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01/12/2011

Fenêtre n°1: Voyage à Nauru

Le printemps dernier, au cours d'un débat m'opposant à un député libéral, ce dernier m'avait sèchement rétorqué : "En matière d'écologie, je n'ai de leçon à recevoir de personne."

Ce refus d'échanger, ce refus de nourrir sa réflexion par les apports d'autrui est choquant. Comment oser prétendre ne rien avoir à apprendre lorsque nous sommes entourés de gens qui, par leur expérience, leur métier, leur pensée ont tant à nous dire ?Nauru.jpg

Personnellement, j'ai des leçons à recevoir de chacun et c'est pourquoi je consacre une part de mon temps à lire et à échanger sur les thèmes qui m'intéressent.

C'est pourquoi, je vous propose dès aujourd'hui une sorte de calendrier de l'Avent laïc. Chaque jour, une proposition de lecture, censée constituer une fenêtre ouverte sur le monde. Je vais essayer de répartir ces fenêtre sur le plus de façades, de sorte que les points de vue et les panoramas couverts soient aussi variés que possible.

Commençons avec Nauru, l'île dévastée (Luc Follier, La Découverte, 2010).


Après plus de 30 heures d'avion, on se retrouve sur cet îlot à mi-chemin entre les Philippines et Tahiti, lègèrement au sud de la ligne équatoriale. La chaleur humide est étouffante. Aucun palmier, aucune vahiné cependant. L'île est en faillite...
Et pourtant, il y a trente ans, l'argent regorgeait, les locaux vivaient dans une opulence consumériste telle que l'obésité et le diabète touchent la majorité de la population.
Fable non-fictionnelle sur notre rapport aux ressources naturelles, l'histoire de Nauru peut être lue comme un sémaphore clignotant: Nos modes de vie, notre consommation effrénée, notre désir de luxe et d'apparence ne sont pas durables...

Arx tarpeia Capitoli proxima !