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01/01/2013

Un voeu pour 2013: Une "Alterliste" de 100 noms aux élections cantonales !

Genève, Grand Conseil, Alterliste, politique, gauche, associations

Au-delà des voeux personnels et consensuels que je me réjouis de présenter aux lectrices et lecteurs de ce blog, il est une idée que j'estime opportune de développer au moment où chacun vient de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année.

Mes considérations étant relativement longues et touffues, je me permets de débuter par la conclusion, étant certain que nombre de lectrices et lecteurs seront heureux de commencer par la fin pour, éventuellement, lire ensuite le début...

 

Conclusion

Donc, pour éviter les catastrophes électorales de 2009 et 2005, tout en garantissant une légitimité populaire forte à une liste alternative à la gauche institutionnelle, une solution que j'imagine simple et réaliste serait de créer une "Alterliste" qui ne fédérerait pas des partis ou des associations, mais des individus aussi nombreux que possible (les listes peuvent présenter 100 noms !) qui s'entendent sur deux points:

- un programme commun simple et concis

- la garantie que chaque élu-e de la liste bénéficiera d'une liberté absolue de parole et de position dans le cadre de ses fonctions de député-e, dans la mesure où il-elle respecte les principes énoncés dans le programme.

Si par extraordinaire un nombre suffisant de militant-e-s, membres ou non de partis politiques ou  d'associations, se révélait prêt-e-s à lancer ce projet, je m'y associerais volontiers, sans d'ailleurs nécessairement faire acte de candidature. Je reçois volontiers vos messages et co-organiserai avec plaisir une éventuelle première réunion, tout en refusant tout statut particulier, conformément aux principes énoncés dans le texte ci-dessous.

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06/11/2012

PLR: L'effroyable machination !

On savait que les Libéraux rêvaient d'un autre monde, plus injuste, où l'État serait recroquevillé sur ses fonctions policières et juridiques. On savait que, en fonction des époques, ce rêve séduisait parfois les nébuleuses radicales et démocrates-chrétiennes qui gravitent autour de ce trou noir de la politique, paroxysme du néant auto-proclamé - Je veux que l'État dont je suis le représentant disparaisse ! -, dont la force gravitationnelle est parfois capable de dévoyer certaines formes d'humanismes et d'altruismes.

Les idées brouillées par ce maëlstrom, nous faisions mine d'oublier que la réalité est souvent moins poétique et que, pour parvenir à leurs funestes desseins, les archontes PLR n'hésitent pas à jouer les satrapes de fantaisie en tentant d'accomoder Machiavel à la sauce locale.

On peut résumer la farce tragique que ces apprentis Basam-Damdu sont en train de nous jouer en sept actes dont le prochain dénouement nous confirmera que, une fois les masques tombés, se révèlent à nos yeux de mesquines faces cupides d'arrivistes sans scrupule.

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26/02/2012

Qui casse paie ?

Quelques suggestions de sanctions pour les acteurs du drame burlesque de vendredi:

Affiche manifs stauffer.png

Eric STAUFFER: 100'000.- d'amende et 5 ans d'interdiction de se manifester, pour avoir unilatéralement aspergé son adversaire et ses voisins, geste indigne d'un député. On se doute bien que le duce d'Onex organisant son insolvabilité, seule la seconde partie de la sanction sera appliquée, ce qui satisfera d'ailleurs la majorité des citoyen-ne-s genevois-es.

Pierre WEISS: 100'000.- d'amende et 5 ans d'interdiction de se manifester, pour avoir unilatéralement provoqué le cerveau reptilien de son adversaire dans le seul but de le faire disjoncter.

Pierre LOSIO: 100'000.- d'amende et 5 ans d'interdiction d'organiser quoi que ce soit, pour avoir convoqué la manifestation incriminée sans avoir prévu un service d'ordre proportionné au potentiel de violence qu'il aurait dû imaginer qu'elle générerait.

Affiche manifs weiss.png
Ces quelques exemples pour mettre en évidence la disproportion des mesures proposées par la loi anti-manifs mise aux voix le 11 mars, loi que soutiennent pourtant les deux belligérants de vendredi et loi qui, comme on le voit, pourrait punir sévèrement un organisateur, même sans aucune faute de sa part !

Faut-il s'étonner que, depuis quelques temps, les seules manifestations de violence politique viennent des rangs du PLR et du MCG ? Faut-il leur rappeler que, dans ces circonstances, militer pour une répression disproportionnée est soit ridicule soit terrifiant ? Doit-on comprendre en effet que ces gens-là s'estiment au-dessus des lois et que leur loi anti-manifs ne saurait s'appliquer qu'aux gauchistes chevelus ?

N''oublions pas de voter NON le 11 mars prochain à la loi anti-manifs !

 

Affiche manifs.png

 

 

 

20/11/2011

C'est vert, mais juste... n'importe quoi

Séance du Grand Conseil mémorable, vendredi soir.

Les députés étaient saisis du PL 10679, qui, pour faire rapide, dans le but d'uniformiser (pouah...!) et d'autonomiser (re-pouah...!) la gouvernance des intitutions de droit public (SIG, AIG, HUG,...), consistait principalement à supprimer une part importante du contrôle politique sur celles-ci et à composer leurs conseils d'administration de technocrates cooptés plutôt que d'élus du peuple. (Plus de détails dans les 417 pages des rapports de la commision législative).

Le cocktail était donc parfait que le show du MCG se déroulât et l'on ne fut pas déçu:


Eric Stauffer a parfaitement tenu son rôle de bouffon en utilisant jusqu'à la corde toutes les astuces du règlement lui permettant de causer lorsque chacun souhaitait qu'il se tût et Mauro Poggia, en fin pince-sans-rire, alla jusqu'à proposer un bouleversement complet de l'ordre des articles pour qu'on traitât l'amendement qu'il jugeait le plus capital en premier. Comme il se doit, la tension monta, comme il se doit, quelques députés perdirent les nerfs (dont un PDC incapable de faire la différence entre le sens littéral et figuré qui alla jusqu'à demander du président qu'il fît arrêter le conducator du MCG), et diverses motions d'ordre aboutirent à un long monologue du président, ponctué de votes sans débat.

Tout le monde rentra content: Le MCG avait pu démontrer qu'on le muselait et la majorité passer son texte tel quel et aller se coucher avant l'aube...

Sauf que...

... pour une fois, une partie importante des amendements proposés par le MCG et leurs alliés de circonstance, le PS, auraient mérité un vrai débat. En effet, il est assez hallucinant de voir un parlement se démettre avec autant d'aveuglement de ses pouvoirs, surtout lorsque l'on connaît les abus auxquels peuvent conduire un trop forte autonomie des établissements de droit public (salaires indécents, hiérarchisation inutile, politique du personnel vexatoire,...).

Si l'on pouvait s'attendre à ce que la majorité de droite refuse par principe et sans réfléchir tous les amendements proposés par le PS et le MCG, l'attitude de la députation verte m'a semblé choquante. Non seulement, elle a systématiquement voté contre tous les amendements, même les plus modérés et, au fond, les plus logiques, mais surtout, une part importante de ses députés se sont conduits comme de vrais gamins, interrompant et raillant bruyamment les orateurs qui défendaient, parfois avec des arguments plus que convaincants, leur amendements. En revanche aucun Vert n'a osé prendre la parole pour défendre clairement son point de vue.

Décidément, il faut croire que se retrouver dans la majorité, quelles que soient ses idées, rend certains grossiers, intolérants et arrogants.

On remarquera d'ailleurs que le seul à avoir sans contestation possible enfreint le règlement du Grand Conseil, n'est pas E. Stauffer, mais bien C. Bavarel qu'on a connu bien mieux inspiré, lorsqu'il s'est lancé dans un piètre numéro de cabotinage s'adressant explicitement aux téléspectateurs de Léman Bleu, ce qui est proscrit par l'article 70, al.2.

Au milieu de ce marigot surnageaient vaillamment:
- Loly Bolay et Roger Deneys qui ont calmement défendu leurs points de vue, sans démagogie, en ne s'éloignant jamais du sujet traité.
- Pierre Losio, qui rêvait sans doute d'entamer sa présidence du Grand Conseil de façon plus sereine, mais qui a toujours compensé ses quelques lacunes techniques (juridiques et microphoniques...) par une volonté inflexible de traiter les députés de façon équitable, qui a osé remettre à l'ordre son propre groupe, qui a calmé son bureau qui devenait nerveux et a su, par une suspension de séance bien placée et une reprise ménageant un petit suspense, calmer le jeu.

Hommage à ces trois qui ont déjà un place au chaud sur mon prochain bulletin de vote !