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11/09/2016

Ne supprimez pas l'élection de nos maires !

Au menu des votations du 25 septembre, perdu au milieu d'objets bien plus importants et médiatisés, une modification de la Constitution mérite de retenir notre attention. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'introduire la possibilité de supprimer de l'élection des maires et de leurs adjoints.

Champignay.pngBien évidemment, il n'est pas question de renoncer aux élections des communes-villes, où la concurrence entre partis fait rage et les candidatures sont nombreuses. Non, la mesure ne concerne que les quelques communes rurales où les candidatures correspondent au nombre de sièges à pourvoir. Dans ce cas, la technocratie cantonale estime superflu de procéder à l'élection.

Par conséquent, il serait désormais possible d'avoir des maires qui, de législatures en législatures seraient reconduits sans aucun scrutin pendant 15, 20 ou 30 ans...

L'élection, même lorsque les candidats sont autant que les sièges, n'est pas un moment à prendre à la légère. A cette occasion, la population transmet une part de pouvoir et de responsabilité aux élus... ou non, quel que soit le nombre de candidats. Ainsi, un maire élu à 90% des voix aura plus de légitimité et de marge de manœuvre que son collègue élu à 60%... sans compter les malheureux qui ne parviennent pas à réunir une majorité absolue sur leur nom, quand bien même il n'y a pas d'adversaires, cas qui s'est tout de même présenté dans quatre communes en 2015 !

On est plutôt consterné du manque de considération du Conseil d'État pour la vie politique communale et de son manque de connaissance des réalités du terrain.Dans combien de villages, le candidat de traverse - qui doit déjà, aujourd'hui s'armer de courage pour affronter les notables en place - sera accusé de dilapider l'argent public en contraignant l'État à une élection supplémentaire ? (Argument soit dit en passant peu convaincant, l'élection du conseil municipal ayant lieu le même jour, l'organisation de celle de l'exécutif ne génère presque aucun coût ! )

L'élection, c'est aussi pour les communiers, l'occasion de découvrir le nom de leurs autorités et d'établir un contact avec elles. Cela paraît anodin, c'est en fait très important, car, si l'on peut regretter le manque de vigueur de la vie politique locale, on ne la vivifiera pas en supprimant les occasions de contact entre la population et ses élus (terme qu'il faudra d'ailleurs modifier ?)

Solon, lorsqu'il eut posé les bases de la démocratie athénienne décida de quitter la ville pour au moins 10 ans, pour que le système puisse être éprouvé avant de songer à le modifier. Nous aimerions que François Longchamp, certes un peu désoeuvré, ait la même sagesse et ne propose pas des mesures à l'emporte-pièce, à peine 3 ans après son entrée en vigueur !

Votons donc, sans hésiter NON à la loi 11757 qui rend possible la suppression de l'élection de nos maires !

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03/03/2016

Amis vaudois, soutenez vos PME et votez NON à la RIE III !

Il arrive parfois que le résultat d'un scrutin ait des conséquences bien au-delà des frontières du territoire considéré. Sans atteindre l'importance de l'élection présidentielle américaine, le vote vaudois sur la RIE III aura des répercussions sur toute la Romandie... puisque le taux vaudois servira de référence aux débats qui s'amorcent dans les autres cantons, en particulier à Genève.

Car il ne s'agit ni plus ni moins de diminuer la facture fiscale des entreprises les plus florissantes de plusieurs centaines de millions de francs, et donc d'assécher d'autant les finances publiques... sans pour autant donner le moindre coup de pouce aux entreprises qui en auraient besoin, bien au contraire.

Et là, on est frappé par le double discours des milieux patronaux qui, tout en pleurnichant sur les difficultés à maintenir les PME à flot, luttent avec acharnement pour une baisse des impôts sur le bénéfice. Or, du bénéfice, une entreprise en difficulté n'en fait aucun, ou si peu que le taux d'impôt lui importe peu. On peut d'ailleurs remarquer que le mot "bénéfice" n'apparaît qu'une fois dans les explications officielles de l'Etat, qui préfère un prude "taux d'imposition des entreprises" particulièrement dissimulateur.

Car, en bonne logique économique, on doit demander que le bénéfice d'une entreprise - qui n'est en fait rien d'autre qu'une ponction sur ses employés ou sur ses clients - soit taxé à une hauteur élevée, bien plus que le revenu des personnes physiques.

Le plus étonnant, c'est que la contrepartie à ces cadeaux faits aux entreprises largement bénéficiaires sont compensés par quelques mesures sociales, certes intéressantes, mais surtout financées par les cotisations sociales des entreprises.

Autrement dit, du point de vue d'un entrepreneur, plus vous avez de personnel et mieux vous le payez, plus la réforme vous coûtera cher. En revanche si vous voulez bénéficier de la réforme, baissez vos charges de personnel (licenciements, baisses salariales ?) et gonflez vos factures !

Amis vaudois, aidez vos PME, soutenez vos familles, augmentez les allocations familiales, mais, surtout, NE VOTEZ PAS LA RIE III !

 

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15/02/2015

Supprimons la TVA et taxons les énergies sales !

Convaincus par ma dernière note de la pertinence d'abolir la TVA, vous vous demandez, en vue de la votation du 8 mars prochain, si son remplacement par une taxe sur les énergies sales* est vraiment une bonne idée...

De prime abord, il s'agit d'une solution de facilité, destiné à réduire un comportement jugé nuisible, tout en remplissant les caisses de l'État, comme on le fait avec l'alcool ou le tabac. On peut même relever que les deux buts semblent contradictoires, puisque l'État compte sur les ressources générées par un comportement qu'il souhaite voir diminuer. En l'occurrence, le projet est bien plus pertinent et nettement mieux construit.


Une taxe nécessaire pour promouvoir les énergies durables.

La taxe instaurée n'aura pas pour seul effet de réduire l'attrait des énergies sales, elle s'avère en fait indispensable pour promouvoir les énergies renouvelables. Ces derniers temps, la chute du prix du pétrole a donné un terrifiant coup d'arrêt aux projets durables (et même à la volonté de moins gaspiller). Car, sans être économiste, on comprend facilement que des panneaux solaires ou de la biomasse produisent une énergie à un coût donné - relativement faible d'ailleurs - et qu'ils ne peuvent faire leur place sur le marché avec un baril à 50$, lors même qu'elles seraient parfaitement concurrentielles si ce même baril coûtait 120 ou 150$.

Or, chacun sait que la baisse des prix pétroliers est liée à des choix politiques des États-Unis, qui ont décidé de pomper dans leurs schistes les dernières gouttes de pétrole qui leur restent, et des Russes et des Saoudiens, qui inondent sciemment le marché de pétrole pour conserver leur rôle stratégique. On sait que cette politique ne tiendra que les quelques années que ces pays pourront extraire autant de pétrole et que, le fameux "pic de pétrole" étant à peu près atteint, la production ne pourra que décliner. C'est d'ailleurs déjà le cas au Brésil, que l'on annonçait pourtant commeamericaovercars.jpg un futur géant du pétrole...

Sans même considérer les atteintes à l'environnement, on peut en conclure qu'il est infiniment plus durable d'anticiper un prix élevé (mais très faible en comparaison historique !) de l'énergie, plutôt que de se laisser bercer par un prix du baril déraisonnablement bas.

Autrement dit, le problème énergétique que nous devons affronter n'est pas de savoir quel est son prix demain, mais quel délai il nous reste pour revenir au tout renouvelable (ou presque), sans causer de dommages à notre population et à notre économie.

Dans ce sens, la taxe est un outil capital d'anticipation. Puisque l'on sait que l'énergie sera chère, autant orchestrer progressivement la croissance de son coût pour inciter les acteurs aux meilleures pratiques, qu'il s'agisse d'économiser ou d'investir dans la production d'énergie renouvelable. C'est à peu près ce mécanisme que proposaient Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean dans Le plein, s'il vous plaît, il y a neuf ans.

Un paradoxe pas si gênant que cela...

Pour traiter le paradoxe consistant à taxer ce qu'on souhaite voir disparaître, il faut anticiper les scénarios possibles, en cas d'acceptation. En gros, il y a deux possibilités:

- Scénario 1 - une diminution faible de la consommation, tendant vers un point d'équilibre: La taxe s’avérant relativement modeste - rappelons que, contrairement à ce qu'affirme la propagande des opposants, le litre d'essence passerait à 2.70 - 3 francs - et les besoins en énergie étant peu compressibles, la consommation globale diminuerait relativement lentement pour atteindre un point d'équilibre. Grâce au mécanisme proposé par l'initiative et à la taxation de l'énergie grise des importations, les revenus de l'État seraient assurés et la taxe augmenterait légèrement jusqu'au moment où l'équilibre serait atteint. Dans ce scénario, les ménages économiseraient des milliers de francs grâce à l'abolition de la TVA et pourraient, en évitant le gaspillage, ne payer que peu de taxe sur l'énergie. Évidemment, la boîte en alu risquerait de coûter plus que le soda qu'elle contient et peu de gens continueraient à faire Genève-Zurich au volant. Qui oserait s'en plaindre ?

- Scénario 2 - une diminution forte de la consommation. On peut aussi imaginer que la taxe soit suffisamment dissuasive pour inciter rapidement les acteurs à renoncer au gaspillage et à investir dans les énergies renouvelables. Dans ce cas, la taxe prendrait rapidement l'ascenseur et dissuaderait d'autant plus la consommation d'énergie sale. On pourrait arriver à un point où le coût du non-renouvelable serait tellement élevé qu'il dissuaderait n'importe qui et que donc la taxe ne produise plus aucun rendement. Même si ce scénario n'est pas pour demain, il faut pouvoir l'anticiper - et se réjouir de l'efficacité inespérée d'une pareille mesure ! Il est évident que, dans ce cas, il faudra trouver d'autres ressources pour assurer l'action publique d'un État qui aura fait un pas de géant dans le XXIe siècle !

 On le voit, quel que soit le scénario, il ne peut qu'être profitable à la qualité de vie des résidents de notre pays !

Votons donc sans hésiter l'abolition de la TVA et son remplacement par une taxe sur les énergies sales !

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* Le texte mis au voix le 8 mars propose une taxe sur les énergies non-renouvelable, d'origine fossile (pétrole, gaz, charbon...) ou nucléaire.

03/03/2013

Votations: vers une guerre des générations ?

À bien observer les résultats de ce dimanche, au-delà des satisfactions et des déceptions, dans ce fatras a priori peu cohérent, on distingue un fil rouge un peu inquiétant...

Car de l'initiative sur les TPG à l'arrêté sur les familles, en passant par la LCPEG, tous ces résultats sont autant de victoires des générations majoritaires - celles nées entre 1950 et 1970, sur les suivantes, notamment celles nées après 1990.

Le cas des TPG est emblématique, où par "erreur", les initiants ont raccourci de 7 ans la période "junior" et renchéri ainsi les abonnements des 18-25 ans. Sans volonté de leur nuire, sans doute, mais avec un mépris assez troublant pour cette jeunesse que chacun prétend placer au centre de ses préoccupations politiques.

Idem pour la LCPEG où, dans un contexte de calendrier tendu et de négociations malmenées, nous avons fini par accepter une loi qui, au nom de la préservation des acquis, fait objectivement passer deux fois à la caisse les générations en début de carrière (et les futurs employés), tout cela pour assurer la retraite promise à ceux quien ont atteint l'âge ou en sont sur le point.

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Quant à l'arrêté sur la politique familiale, nul besoin de préciser à quel point le mépris pour les jeunes couples sourd de ce rejet.

L'analyse classique affirme que les jeunes votent moins que les quinquagénaires et sexagénaires, ce qui explique le conservatisme trop souvent observé dans les votes. Certes, mais on omet souvent de rappeler que les tranches d'âge n'ont pas toutes le même effectif, et que, à participation égale, les jeunes seraient de toute façon défavorisés.

Or, il arrivera nécessairement un jour où ces générations se rendront compte que l'image d'Epinal des retraités nécessiteux, si elle n'a pas disparu, n'est plus généralisable, et que ce sont bien souvent ceux qui entrent sur le marché du travail ou les jeunes familles monoparentales qui connaissent les plus grandes difficultés financières.

Car, aujourd'hui, une part importante des nouveaux retraités bénéficie de revenus supérieurs à leurs enfants. Si la tendance observée ce week-end se confirme, l'on risque bientôt d'accuser les baby-boomers d'avoir cueilli les fruits d'une croissance aussi éphémère qu'addictive et d'avoir laissé un verger vide (d'argent comme de ressources naturelles) à leurs enfants.

Cette guerre des générations n'est à souhaiter ni aux uns ni aux autres (ni même à ceux qui, comme moi, sont entre deux âges...). Mais pour l'éviter, il est nécessaire que les plus de 40 ans, nourris au lait de l'individualisme psychologisant des années 60-70 et à celui de l'individualisme des requins des années 80, acceptent de partager, sans crainte, ce qui reste de l'opulence de notre pays, avec les générations suivantes.

Car, il ne faut pas s'y tromper, rares sont les électeurs (j'ai bien écrit "électeurs" et non "habitants") de ce pays qui craignent vraiment la misère. Non, ceux qui ont refusé l'article sur la famille ou exigé une baisse de 50 centimes de leur billet TPG sont pour la plupart plus effrayé par l'idée de devoir n'aller à Majorque ou à St-Domingue qu'une année sur deux ou de devoir renoncer à la peinture métallisée pour la voiture de madame, que de devoir finir leur mois sans rien dans le garde-manger.

27/01/2013

Pince-mi et Pince-moi sont dans une caisse de pension...

Une pincette, voilà le prosaïque ustensile que j'associe spince-a-linge.jpgpontanément à la campagne sur la nouvelle caisse de pension de l'État. Après plusieurs mois de débats, suite à l'absurde modification de la LPP de décembre 2010, après un référendum attisant les divisions syndicales, il faudra bien nous prononcer sur cette loi. De mon côté, ce sera un OUI résigné et frustré. Frustré de ne pas avoir à me prononcer sur les vraies questions portant sur notre système de retraite et frustré d'assister une fois de plus à un déchirement des forces progressistes causé par une droite qui risque une fois de plus de se mettre en retrait de la campagne. D'où la pincette...

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11/03/2012

Le blues des promoteurs

Les soirs de votations, pour ceux qui partagent mes idées, sont trop souvent l'occasion de déprimes misanthropiques. C'est pourquoi, plutôt que de me désoler sur la couardise de mes concitoyens (refuser un peu de vacances dans le pays le plus riche d'Europe ! voir la violence politique là où elle n'est pas !), je picore avec ravissement les quelques miettes de satisfaction que me laissent les électeurs.

Et là, il faut convenir que nous sommes servis. D'un coup, deux textes que les bétonneurs croyaient dans la poche se sont retournés contre eux.

On a beaucoup glosé sur l'acceptation inattendue de l'initiative Weber, on a bien moins parlé du refus de celle sur l'épargne-logement, dont les conséquences auraient pu être gravissimes pour l'équilibre des finances publiques, puisqu'il s'agissait globalement de piquer de l'argent dans les caisses publiques pour le mettre dans la poche des milieux immobiliers, en la faisant transiter par celle des propriétaires.

Que peut-on en conclure de réjouissant ?

  • La population suisse prend progressivement conscience de la valeur de son sol et de son paysage. Elle est prête à l'utiliser, elle ne veut plus le dilapider. Cela est aussi perceptible en Valais où, malgré un campagne politique digne de celle de Poutine, plus du quart des citoyens ont accepté l'initiative. C'est un score remarquable dans un canton où plusieurs amis m'ont confié ne pas oser dire publiquement qu'ils allaient voter oui...

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  • La population suisse réalise que les modèles de construction imposés par la droite ne sont pas à même de résorber la crise du logement. Rappelons-le, la pénurie de logements concerne essentiellement les logements abordables. Le modèle du "tout-privé" consiste à utiliser des surfaces énormes pour satisfaire une minorité et laisser une majorité à la merci de propriétaires sans scrupules qui organisent la pénurie. Symptômatiquement, ce sont les cantons romands - qui ne sont par encore sortis du modèle "propriétaire ou locataire"- qui ont accepté le texte. Les cantons alémaniques, où la proportion de coopératives est bien plus élevée l'ont refusé, car ils savent bien que c'est ce mode de logement (sur terrain public, géré de façon coopérative ou associative) qui constitue la vraie solution sociale, économique et écologique au problème du logement.
  • On trouvera tous les défauts particuliers que l'on voudra à l'initiative Weber. Il n'empêche qu'elle nous a contraints à nous poser la question de notre rapport à la résidence secondaire... et qu'elle a même poussé la Tribune à investiguer dans notre canton, pour arriver à un résultat inattendu et estomaquant: A Genève, un logement genevois sur 9 (et sans doute pas le plus modeste...) est une résidence secondaire. Il y aurait donc plus de 20'000 "lits froids" dans notre canton... Qu'attend-on pour réfléchir aux moyens de faire baisser ce chiffre aberrant ? Sur ce point, on se réjouit de prendre connaissance de la position des lobbyistes du béton regroupés dans le collectif "Urgence-logements" fondé l'année dernière pour faire avaler le déclassement des Cherpines...

27/11/2011

Bande d'hypocrites !

Hier, la Tribune et le président de l'association "Partage" se réjouissaient du succès du traditionnel "Samedi du Partage". 84 tonnes de marchandises ont été offertes par les généreux donateurs (parmi lesquels le soussigné). C'est nettement plus que l'année passée, réjouissons-nous de l'altruisme de nos concitoyen-ne-s !

Aujourd'hui, les Genevois-e-s (en plus de refuser le principe d'un rémunération permettant aux travailleurs de vivre et d'accepter une loi pénalisant les plus précarisé-e-s) suppriment le peu qu'il restait du droit des pauvres. L'Hospice général et d'autres institutions d'aide sociale viennent de perdre 15'000'000.- par la seule faute de l'avidité des kiosquiers, relayée par les partis de droite et leur électorat.

84 tonnes de marchandises, cela correspond au maximum à 500'000 francs. La conclusion qui s'impose est simple: Si à Marseille on mélange une part de Pastis avec 5 parts d'eau, à Genève on dilue une part de générosité dans 30 parts de cupidité !

Bande d'hypocrites !

 

22/11/2011

Votons NON à l'exécution du droit des pauvres !

Décidément, personne ne semble s'intéresser à l'exécution programmée du peu qu'il reste du droit des pauvres, samedi prochain. On a bien quelques affichettes mensongères de kiosquiers avides de revenus à l'heure où le tabac et le chocolat industriel ne se vendent guère mieux que les sacs à pub que sont devenus la plupart des journaux et magazines...

Du côté des pauvres... personne. Sans doute faut-il comprendre qu'ils n'ont pas les moyens pour mener campagne. Sans doute les partis censés les soutenir sont épuisés par les différentes campagnes de cet automne et plus intéressés à militer sur le champ des initiatives et référendum qu'ils ont lancés.

Ma note de l'autre jour étant à ma connaissance le seul document public et argumenté appelant à voter NON à la suppression du droit des pauvres (à part les deux paragraphes de la page 18 de la brochure officielle), je me permets de demander aux lecteurs de me contredire, en me démontrant que je ne suis pas seul à m'élever contre la suppression de cet impôt.

Car enfin, ce sont tout de même 15'200'000.- qui disparaîtront dans la poche des kiosquiers (ou des joueurs...), 15'200'000.- qui étaient entièrement redistribués à des institutions d'aide sociale genevoises. Personne ne sait comment ce trou sera comblé (fiscalité, baisse de prestation ?) alors que personne n'imagine que le demande de prestations sociales diminuera au cours des prochaines années...

A moins de vouloir faire plaisir à votre vendeur de nicotine (ou plus précisément à la multinationale propriétaire de la plupart des kiosques genevois), il n'y a aucune bonne raison de voter cette abolition !


Votons tous NON à l'exécution du droit des pauvres, dimanche prochain !