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ecologie - Page 2

  • Pour que dure "La Revue Durable"

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    Parmi mes petits bonheurs récurrents, celui de découvrir à chaque début de saison La Revue Durable dans ma boîte aux lettres n'est pas des moindres. Il y a 9 ans, Susana Jourdan et Jacques Milenowicz faisaient le pari plutôt risqué de lancer un revue traitant sérieusement d'écologie en Suisse.

    rd.jpgAujourd'hui, ce duo est demeure à la barre d'une revue qui a nettement gagné en maturité. Au début sans doute trop séduite par les aspects techniques de la protection de l'environnement (comme en témoigne son titre un peu désuet à l'heure où les mouvements de défense de l'environnement sont de plus en plus critiques face au concept de développement durable), la rédaction s'est petit à petit intéressée aux enjeux politiques, philosophiques et éthiques de l'écologie et s'est éloignée des adeptes du greenwashing qui utilisent l'environnement comme un vulgaire fonds de commerce électoral ou économique.

    Dans chaque numéro, un thème est traité par des invités aux compétences incontestables, dont les articles sont généralement des exemples de vulgarisation de bon niveau, toujours agrémentés d'une bibliographie utile et pertinente. Un long entretien avec un interlocuteur le plus souvent passionnant et une série de brèves (sans grande distance critique malheureusement) complètent le dossier.

    Pour agrémenter le tout, un iconographie de grande qualité, des dessins de Tirabosco et des infographies de mieux en mieux réussies.

    Le pari est d'autant plus audacieux que la revue souhaite dépasser les enjeux romands et s'adresser à toute la francophonie, sans pour autant renoncer à son ancrage suisse. Pari le plus souvent réussi, puisque les dossiers confrontent fréquemment des réalités suisses, françaises et étrangères.

    Paradoxalement, c'est au moment où elle atteint ce niveau de qualité que La Revue Durable connaît des soucis de trésorerie. La concurrence plus ou moins déloyale de magazines surfant sur la vague bio et le franc fort (30'000.- de pertes en 2011...) font que les recettes diminuent et que la rédaction songe malheureusement à étendre ses espaces publicitaires limités aujourd'hui à 2 pages (sur 70) et à des annonceurs dans la ligne de la rédaction.

    Il est important pour l'écologie en Suisse que La Revue Durable maintienne sa qualité et son niveau d'indépendance. Et, pour cela, il lui faut des abonnés... Si vous l'êtes déjà, n'hésitez pas à abonner vos proches (Que voilà un joli cadeau de Noël qui vous évitera d'hésiter entre une anthologie de Bigard et un ramasse-miette électrique) et si vous vous entez l'âme citoyenne, n'hésitez pas à proposer à la bibliothèque de votre quartier de souscrire à un abonnement !

     

  • Plan directeur cantonal 2030: Laisse béton ?

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    Lundi soir, la population du quart sud-ouest du canton, désormais technocratiquement nommé "Rhône-Arve", était invitée à la présePD_Satigny.jpgntation du projet de Plan Directeur Cantonal 2030, mis en consultation jusqu'au 8 juillet.

    Quelques minutes avant 19h00, une foule impressionnante se pressait dans la salle communale du Grand-Lancy, dont, (prémonitoirement ?) l'aménagement était laissée au libre arbitre de chacun, invité à se saisir d'une chaise et à la placer à l'endroit qu'il jugeait le plus adéquat.

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  • Cherpines: Quand l'Etat cite Robert Hainard

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    delaire.jpgLe hasard collisionnant parfois les évènements, j'ai participé ce matin à une demi-journée d'études du groupe des enseignants de géographie du Cycle d'Orientation (car tel est mon métier).

    Sujet: La renaturation de l'Aire.

    Nous avons donc assisté à un exposé fort bien conçu, suivi d'une visite sur le terrain. Notre guide, employé de l'Etat au "Domaine Nature et Paysage" a pu nous expliquer les ravages de l'imperméabilisation des sols dans les zones alluviales (cause par exemple des inondations de Lully en 2002), l'affleurement de la nappe phréatique dans la Plaine de l'Aire, rendant impossible la construction en sous-sol et le caractère dévastateur de l'agriculture productiviste et/ou hors sol. En effet, les intrants chimiques se retrouvent dans la rivière en proportion d'autant plus grande que les précipitations sont faibles. Ces jours-ci, c'est la catastrophe !

    Ayant pourtant décidé de ne pas parler de notre campagne lors de cette formation, ce sont mes collègues qui ont naturellement fait le lien entre ces informations et les aberrations des promoteurs du déclassement en termes de préservation des ressources et de gestion des risques.

    J'en tire la démonstration que, du côté du Département du Territoire, on n'a pas nécessairement le même avis que celui des élites du DCTI (Je parle à dessein d'élites, car les employés de la DGAT sont nombreux à soutenir notre démarche). D'un côté, l'on a un Conseiller d'Etat et un département qui fait aHainard.pnglliance objective avec les promoteurs immobiliers (Le terme scandaleusement manipulateur d' "éco-quartier" apparaît par exemple également dans la brochure électorale), de l'autre, des scientifiques et des ingénieurs, qui, confrontés à la réalité de la nature, ont compris que les hectares ne se valent pas, de même que les modèles agricoles.

    De par sa nature (qualité des terres, nappe phréatique, risques d'inondation, relief), la Plaine de l'Aire est destinée au maraîchage et non au bétonnage ! Il faut en évacuer les industriels de l'agriculture qui souillent l'environnement en produisant des fraises et des tomates hors-sol ou du gazon et proposer ces terres libérées aux vrais paysans sans terre qui rêvent de développer une agriculture biologique de proximité. Rêve partagé par les milliers de Genevois-es qui s'accumulent sur les listes d'attente des trop rares initiatives de ce type qui trouvent un terrain à cultiver.

    Pour finir, je ne peux m'empêcher de citer la phrase de Robert Hainard, que les rédacteurs de la "fiche-rivière: L'Aire", (éditée par l'Etat) ont placée en regard d'une photo légendée "L'Aire libre (1922)". Je laisse à l'appréciation de chacun de juger de sa résonance avec les enjeux des Cherpines.

    "J'ai l'infini à ma portée, je le vois, je le sens, je le touche, je m'en nourris et je sais que je ne pourrai jamais l'épuiser. Et je comprends mon irrésistible révolte lorsque je vois supprimer la nature: on me tue mon infini."

    Merci Robert Hainard ! Vivent les légumes libres ! NON au bétonnage de la Plaine de l'Aire !

  • Voter NON aux Cherpines: une cure de désintoxication !

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    Après avoir perdu toute crédibilité en faisant la promotion, qui d'une patinoire de 10'000 places, qui d'un faux "éco-quartier", les bétonneurs des Cherpines entament le dernier round argumentatif contre les référendaires d'une étrange façon: Le tronçon de la Plaine de l'Aire concerné par le vote ne représenterait qu'une petite part de la zone agricole genevoise.logotypeWEB.jpg

    On a ainsi eu coup sur coup:

    - Un conseiller d'Etat affirmant en débat public que le tronçon au-delà de l'autoroute ne serait pas rendu déclassable dans le prochain Plan Directeur.

    - Un conseiller administratif plan-les-ouatien se lançant dans une périlleuse querelle de chiffre, qui affirme que la zone déclassée ne représente que 15% d'une Plaine de l'Aire dans laquelle il inclut manifestement une bonne partie de la Champagne ou, qui sait ?, le Signal de Bernex.

    - Une lettre de lecteur dans Le Courrier d'aujourd'hui, signée par un certain Steve Bernard, qui a l'humilité de ne pas mentionner qu'il est le directeur de la fondation "Genève Place Financière", ses amis banquiers n'ayant sans doute aucun intérêt dans l'éventuel bétonnage des Cherpines. (Si vous n'êtes pas abonné au Courrier, achetez-le, vous aurez ainsi l'occasion de lire l'excellente lettre de L. Luisoni, qui, lui, a l'honnêté d'indiquer qu'il est ingénieur-agronome EPFZ)

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  • Cherpines: Avant de voter, venez voir la Plaine de l'Aire !

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    La campagne contre le déclaaP1010994.pngssement des Cherpines bat son plein. Les arguments, soigneusement dissimulés dans un océan de mauvaise foi et de coups bas, s'échangent par médias interposés. Si cela est perceptible depuis quelques semaines, le comité référendaire travaille sur la question depuis plus d'une année et demi.

    Tout cela pour dire que je commence à me lasser des débats et que je compte profiter de cette note pour illustrer un des arguments qui me touchent le plus: La Plaine de l'Aire est belle. La campagne genevoise est belle.

    Quittez votre écran d'ordinateur, profitez du beau temps et, avant de voter, venez vous balader, à pied ou à vélo, aux Cherpines, discutez avec les vrais paysans, offrez un tour à dos de poney à vos enfants !

    Et vous serez alors convaincus qu'une des plus grandes richesses de Genève, c'est d'avoir, jusqu'à maintenant, maintenu un équilibre entre une ville de taille raisonnable et une campagne préservée et accessible. En instrumentalisant la crise du logement, en mentant éhontément, c'est cet équilibre que Mark Muller et ses copains de la Chambre Immobilière veulent attaquer. Et c'est pourquoi, nous, vous et (espérons-le) une majorité des Genevois-es voteront NON le 15 mai prochain au déclassement des Cherpines!

    Pour tenter d'illustrer cela, quelques photos prises ce matin:

    aP1020002.pngaP1020004.pngaP1020007.pngaP1010998.png

  • Cherpines: Le rouleau-compresseur des bétonneurs connaît des ratés

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    Le double discours de la Chambre Immobilière et les mensonges véhiculés par ses affiches et son site Internet (voir la plainte du WWF) leur ayant fait perdre le peu de crédit qu'elle avait encore auprès de la population, les bétonneurs dlogotypeWEB.jpges Cherpines, manifestement à cours d'argument sérieux, semblent envoyer au front leur équipe B.

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  • Cherpines: La Migros soutient l'agriculture de proximité dans la Plaine de l'Aire

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    Délicieuse surprise hier matin, en m'engageant sur le chemin de la Mère-Voie, à l'orée de la zone menacée de déclassement: Deux immenses publicités de la MIGdelaire.jpgROS vantant l'agriculture de proximité. Comme chacun le constatera, les photos ont été prises sur les terres alluviales de la Plaine de l'Aire !

    Certes, pas de mot d'ordre explicite du géant orange qui se tient à son habituelle neutralité politique, mais un clin d'oeil appuyé (et financièrement important, au vu du prix de l'affichage) aux agriculteurs de proximité qui défendent leur activité sur les meilleures terres du canton.

    Au nom du comité référendaire, je remercie donc le distributeur alimentaire de son généreux geste en faveur du maintien de l'activité agricole dans notre canton !

    Migros1.jpg

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  • Le déclassement des Cherpines n'aurait aucun impact sur la crise du logement !

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    Un mensonge répété cent, mille, dix mille fois ne se transforme pas pour autant en vérité ! La petite fille racologotypeWEB.jpglant sur les bus pour le compte des bétonneurs de la Chambre Immobilière a beau essayer de nous faire croire que le déclassement des Cherpines servirait à résoudre (ou amenuiser) la crise du logement, son message sonne faux.

    Quelques éléments très simples permettant de démontrer que, au contraire, le déclassement serait un pas de plus dans la fuite en avant qui alimente la crise du logement !

     

    Voici de quoi vous convaincre, au-delà des arguments en faveur de l'environnement et de l'agriculture qui sont au coeur de notre campagne, de voter NON au déclassement des Cherpines le 15 mai prochain.

    Pour des informations plus générales: www.plainedelaire.ch

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