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01/01/2013

Un voeu pour 2013: Une "Alterliste" de 100 noms aux élections cantonales !

Genève, Grand Conseil, Alterliste, politique, gauche, associations

Au-delà des voeux personnels et consensuels que je me réjouis de présenter aux lectrices et lecteurs de ce blog, il est une idée que j'estime opportune de développer au moment où chacun vient de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année.

Mes considérations étant relativement longues et touffues, je me permets de débuter par la conclusion, étant certain que nombre de lectrices et lecteurs seront heureux de commencer par la fin pour, éventuellement, lire ensuite le début...

 

Conclusion

Donc, pour éviter les catastrophes électorales de 2009 et 2005, tout en garantissant une légitimité populaire forte à une liste alternative à la gauche institutionnelle, une solution que j'imagine simple et réaliste serait de créer une "Alterliste" qui ne fédérerait pas des partis ou des associations, mais des individus aussi nombreux que possible (les listes peuvent présenter 100 noms !) qui s'entendent sur deux points:

- un programme commun simple et concis

- la garantie que chaque élu-e de la liste bénéficiera d'une liberté absolue de parole et de position dans le cadre de ses fonctions de député-e, dans la mesure où il-elle respecte les principes énoncés dans le programme.

Si par extraordinaire un nombre suffisant de militant-e-s, membres ou non de partis politiques ou  d'associations, se révélait prêt-e-s à lancer ce projet, je m'y associerais volontiers, sans d'ailleurs nécessairement faire acte de candidature. Je reçois volontiers vos messages et co-organiserai avec plaisir une éventuelle première réunion, tout en refusant tout statut particulier, conformément aux principes énoncés dans le texte ci-dessous.

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01/03/2012

Weltwoche: Faut-il raviver le GSsSA ?

Au début des années 90, suite à différents scrutins cruels pour les Romands, un très cher camarade d'études - devenu depuis journaliste renommé - proposait de créer le GSsSA, à savoir le Groupement pour une Suisse sans Suisse-Allemande.

Cette boutade m'est revenue dès que j'ai pris connaissance de la une de la Weltwoche accablant grossièrement les Welsches de toutes les tares au point de les assimiler aux Grecs.

Au-delà du fait que personne ne s'émeuve de ce mépris latent envers le peuple grec, qui souffre au quotidien des décisions aberrantes prises par ses prétendus sauveurs, ce dossier tombe à point nommé pour rappeler quelques évidences:

- Dans un "nation civique", dont l'existence ne tient qu'à la volonté de ses membres de coexister, il n'est pas inutile de se poser wwoche.jpegpériodiquement la question du sens de cette coexistence. Bien évidemment, l'approche provocatrice de la une de la Weltwoche ne laisse pas augurer d'un dossier de grande qualité (Je ne l'ai pas lu, répugnant à financer ce torchon et m'interdisant de le voler...). Il n'empêche que c'est souvent lors des scènes de ménage y compris les plus idiotes que ressort ce qui doit être dit, que ce soit la prémice d'une séparation ou d'une réconciliation durable.

- La notion de "Romands" utilisée par le magazine est très vague et ne recouvre aucune réalité ni économique, ni politique, ni historique. Le désir de provocation prend manifestement le pas sur celui de l'analyse sérieuse.

On peut imaginer qu'une partie des cantons de Suisse centrale et orientale souhaite faire sécession, exaspérée par l'oisive générosité du reste de la population. Ceux-ci disposent des outils légaux pour le faire et, s'ils le souhaitent, je serai le dernier à m'y opposer.

Cependant, il convient de ne pas inverser les rôles: ils n'exclueraient pas les Romands de la Suisse, ils s'en exclueraient eux-mêmes. Je m'explique: Les tentatives de créer un sentiment national au XIXe siècle ont mythifié l'histoire naïve d'une Urschweiz montagnarde, fière et rebelle au point que l'on croit encore que notre pays a été fondé en 1291 et que les Romands sont tout au plus une pièce rapportée d'une contrée dont l'essentiel se situe entre les Schöllenen et le lac d'Ägeri.

C'est faux.

Notre Suisse, notre État fédéral, a été créé en 1848 par des radicaux urbains qui ont eu l'intelligence de donner de larges pouvoirs aux conservateurs des régions périphériques. Presque tout ce qui symbolise la Suisse moderne (la Croix-Rouge, les montres, le franc, Dufour, le chocolat, Guisan, de nombreuses banques, les CFF, la Coop ...) a vu le jour à l'ouest de l'Aar. Nous n'avons donc aucune raison de croire que nous, Bernois, Valaisans, Genevois, Zurichois, Bâlois ou Neuchâtelois, sommes moins suisses que les Uranais ou les Schwytzois.

Si la Weltwoche veut quitter la Suisse, qu'elle s'en aille et restons entre gens de bonne compagnie !

21/01/2012

Travaillons moins pour vivre mieux !

"N'oublions pas que, dans la mesure où les hommes veulent jouir des biens de l'existence, il faut les engager à des efforts sans lesquels nul ne peut subsister." En français contemporain, cela se traduit par: "Plus tu bosses, plus tu profites dposter-fr.pnge la vie."

Comme nous allons être gavés de ce genre d'oxymore au cours de la campagne sur l'initiative "6 semaines de vacances pour tous", il convient immédiatement de préciser que le passage cité plus haut date de 1858 et milite contre un loi limitant à 12 heures par jour le temps de travail des enfants zurichois. A ma connaissance, la loi a néanmoins été votée et Zurich n'a pas sombré dans la misère...

Les opposants aux améliorations des conditions de travail manient donc sans vergogne depuis plus de 150 ans les mêmes sophismes, mélanges d'hypocrisie, de malhonnêteté intellectuelle et de condescendance.

- Hypocrisie ? "6 semaines de vacances, cela nuirait à la productivité et rejaillirait sur les salaires les plus bas", clament-ils, soudain émus par les misérables conditions réservées aux moins bien lotis ! S'il y avait une once de bonne foi dans ce discours, les milieux patronaux s'empresseraient de militer pour la réduction des écarts salariaux dans les CCT et pour l'initiative 1:12 de la jeunesse socialiste. Ce n'est pas le cas ? Tiens ?
Et que dire de tous ces cadres qui profitent d'une 6ème ou 7ème semaine de vacances en expliquant que ce n'est pas raisonnable de traiter de la même façon les humbles ?
En 1858, on pro
posait exactement le même argument : "Et qu'en résultera-t-il pour les parents de ces enfants ? Ils obtiendront un salaire moins élevé ..."

-
Malhonnêteté intellectuelle ? "Travaillez, travaillez, sans quoi vous ne pourrez pas profiter de consommer !" En substituant la consommation au bonheur, les milieux patronaux gagnent sur deux tableaux
, puisqu'ils incitent leurs employés tout à la fois à voter contre leurs vrais intérêt - à savoir profiter des quelques décennies que la vie nous accorde dans ce bas monde - et à acheter les babioles et les services inutiles qu'ils sont contraints d'écouler à grand renfort de publicité, sous peine de voir leur entreprise plonger.
"On va décidément trop loin. Pendant des années, nos enfants ont travaillé 14 heures par jour dans les fabriques d'ici ... et cela ne les a pas empêchés non seulement de rester en bonne santé, mais encore de croître en stature et en vig
travail.jpgueur", disait-on en 1858 !


- Condescendance ? En filigrane de ces discours, se trouve systématiquement la
vieille idée qu'il vaut mieux une population docile et accablée de travail (ou de niaiseries télévisuelles), qu'un peuple qui se donne le temps d'échanger, de discuter et de réfléchir à sa condition. En 1858, on disait: "Ainsi la loi veut encore réduire la journée de travail dans les fabriques; mais que feront-ils de leur temps libre, sinon des sottises ?", en 2012 on dit: "Travailler sans réfléchir, cela vaut mieux pour son bonheur que l'inverse !" C'est évidemment faux !

On pourrait encore parler de la répartition des gains de productivité, de l'inégalité croissante de revenus entre les rentiers et les travailleurs, des ravages sociaux et économiques d'un monde du travail destructeur, des réformes économiques à entreprendre d'urgence, des conséquences écologiques d'une société consumériste, mais comme je redoute de vous faire arriver en retard au bureau, je résume:


Le 11 mars, votons tous OUI à l'initiative "6 semaines de vacances pour tous" !

28/12/2011

Si vous trouvez que les TPG, HUG et SIG fonctionnent à la perfection, ne signez pas le référendum !

Faut-il rendre la gestion des établissements de droit public (HUG, TPG, SIG, plusieurs EMS,...) encore plus opaque ? Faut-il retirer au pouvoir législatif et aux représentants du personnel le droit de siéger dans leur conseil d'administration ? C'est en substance les questions que posent le référendum lancé contre la loi 10679.

Les délais référendaires étant très courts, et la période tout sauf favorable à la récolte de signatures, il n'est malheureusement pas impossible que le référendum n'atteigne pas le minimum de 7'000 signatures et que les citoyen-ne-s ne puissent pas voter sur ce texte pourtant capital.


Un argumentaire ?
- Ces établissements produisent un vrai service public. Ils ne doivent pas être administrés selon les canons des entreprises privées. Il est important que les représentants des élu-e-s et du personnel soient représentés dans leur conseil d'administration.


- Ces services sont particulièrement stratégiques (énergie, santé, transports...) et il est nécessaire que l'Etat puisse décider de leurs orientations qui conditionnent le bien-être de tous les résidents du canton.


- Bien que ces régies fonctionnent généralement bien, plusieurs dérives sont malheureusement constatées ces derniers temps (Faut-il rappeler les récentes crises aux TPG et aux HUG ? Nous reviendrons bientôt sur les acquisition des SIG). Ces dérives s'amplifieraient inéluctablement si les directions pouvaient s'affranchir du contrôle de l'Etat.


- Les Genevois-e-s ont déjà refusé un projet très proche en 2008. Leur imposer cette loi en la votant à un moment aussi défavorable à la récolte de signatures est un geste anti-démocratique.


- Pour les plus réticents: Signer un référendum, ce n'est que demander au peuple de se prononcer, sans présumer de sa position personnelle sur la question. C'est donc un acte hautement démocratique !


- Pour ceux qui ont besoin d'autres arguments, l'excellente note de Pascal Holenweg.


Bonne récolte de signatures et bon réveillon !

29/11/2011

Indignuloj el ĉiuj landoj, lernu esperanton ! - Indignés de tous les pays, apprenez l'espéranto !

En sia eseo "Eŭropo-vi baldaŭ mortos", Zlatko Tišljar jam 2005 antaŭvidis mirinde akre la mankojn de la Eŭropa konstruado, kiuj fragiligus ĝin okaze de la unua ekonomika krizo: Konstruo bazita nur sur interŝanĝo de varoj kaj valuta unuigo, estrata nur de teknikemuloj sen kultura nek politika vizio, povas nur fiaski, ĉar ĝi ne povas igi senton de solidareco inter unuopuloj aŭ ŝtatoj. "Se Eŭropo havos grandan ekonomikan krizon aŭ estos endanĝerigita pro ekstera malamiko, kaj la gvidantoj sincere krios pri helpo, tio ne elvokos la kompaton kaj emociojn de eŭropanoj. Ili simple pakos siajn valoraĵojn kaj forportos sin monon." (p.40)

Dans son essai "Eŭropo - vi baldaŭ mortos" (Europe, tu seras bientôt morte), Zlatko Tišljar anticipait en 2005 avec une acuité étonnante les déficits de la Tisljar.jpgconstruction européenne qui risquaient de la fragiliser à la première crise: Une construction uniquement fondée sur les échanges de marchandises et l'unité monétaire, dirigée par des technocrates sans vision culturelle ou politique était vouée à l'échec, car elle ne saurait créer de sentiment de solidarité entre les individus et les États: "Si l'Europe se retrouve dans une grave crise économique, ou doit être mise en danger par un ennemi extérieur, quand bien même les dirigeants appelleraient sincèrement à l'aide, cela n'éveillera aucun sentiment de compassion ou d'émotion chez les Européens. Ils ne feront qu'empaqueter leurs biens et déplacer leur argent ailleurs..." (p. 40.)

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27/11/2011

Bande d'hypocrites !

Hier, la Tribune et le président de l'association "Partage" se réjouissaient du succès du traditionnel "Samedi du Partage". 84 tonnes de marchandises ont été offertes par les généreux donateurs (parmi lesquels le soussigné). C'est nettement plus que l'année passée, réjouissons-nous de l'altruisme de nos concitoyen-ne-s !

Aujourd'hui, les Genevois-e-s (en plus de refuser le principe d'un rémunération permettant aux travailleurs de vivre et d'accepter une loi pénalisant les plus précarisé-e-s) suppriment le peu qu'il restait du droit des pauvres. L'Hospice général et d'autres institutions d'aide sociale viennent de perdre 15'000'000.- par la seule faute de l'avidité des kiosquiers, relayée par les partis de droite et leur électorat.

84 tonnes de marchandises, cela correspond au maximum à 500'000 francs. La conclusion qui s'impose est simple: Si à Marseille on mélange une part de Pastis avec 5 parts d'eau, à Genève on dilue une part de générosité dans 30 parts de cupidité !

Bande d'hypocrites !

 

22/11/2011

Votons NON à l'exécution du droit des pauvres !

Décidément, personne ne semble s'intéresser à l'exécution programmée du peu qu'il reste du droit des pauvres, samedi prochain. On a bien quelques affichettes mensongères de kiosquiers avides de revenus à l'heure où le tabac et le chocolat industriel ne se vendent guère mieux que les sacs à pub que sont devenus la plupart des journaux et magazines...

Du côté des pauvres... personne. Sans doute faut-il comprendre qu'ils n'ont pas les moyens pour mener campagne. Sans doute les partis censés les soutenir sont épuisés par les différentes campagnes de cet automne et plus intéressés à militer sur le champ des initiatives et référendum qu'ils ont lancés.

Ma note de l'autre jour étant à ma connaissance le seul document public et argumenté appelant à voter NON à la suppression du droit des pauvres (à part les deux paragraphes de la page 18 de la brochure officielle), je me permets de demander aux lecteurs de me contredire, en me démontrant que je ne suis pas seul à m'élever contre la suppression de cet impôt.

Car enfin, ce sont tout de même 15'200'000.- qui disparaîtront dans la poche des kiosquiers (ou des joueurs...), 15'200'000.- qui étaient entièrement redistribués à des institutions d'aide sociale genevoises. Personne ne sait comment ce trou sera comblé (fiscalité, baisse de prestation ?) alors que personne n'imagine que le demande de prestations sociales diminuera au cours des prochaines années...

A moins de vouloir faire plaisir à votre vendeur de nicotine (ou plus précisément à la multinationale propriétaire de la plupart des kiosques genevois), il n'y a aucune bonne raison de voter cette abolition !


Votons tous NON à l'exécution du droit des pauvres, dimanche prochain !

20/11/2011

C'est vert, mais juste... n'importe quoi

Séance du Grand Conseil mémorable, vendredi soir.

Les députés étaient saisis du PL 10679, qui, pour faire rapide, dans le but d'uniformiser (pouah...!) et d'autonomiser (re-pouah...!) la gouvernance des intitutions de droit public (SIG, AIG, HUG,...), consistait principalement à supprimer une part importante du contrôle politique sur celles-ci et à composer leurs conseils d'administration de technocrates cooptés plutôt que d'élus du peuple. (Plus de détails dans les 417 pages des rapports de la commision législative).

Le cocktail était donc parfait que le show du MCG se déroulât et l'on ne fut pas déçu:


Eric Stauffer a parfaitement tenu son rôle de bouffon en utilisant jusqu'à la corde toutes les astuces du règlement lui permettant de causer lorsque chacun souhaitait qu'il se tût et Mauro Poggia, en fin pince-sans-rire, alla jusqu'à proposer un bouleversement complet de l'ordre des articles pour qu'on traitât l'amendement qu'il jugeait le plus capital en premier. Comme il se doit, la tension monta, comme il se doit, quelques députés perdirent les nerfs (dont un PDC incapable de faire la différence entre le sens littéral et figuré qui alla jusqu'à demander du président qu'il fît arrêter le conducator du MCG), et diverses motions d'ordre aboutirent à un long monologue du président, ponctué de votes sans débat.

Tout le monde rentra content: Le MCG avait pu démontrer qu'on le muselait et la majorité passer son texte tel quel et aller se coucher avant l'aube...

Sauf que...

... pour une fois, une partie importante des amendements proposés par le MCG et leurs alliés de circonstance, le PS, auraient mérité un vrai débat. En effet, il est assez hallucinant de voir un parlement se démettre avec autant d'aveuglement de ses pouvoirs, surtout lorsque l'on connaît les abus auxquels peuvent conduire un trop forte autonomie des établissements de droit public (salaires indécents, hiérarchisation inutile, politique du personnel vexatoire,...).

Si l'on pouvait s'attendre à ce que la majorité de droite refuse par principe et sans réfléchir tous les amendements proposés par le PS et le MCG, l'attitude de la députation verte m'a semblé choquante. Non seulement, elle a systématiquement voté contre tous les amendements, même les plus modérés et, au fond, les plus logiques, mais surtout, une part importante de ses députés se sont conduits comme de vrais gamins, interrompant et raillant bruyamment les orateurs qui défendaient, parfois avec des arguments plus que convaincants, leur amendements. En revanche aucun Vert n'a osé prendre la parole pour défendre clairement son point de vue.

Décidément, il faut croire que se retrouver dans la majorité, quelles que soient ses idées, rend certains grossiers, intolérants et arrogants.

On remarquera d'ailleurs que le seul à avoir sans contestation possible enfreint le règlement du Grand Conseil, n'est pas E. Stauffer, mais bien C. Bavarel qu'on a connu bien mieux inspiré, lorsqu'il s'est lancé dans un piètre numéro de cabotinage s'adressant explicitement aux téléspectateurs de Léman Bleu, ce qui est proscrit par l'article 70, al.2.

Au milieu de ce marigot surnageaient vaillamment:
- Loly Bolay et Roger Deneys qui ont calmement défendu leurs points de vue, sans démagogie, en ne s'éloignant jamais du sujet traité.
- Pierre Losio, qui rêvait sans doute d'entamer sa présidence du Grand Conseil de façon plus sereine, mais qui a toujours compensé ses quelques lacunes techniques (juridiques et microphoniques...) par une volonté inflexible de traiter les députés de façon équitable, qui a osé remettre à l'ordre son propre groupe, qui a calmé son bureau qui devenait nerveux et a su, par une suspension de séance bien placée et une reprise ménageant un petit suspense, calmer le jeu.

Hommage à ces trois qui ont déjà un place au chaud sur mon prochain bulletin de vote !