy2_grey.jpg

En revanche, on ne s'est pas encore posé, à ma connaissance, la question de la légalité du projet.

En effet, le 15 mai 2011, le peuple acceptait l'initiative 144, qui impose de tracer des pistes cyclables sur tout le réseau primaire et secondaire dans un délai de 8 ans après l'acceptation du plan directeur de la mobilité douce.

Or dans son délire pro-bagnoles, l'UDC indique explicitement que l'ouvrage sur lequel le peuple se prononcera sera "une liaison affectée au seul transport motorisé privé" (i.e. à l'exclusion des vélos, mais aussi des transports publics !).

Il ne s'agit peut-être que d'une incohérence parmi d'autres dans ce texte absurde qui vise à inscrire dans le marbre de notre Constitution le nombre de voies routières entre deux points du réseau, mais il ne serait pas inintéressant que des juristes se penchent sur la question au cas où, hypothèse que nous espérons improbable, les citoyen-ne-s se feraient gruger par l'alliance UDC-TCS...

02/07/2014

Rade: Quand c'est non, c'est NON !

Chère, inutile, moche, véritable aspirateur à voitures dans notre centre-ville et dilapidatrice de deniers publics, l’initiative de l'UDC pour la traversée de la Rade cumule tellement de défauts qu'il n'est pas facile de choisir lesquels traiter en priorité.

Concentrons-nous aujourd'hui uniquement sur le coût exorbitant l'initiative.

Le projet (rappelons qu'il s'agirait d'un Trémies Eaux-Vives.jpgtunnel routier à 2x2 voies reliant le parc des Eaux-Vives à celui de la Perle du Lac), est estimé à 1,2 milliards de francs.

Ce chiffre est tellement énorme qu'il mérite quelques points de comparaison:

- 1,2 milliard, c'est par exemple 20 nouvelles écoles secondaires.

- 1,2 milliard, c'est la somme que le canton compte investir pour l'agrandissement de la gare Cornavin ET tous les projets de trams en attente.

- 1,2 milliard, c'est ce que coûterait la rénovation de TOUS les bâtiments vétustes de l'État.

- et pour clore la liste, un petit problème permettant de se représenter l'énormité de la somme: Sachant qu'une pile de 30 cm de billets de mille représente un million, quelle sera la taille de la pile d'1,2 milliard* ?

Mais ce n'est pas tout...

Comme on le sait, notre canton est déjà passablement endetté... L'emprunt de 1,2 milliard accroîtrait la dette, et son service, puisque les intérêts sur cette somme représentent environ 36 millions par année.

Sans compter que les frais d'exploitation d'un pareil ouvrage sont estimés à 13 millions par année.

C'est donc près de 50 millions que l'État perdrait chaque année pour le financement et l'exploitation du tunnel. Cela représente plus de 400 postes d'infirmier-ères ou d'enseignant-es.

Dans un contexte d'austérité budgétaire, la droite rappelle à qui veut l'entendre qu'il faut faire des choix...

Le 28 septembre, nous voterons NON, car nous n'acceptons pas que les quelques minutes que certains automobilistes rêvent de gagner entre Cologny et la Place des Nations soient financées par des heures d'attente dans les hôpitaux, des EMS surpeuplés ou des classes débordant d'élèves.

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* Oui, vous avez trouvé 360 mètres et il n'y a pas d'erreur de virgule. Cela représente une tour plus haute que la Tour Eiffel. On pourrait aussi mettre bout à bout tous les billets de mille sur l'itinéraire Genève-Olten...

26/05/2014

Pour un souverainisme européen !

Trop souvent, c'est par le vol des mots que les courants politiques les moins honorables parviennent à séduire. Si l'abus du terme "libéralisme" est fréquemment analysé et dénoncé, le moment est peut-être venu de se pencher sur le sens réel de "souverainisme".

On le sait, les partis d'extrême-droite, suivis sans aucune réflexion par une presse en mal de synonymes, se sont approprié ce mot, venu du Québec, comme alternative à "nationalisme" ou "indépendantisme".

Capture du 2014-05-26 09:37:50.pngChoix très judicieux, puisque, si le nationaliste ou l'indépendantiste se réfère à une ethnie et à un territoire - fonds de commerce des partis brunasses en question - le souverainiste ne cherche, étymologiquement, qu'à réaffirmer ou réinstaurer une forme de souveraineté non définie (mais qu'on peut supposer démocratique) sur un territoire non défini.

Or, c'est précisément ce défaut de participation démocratique qui a progressivement transformé l'UE en monstre technocratique, bouc émissaire de (presque) tous les partis, chargé de tous les péchés ultra-libéraux que les politiciens nationaux refusent d'endosser.

C'est ce défaut de participation démocratique qui fait que l'Europe est mal aimée des Européens, qui la subissent sans la construire.

C'est ce défaut de participation démocratique qui débouche sur des situations inextricables où le peuple n'est convoqué que pour entériner qu'"il n'y a pas d'alternative possible" à la dérégulation, la privatisation et l'austérité, quand bien même de nombreux pays se sont sortis de leur crise en appliquant d'autres solutions.

L'Europe connaît donc bien une crise de souveraineté. Mais il est aberrant et dangereux de vouloir la résoudre en refermant les frontières, en recentrant le pouvoir au niveau des États-nations, en affaiblissant l'Union et en éveillant les démons qui, une fois n'est pas coutume dans l'histoire de notre continent, s'étaient assoupis pendant plus d'un demi-siècle.

Rappelons-nous que l'extrême-droite fascistoïde n'est pas la seule à progresser. Dans de nombreux pays émergent des forces populaires qui rêvent d'une Europe fraternelle, dans laquelle un peuple européen uni aurait la capacité de mettre en œuvre des politiques alternatives, durables, sociales et participatives, à rebours du brouet que nous sert la démocratie-chrétienne européenne depuis sa tour d'ivoire bruxelloise, trop souvent assistée en cela par de prétendus sociaux-démocrates.

Réjouissons-nous donc de la victoire de Syriza en Grèce et de l'excellent score des coalitions vert-rouge au Portugal, en Espagne, en Suède, en Finlande et à Chypre et réaffirmons que l'Union Européenne ne peut se construire que sur le renforcement de la souveraineté démocratique du peuple européen.

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