UA-74655322-1

01/04/2017

Tarifs des TPG - bientôt easyBus ?

"Au DETA, on a toujour un coût d'avence !" L'oeil pétillant  de notre ministre des transports s'illumine, lorsqu'on évoque la votation du 21 mai prochain et sa probable troisième défaite d'affilée en matière de tarifs TPG...

Cela fait en effet plusieurs semaines que les économistes du département planchent sur une solution de tarification équitable et rémunératrice, en cas de refus populaire. Leur réflexion a été guidée par un constat fait par tous: C'est lorsqu'il y a le plus de trafic que les usagers des TPG sont les plus nombreux à se déplacer.

Cela génère d'inévitables ralentissements, les horaires ne sont plus tenus et la situation s'aggrave à chaque diminution de la cadence, au point que la fluidité du trafic des motos circulant sur les voies de bus s'en trouve affectée.

easytpg.pngLa solution proposée s'inspire d'un modèle économique plusieurs fois éprouvé. Il s'agit simplement de moduler les tarifs en fonction de la fréquentation.

Et, comme souvent au DETA, les choses ne traînent pas. Le bon sens est un outil qui permet de se dispenser de toute analyse inutile et c'est donc dès aujourd'hui qu'il est possible d'acheter des billets à prix modulable sur le site des TPG et les applications mobiles.

Sans surprise, comme nous l'avons testé pour vous, vous payerez bien moins cher si vous utilisez les lignes périphériques aux heures creuses. Nous avons même pu obtenir un billet à quelques centimes pour parcourir la ligne 43 à 7h00.

En revanche, vous seriez mal inspirés si vous vouliez traverser le centre-ville aux heures d'affluence. De fait, la marche à pied ou même le taxi pourraient s'avérer plus intéressant, puisque le prix des billets pourra approcher les 20.-

Ce système coexistera avec les billets ordinaires jusqu'au 21 mai, puis le remplacera, en cas de refus populaire de la proposition de hausse des tarifs. Il ne s'agira formellement pas d'une hausse, puisque le prix moyen des billets proposés ne dépassera pas les valeurs fixées dans la loi actuelle.

On se souvient que les TPG avaient voulu imiter les réseaux de métro des plus grandes villes lorsqu'ils aeasytpg2.pngvaient réorganisé leurs trams en 2011. Une nouvelle étape est franchie, puisque c'est désormais, ce sont les compagnies aériennes qui sont utilisées comme référence.

Et le DETA ne compte pas s'arrêter là, dès le 1er avril 2018, les bagages de plus de 8 kg devront être enregistrés la veille et les passagers seront invités à passer un rapide contrôle de sécurité a

 

vant d'embarquer dans les véhicules.

 

 

 

 

 

 

01/04/2015

Le Conseil d'État va délocaliser le jet d'eau !

Coup de sac dans le monde du tourisme genevois: l'annonce du Conseil d'État, lors de son point-presse de ce matin, de la suppression définitive du jet d'eau, dès le 1er juin de cette année, dans le cadre d'un projet ambitieux de recomposition de la carte touristique cantonale.

Ahmed Pirque-Lemal, coordinateur du projet, réfute catégoriquement le terme de suppression. "Il s'agit en fait d'une réorganisation ambitieuse de la carte touristique. Le jet d'eau actuel sera remplacé par une douzaine de jets délocalisés dont le débit total sera supérieur au jet d'eau actuel, ce qui représentera un potentiel d'attraction touristique plus important qu'aujourd'hui".

Genève, touristes, carteLa cause de ce bouleversement ? Les inégalités criantes dans la répartition des touristes à Genève d'une part, et l'intolérable éclatement des sites d'intérêt qui contraint le visiteur pressé à parcourir pas moins de 7 lieux différents (jet d'eau, horloge fleurie, cathédrale, mur des réformateurs...) situés parfois à plus d'un kilomètre les uns des autres. Et sur ce point, le jet d'eau est indéniablement l'attraction la plus excentrée, ce qui ne pouvait déboucher que sur sa suppression. La carte produite pour le Programme Organisationnel Interdépartemental pour la Saturation des Sites à Opportunités Naturelles est sans appel.

Le projet, imaginé par le bureau d'urbanisme lituano-québécois Šferāk&Légaugaux, propose une "déclinaison séquentielle urbanistique novatrice, polycentrée et multidurable" qui a séduit d'emblée les experts locaux. Ainsi la déclinaison des parcours touristiques se fera en trois versions:

  • Une séquence "Genève vite fait bien fait": Une halle de Palexpo sous douane présentera aux touristes à hautes exigences spatio-temporelles des fac-similés des principaux monuments genevois, ce qui leur permettra de prendre quelques clichés avant de repartir en avion visiter une autre métropole.

  • Une séquence "Genève dont vous rêvez", articulée autour de l'horloge fleurie, ou un mini-jet d'eau facilitera le travail des photographes amateurs, la disproportion entre la taille du monument et du visiteur photographié étant moindre qu'actuellement.

  • Une séquence "Genève exigeante", qui proposera des visites à haute valeur ajoutée où l'équilibre entre les aspects monumentaux, culturels et patrimoniaux sera particulièrement soigné. Dans cet objectif de rééquilibrage monuments/culture, une série d'incunables sera par exemple mise en libre-accès pour les badauds, par la Fondation Bodmer, sur l'esplanade de Baby-Plage. Chacun de ces highlights sera articulé autour d'un mini-jet d'eau symbolique. La carte interactive (on peut même cliquer sur les jets d'eau !) ci-dessous présente quelques sites suitables pour un développement touristo-centré.



Cette révolution plaira-t-elle aux vendeurs de glaces et de souvenirs pour qui le jet d'eau actuel est une source de revenus indéniable ?

« Sans doute pas, répond A. Pirque-Lemal, mais il faut bien comprendre que ces gens bénéficient d'une rente de situation particulièrement inéquitable, et que, une fois l'émotion bien compréhensible passée, ils réaliseront que les vendeurs de glaces et de souvenirs de Bernex, Plan-les-Ouates ou Thônex ont également le droit de disposer d'un accès au marché. Le sentiment de solidarité prédominera, j'en suis certain ! ». Et d'ajouter que ce n'est pas la première fois que l'État déplace le jet d'eau, puisque jusqu'en 1891, il se trouvait au bâtiment des Forces Motrices et qu'alors, son déplacement aux Eaux-Vives n'avait soulevé aucune protestation.

01/04/2014

Suite au 9 février, la France va interdire l'exportation d'euros !

C'est suite à un drôle de cafouillage que nous avons appris par hasard la terrible mesure de rétorsion anti-évasion fiscale imaginée par la France, suite au vote du 9 février.

Les douanes françaises s'apprêtent en effet à installer des portiques permettant de démonétiser les billets en euros lors de leur passage de la frontière. Il faut en effet savoir que, depuis 2012, les eur10eurounterschrmario.pngos sont équipés d'une mini-puce RFID et qu'il est donc ainsi possible d'annuler leur valeur à distance, par émission d'un signal radio. Il est facile de reconnaître ces billets, car ils portent la signature de Mario Draghi (cf. ci-contre), alors que les précédents étaient griffés par Wim Duisenberg et Claude Trichet.

Heureusement, les Genevois qui auraient dû faire en premier les frais de cette EUR_5_obverse_%282013_issue%29.pngmesure, auront quelques semaines de répit, car l'entreprise italienne en charge de la conception des portiques-radio n'a pas pu implémenter le logiciel, que le mandataire suédois a fait réaliser par un sous-traitant taïwanais qui n'est que partiellement parvenu à comprendre l'algorithme fourni par l'équipe de spécialistes hongrois de la BCE, à Francfort.

Ce n'est que partie remise, car, selon nos sources, Bercy tient mordicus à mettre en place ce système avant juin. Dès lors, il faudra impérativement éviter de passer la frontière avec des billets en euros récents au risque de se faire accuser de faux-monnayage et d'encourir de lourdes sanctions.

Il restera cependant possible de passer des pièces de monnaie ou d'anciens billets, ou alors de franchir la frontière à pied ou à vélo, par un point de passage non-routier. Le canton en compte de nombreux. Nous en avons en effet répertorié 16 entre l'aéroport et l'Arve comme le montre la carte ci-dessous. Nul doute qu'on y rencontrera beaucoup de cyclistes équipés d'une mallette ces prochaines semaines...

Bourdigny, frontière

Il sera encore possible de passer des billets de banque à vélo par l'ancienne douane de Bourdigny...

Certoux, St-Julien, Ch. des Crottes

Le passage du chemin des Crottes (sic!), entre Certoux et St-Julien devrait également devenir très fréquenté...

01/04/2013

Tarifs TPG: ... et un coup de théâtre de plus !

L'histoire prend un cours parfois étonnant. C'est ainsi que les trolleybus BERNA 1965 vendus en 1991 par les TPG aux transports publics de Valparaíso (Chili) s'apprêtent à revenir circuler sur nos lignes... et ce malgré la décision judiciaire du 28 mars.

602_dock.jpgDe source sûre, mais encore confidentielle, nous pouvons confirmer qu'un important accord entre la société Trolebuses de Chile et les TPG a été signé mercredi dernier. D'un côté, une entreprise chilienne désireuse d'investir les importants dividendes acquis grâce à la hausse des cours du cuivre dans du matériel roulant moderne et spacieux  et, d'un autre, une régie genevoise qui se croyait, jusqu'à la décision de justice de jeudi dernier, contrainte de trouver de l'argent suite à la votations du 3 mars.

Depuis un certain temps, les Chiliens lorgnaient  sur les trolleys à double-articulation utilisés depuis 2004 sur la ligne 10 et se désolaient à l'idée 800px-TPG721.jpgque l'entreprise HESS ne compte plus réaliser de prototypes supplémentaires de ce modèle hyper-spacieux, utilisé uniquement par les TPG. C'est pourquoi, dès le 4 mars, ils contactaient notre régie pour lui proposer le rachat de ses 21 véhicules bi-articulés. C'est alors qu'a germé l'idée d'un échange impliquant le retour à Genève des vénérables Berna 1965, qui circuleront dès septembre sur les lignes 2, 10 et 19, qui auraient dû être supprimées sans ce miraculeux arrangement.

Le contrat ayant été signé 7 heures avant l'annulation du scrutin, une dédite n'est plus envisageable, ce d'autant plus que, rappelle-t-on du côté du DIME, il n'y a aucune garantie que "les citoyens votent mieux lors de la seconde votation."

Quoi qu'il en soit, c'est donc le soulagement du côté de la régie, qui peut donc assurer un service équivalent - à quelques minutes près -  pour des tarifs moins élevés. Soulagement de courte durée, car les 18 millions mis dans la balance par les Chiliens  (099 avenue argentina 96.jpgLes Berna seront en fait offerts), ne permettront, si le oui est confirmé, de tenir que 9 mois. C'est pourquoi les TPG sont toujours en quête d'échanges de ce type pour assurer leur équilibre financier à long terme.

Soulagement aussi de pouvoir maintenir, du matériel moderne sur la ligne 3, car il aurait été inconvenant que les résidents de Champel, défavorables au texte, "dussent circuler dans des véhicules vétustes", alors que les Verniolans et les Onésiens sont "de toute façon plus habitués à l'inconfort", à en croire un cadre du DIME.

Du côté de l'AVIVO, les réactions sont également très favorables, puisque le représentant contacté se rappelle avec nostalgie ces véhicules "bien mieux tenus que maintenant" et leur "boutons d'ouverture des portes en bakélite bien plus visibles que les LED de science-fiction actuels". Pas de crainte d'inconfort non plus, les marches à gravir et les sièges en plastique simili-bois n'ayant "jamais posé de problèsalon carro principal-600 1 048.jpgme à l'époque". On se réjouit même à demi-mot de faire découvrir le matériel d'antan aux "enfants gâtés de 18-25 ans qui se sont plaints suite au vote et qui n'imaginent pas comment comment était la vie dans le temps".

Il est à noter que pour permettre d'ajouter les kilomètres transatlantiques aux totaux du contrat de prestation, l'échange se fera sur sol chilien et que les horaires TPG des lignes 2, 3, 7, 10 et 19 seront légèrement modifiés en juillet et août. C'est donc l'horaire "jours feriés petites vacances" qui se sera en vigueur les "jours ouvrables grandes vacances" alors que "les jours feriés grandes vacances", ce sera l'horaire "dimanche de pâques, ascension et avant-veille du lundi de pentecôte" qui sera appliqué.

Un BERNA 1965 repeint en vert, ancienne et future propriété des TPG, circule dans les rues de Valparaíso. A 1'19, on remarque le panneau latéral "Crêts-de-Champel".


Toutes les photos et la vidéo sont tirées de l'extaordinaire blog http://trolleybusvalparaiso.blogspot.ch/ consacré aux Trolleybus de Valparaíso et du monde entier

01/04/2012

Les multinationales sur le point de sauver la CIA !

Avant de lire cette note, prenez la peine de jeter un oeil à sa date de publication... (surtout si vous êtes un gauchiste cardiaque...)

Plusieurs sources concordent, ce qui n'était qu'un bruit de couloir diffus est en passe d'être officialisé. La CIA pourraient bien être sauvée par les multinationales implantées dans notre canton.

Dissipons tout malentendu, il ne s'agit bien entendu pas de la CIA américaine, dont le budget est largement alimenté par les ressources fiscales de cet État providence. Non, il s'agit de son homonyme, à savoir, la caisse de pensions de la fonction publique genevoise. Les habitués de ce blog le savent, un trou "fictif" de 1,3 milliards, causé par un changement de législation fédérale, doit être comblé d'ici au 1er janvier 2014.

Panique à bord ! Qui va payer ? Le contribuable ? Les caisses de l'État qu'on annonce plus que vides ? Les cotisants ? Les rentiers ? Il se pourrait bien qu'une autre solution se dessine, grâce aux habiles négociations menées discrètement depuis quelques semaines par David Hiler et Charles Beer.

Profitant du désamour croissant de la population genevoise envers les nombreuses multinationales que le canton accueille à grand renfort d'avantages fiscaux, les Conseillers d'État ont démarché quelques-unes des plus plus prestigieuses (et riches) de celles-ci et sont sur le point de signer un accord historique.

En bref, - et il faut encore parler au conditionnel, car certains détails pourraient encore être rediscutés - un pool de ces entreprises est disposé à recapitaliser la CIA à hauteur d'environ 1'200 millions, soit le montant qur les multinationales ont économisé grâce aux exonérations obtenues ces douze dernières années.

En échange, le Conseil d'État s'engagerait sur quelques points qui ne coûteront pas un centime au contribuable:

- L'invalidation pour raisons techniques de l'initiative socialiste demandant la suppression des exonérations fiscales. Un avis de droit a d'ores et déjà permis de trouver quelques failles rendant cette annulation juridiquement recevable.

- La garantie de la reconduction des exonérations déjà obtenues jusqu'en 2062.

- Une collaboration de certaines de ces entreprises avec le DIP (et c'est là que Charles Beer est habilement intervenu). En effet, dans le cadre de la mise en place du nouveau Plan d'Études Romand, un important matériel pédagogique est à créer. C'est ainsi que, dans une logique win-win de partenariat public-privé, l'État mandatera quelques-unes de ces entreprises pour rédiger certains manuels scolaires genevois:

  • Cargill devrait ainsi proposer des séquences pédagogiques pour les cours de géographie de 9e consacrés aux biens agricoles
  • Japan Tobacco serait disposé à produire l'intégralité du matériel scolaire traitant de biologie humaine.
  • Dupont serait prêt à assumer l'éducation au développement durable, enseignement nouvellement introduit dans le Plan d'Études.

Il est de plus envisageable que certains de ces enseignements soient bénévolement dispensés par des employés de ces sociétés, plutôt que par des enseignants professionnels dont le salaire pèse de plus en plus lourd sur les finances cantonales.

11:58 Publié dans Poisson d'avril | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poisson |  Facebook | |