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04/12/2011

Fenêtre n°4: Adieu à la croissance !

 

Au cours du mois de décembre, je propose une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtres sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible. Plus d'informations sur cette démarche dans ma note du 1er décembre.



En 1972, le C
Gadrey.jpglub de Rome posait la question: Halte à la croissance ?, en 2010, l'économiste Jean Gadrey répond:

"Adieu à la croissance" (Les Petits Matins / Alternatives Economiques)


Il n'est en effet plus question de savoir si la croissance est souhaitable ou non, mais de se demander comment affronter les périls que notre obsession de croissance a placés sur notre chemin. "Il n'est rien de pire qu'une soci
été de croissance sans croissance", disait Serge Latouche.


Après une introduction démontant le mythe du lien entre PIB et niveau de vie, une fois un certain seuil atteint, Jean Gadrey esquisse les solutions économiques qui nous permettront d'affronter une inévitable décroissance avec sérénité.


Pas de catastrophisme, un regard scientifique et un talent de vulgarisation qui devraient vous convaincre de mettre la pédale douce sur vos achats de Noël et de profiter du temps gagné en évitant les embouteillages à Balexert pour recontacter votre vieille tante délaissée dans son EMS
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14:37 Publié dans Avent | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : economie, croissance |  Facebook | |

24/10/2011

L'écologie, ce n'est pas le capitalisme, plus des panneaux solaires...

"La défaite des Verts n'en est pas une, puisque leur recul est causé par l'adoption de leurs idéaux par les partis du centre". A combien de reprises avons-nous dû subir pareille ineptie dans la bouche d'un commentateur (parfois même issu des Verts) entre hier et aujourd'hui ?

ecochaine.jpgAinsi, on ramène d'un coup des décennies de lutte politique à quelques plans sur la comète, parmi lesquels le plus marquant est l'abandon du nucléaire (d'ici six législatures tout de même - autant dire que du Césium aura coulé sous les ponts d'ici là.), sortis in extremis du chapeau électoral de notables nantis qui, jusqu'alors, ne connaissaient de l'écologie que le filtre à particules de leur 4x4.

Or tous ceux qui ont mené ces luttes savent pertinemment que, si l'on veut minimiser notre prédation des ressources naturelles, il faut avant tout réduire les inégalités sociales. En effet, il y a une corrélation nette entre l'empreinte écologique et le niveau de revenus des individus et des sociétés. Nous avons tous entendu des théories, parfois séduisantes, prétendant qu'un "découplage" entre croissance des richesses et croissance de la prédation était possible ou affirmant que l'économie se dématérialisant, l'impact écologique de la richesse serait moindre. Les faits démontrent qu'elles ne tiennent pas la route...

Partant de ce constat, une réduction globale de la voilure ne peut passer que par le porte-monnaie (Les plus riches accaparant les ressources de plus en plus rares et gérant un Etat dont la mission principale serait d'endiguer la violence des laissés pour compte), par la redistribution (L'Etat demandant aux nantis de produire des efforts particuliers, dans le but de rendre acceptables les efforts demandés aux démunis) ou par une transformation sociale (La société cesse de croire que c'est par la consommation qu'elle atteindra le bonheur et en tire les conséquences sur les plans économique et social). Il va de soi que la première solution n'étant moralement pas soutenable, c'est du côté des deux autres qu'il faut lorgner. Ce n'est pas un hasard si c'est du côté des économistes (Jean Gadrey, Bernard Maris, Serge Latouche...) qu'on rencontre les textes francophones parmi les plus pointus et les plus novateurs en matière d'écologie politique.

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