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16/12/2011

Fenêtre n°16: La Chinafrique

Au cours du mois de décembre, je propose une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtres sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible. Plus d'informations sur cette démarche dans ma note du 1er décembre.Chinafrique.jpg


Entre l'Afrique et la Chine, on peinerait à départager le vainqueur, au concours des fantasmes occidentaux.

Pays mystérieux, riches de ce que nous n'avons pas et inversement, futurs concurrents et actuels esclaves... Le mélange devient soudain explosif, lorsqu'on s'aperçoit que l'un (La Chine) s'avise d'exploiter l'autre (L'Afrique), mission que les Européens croyaient leur être éternellement dévolue depuis la riante époque de Tintin au Congo.

Serge Michel et Michel Beuret, accompagnés par l'excellent photographe Paolo Woods, ont sillonné l'Afrique, à la recherche de ces conquérants chinois et sont revenus avec un recueil de chroniques finement ciselées (La Chinafrique, Grasset, 2008).

Oui, la Chine est présente en Afrique, de l'Algérie à l'Angola, du Gagon au Soudan. Oui la Chine se contrefiche des conditions sociales, environnementales et politiques dans lesquelles elle travaille.

Mais alors pourquoi les pays africains acceptent-ils de travailler avec eux ? Pourquoi nous abandonnent-ils ainsi ? Serait-ce parce qu'au fond, les exploiteurs chinois se comportent malgré tout mieux que les Européens ? Parce que les Chinois considèrent les Africains comme des partenaires et non des assistés ?